Comment savoir si mon enfant a une neuroatypie ?
Comment savoir si
mon enfant a une neuroatypie ?
Neuroatypie : et si votre enfant ne faisait pas exprès ?
Pas exprès de :
- se mettre en colère si vite,
- ne pas écouter,
- d’être maladroit,
- d’exploser à la maison après avoir tenu toute la journée à l’école…
Beaucoup de parents arrivent à un moment où ils se disent :
« Je sens bien que quelque chose est plus difficile pour lui ou pour elle… mais je ne sais pas si je m’inquiète pour rien ou s’il faudrait creuser davantage. »
Et si vous vous posez cette question, vous n’êtes pas seul(e).
Dans mon accompagnement parental, je rencontre souvent des parents qui s’interrogent à un moment du développement de leur enfant.
On leur dit parfois :
- « Ça va passer. »
- « Chaque enfant a son rythme. »
- « Il est juste un peu sensible / un peu agité. »
Et parfois… c’est vrai.
Mais parfois aussi, ces signaux peuvent indiquer “un fonctionnement neurologique qui diffère de la norme”, soit une neuroatypie selon le dictionnaire Le Petit Robert.
Par exemple, une maman me disait récemment :
« À l’école, on avait des bons retours concernant le comportement et les apprentissages de la part de la maîtresse… mais dès que mon fils passait le portail, il explosait et nos soirées étaint très compliquées. On pensait que c’était un problème d’éducation. Jusqu’au moment où on a compris qu’il faisait des efforts immenses toute la journée pour s’adapter. »
⚠️ Un article (et donc celui-ci ) ne permet pas de poser un diagnostic.
En effet, les neuroatypies sont évaluées à travers des bilans pluridisciplinaires réalisés par des professionnels formés.
👉 Cependant, il y a aussi une réalité importante :
les parents sont souvent les premiers à percevoir que quelque chose mérite d’être exploré.
Et si vous vous posez la question, c’est probablement qu’une partie de vous a déjà remarqué quelque chose.
Quand se poser la question d’une neuroatypie ?
Tout d’abord, voici quelques questions qui peuvent aider à faire le point :
- Vous sentez-vous dépassé(e) par certaines situations avec votre enfant ?
- Votre enfant vous semble-t-il plus en difficulté que les autres enfants de son âge ? ou au contraire, vous percevez plus de facilités par rapport aux autres ?
- Avez-vous remarqué que certains comportements s’aggravent, stagnent ou persistent dans le temps ?
- Avez-vous l’impression que votre enfant ne trouve pas sa place à l’école ou dans la famille ?
- Avez-vous l’impression que les stratégies éducatives actuelles ne fonctionnent plus ?
- Vous sentez-vous épuisé(e) par l’accompagnement de votre enfant ?
- Recevez-vous régulièrement des remarques ou jugements sur son comportement ?
- Votre enfant exprime-t-il un mal-être ?
- L’école vous a-t-elle alertés sur des difficultés ?
👉 Si vous avez répondu oui à une seule de ces questions, cela peut être utile d’échanger avec une professionnelle ou un professionnel.
L’idée n’est pas de “coller une étiquette”, mais de
- mieux comprendre votre enfant
- adapter l’accompagnement
- explorer plus en profondeur son mode de fonctionnement.
Quels domaines observer chez son enfant si l’on suspecte une neuroatypie ?
Ensuite, des signes peuvent apparaître dans différents domaines du développement et peuvent également vous aider à prendre une décision :
⚠️ La présence de certains de ces signes ne signifie pas forcément qu’un enfant est neuroatypique.
Assurément, beaucoup d’enfants peuvent en présenter ponctuellement.
Ce qui peut amener à consulter, c’est plutôt leur intensité, leur fréquence, leur persistance dans le temps et l’impact sur le quotidien de l’enfant ou de la famille.
🗣️Langage et communication
- retard d’apparition du langage
- soucis de prononciation
- difficulté à comprendre certaines consignes
- difficulté à comprendre l’implicite…
👥 Relations avec les autres enfants
- suit le jeu des autres ou au contraire veut tout diriger
- préfère les petits groupes
- peut être rejeté du groupe
- joue plus facilement avec des enfants plus grands ou plus jeunes…
🎯Intérêts spécifiques
- passions très intenses
- centres d’intérêt très ciblés
- besoin de tout savoir sur un sujet précis avant de passer à autre chose…
😡Comportement et émotions
Certains enfants peuvent aussi présenter :
- des comportements agressifs (envers eux-mêmes ou les autres)
- des difficultés à identifier ou exprimer leurs émotions
- des crises fréquentes ou intenses…
📚 Apprentissage scolaire
On peut parfois observer :
- des difficultés d’attention
- de la lenteur dans les apprentissages
- un manque de motivation
- un retard dans certains apprentissages…
👂Sensorialité
Certains enfants ont une hypersensibilité ou une hyposensibilité sensorielle :
- bruit
- lumière
- textures
- odeurs
- sensations corporelles
Autres domaines parfois concernés :
😴 Sommeil
- difficultés d’endormissement
- réveils nocturnes fréquents…
🍽️ Alimentation
- sélectivité alimentaire
- difficulté avec certaines textures
- lenteur dans les repas…
🏃 Motricité
- chute souvent
- gestes difficiles à apprendre
- écriture compliquée
- habillage difficile…
🚽 Continence
- rejet de la couche sale
- refus d’aller sur le pot
- ne fait que dans certains contextes..
🧒 Tonus musculaire
- enfant très mou
- ou au contraire très tonique
Qu’est-ce qu’une neuroatypie ?
Une neuroatypie est présente dès la naissance et regroupe des fonctionnements cérébraux qui diffèrent de ce que l’on considère comme « typique ». On distingue les Troubles du NeuroDéveloppement des autres profils.
📌 Les Troubles du NeuroDéveloppement (TND), qui relèvent d’un diagnostic :
- Troubles spécifiques des apprentissages : dyslexie (en lecture), dysorthographie (en orthographe), dyscalculie (en maths)
- Troubles de la communication : dysphasie (langage, parole, fluence, pragmatique..)
- Troubles du Spectre Autistique (TSA)
- Troubles du Déficit de l’Attention avec/sans Hyperactivité (TDAH) et Trouble Oppositionnel avec Provocation (TOP)
- Troubles Moteurs : troubles moteurs ou vocaux, trouble développemental de la coordination (dyspraxie), le syndrome Gilles de la Tourette et les TIC.
- Troubles du Développement Intellectuel (TDI)
Dans le cas des TND :
- les difficultés sont fréquentes et intenses
- on observe souvent une hétérogénéité des compétences (un enfant peut être très performant dans certains domaines et en difficulté dans d’autres.)
Les manifestations peuvent aussi varier selon l’environnement :
- facteurs de stress
- adaptation de l’environnement
- compréhension de l’entourage
📌 D’autres profils relèvent plutôt d’une identification
- Haut Potentiel Intellectuel (HPI) : QI > ou = 130
- Haute sensibilité/Hyper sensibilité : beaucoup de recherches sont encore en cours pour faire la part de ce qui relève de l’inné ou de l’acquis.
Ces neuroatypies ne sont pas censés entraîner de souffrance au quotidien, mais peuvent parfois nécessiter un accompagnement. En cas de souffrance, il est important de poursuivre l’exploration du mode de fonctionnement.
Peut-être que vous vous êtes reconnue en lisant cet article
Peut-être que certaines situations vous parlent.
Eventuellement, vous hésitez encore : “Est-ce que je m’inquiète pour rien… ou est-ce que ça vaudrait la peine d’en parler avec quelqu’un ?
Besoin d’y voir plus clair pour votre enfant ?
Parfois, le plus difficile n’est pas d’obtenir un diagnostic.
C’est déjà de mettre des mots sur ce que l’on observe au quotidien et de savoir par où commencer.
En effet, certains enfants compensent longtemps.
Ils tiennent… s’adaptent… jusqu’au moment où l’épuisement apparaît.
Et dans un système où les délais pour les bilans peuvent être longs, attendre peut parfois créer une perte de chance pour l’enfant.
Consulter ne veut pas dire qu’il y a forcément un trouble… mais attendre peut parfois retarder une compréhension qui pourrait déjà soulager toute la famille.
Lors des séances de coaching parental, je propose un espace pour :
- prendre du recul sur les situations que vous vivez avec votre enfant
- identifier les besoins derrière certains comportements
- mieux comprendre son mode de fonctionnement
- réfléchir et proposer des pistes d’accompagnement pour le quotidien
- vous orienter si besoin vers les professionnels adaptés pour un bilan
L’objectif n’est pas de poser un diagnostic, mais de vous aider à y voir plus clair, à diminuer les tensions avec des stratégies adaptées et à retrouver de la sérénité dans votre rôle de parent.
Parfois, une simple conversation avec un professionnel ou une professionnelle permet déjà de poser des mots sur ce que vous vivez et de clarifier beaucoup de choses.
👉 Si vous sentez que certaines situations deviennent difficiles ou que vous vous posez beaucoup de questions, vous pouvez réserver un premier échange téléphonique gratuit ici (15min).
⏩ Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente, plus confiante, plus libre et plus solidaire !
P.S. : Si vous avez eu votre enfant en tête plusieurs fois pendant la lecture de cet article… ce n’est probablement pas un hasard.
👉 Si vous souhaitez en parler, je vous propose un premier échange téléphonique gratuit de 15min ici.
Et si les repas difficiles étaient des messages ?
Et si les repas difficiles étaient des messages ?
Quel que soit l’âge, les repas avec les enfants peuvent être source de tensions : il ne mange rien, elle joue avec sa nourriture, elle ne veut que le dessert, il se lève sans arrêt…
Et si ces comportements n’étaient pas des “caprices”, mais des messages ?
👉 Le comportement d’un enfant est un langage : il parle de besoins satisfaits ou non.
Si les repas sont parfois tendus, ce n’est donc ni un échec éducatif, ni un manque de compétences parentales. C’est souvent le signe que quelque chose cherche à s’exprimer.
Avant d’intervenir, on peut alors se demander : « De quoi mon enfant a-t-il besoin là, tout de suite ? »
🌱Les besoins fondamentaux…aussi dans l’assiette
Un enfant (comme un adulte) se comporte généralement mieux lorsque ses besoins fondamentaux sont respectés.
En effet, lorsqu’un besoin n’est pas comblé, l’enfant le fait savoir, parfois d’une manière qui peut nous sembler débordante ou inadaptée.
Ainsi, au moment du repas, plusieurs besoins entrent en jeu (liste non exhaustive) :
👪 Le besoin de sécurité
Un climat de tension coupe très souvent l’appétit.
Effectivement, le stress entraîne notamment la libération de cortisol. Cette hormone diminue la sensation de faim.
➡️ Cris, pression, menaces, moqueries ou chantage alimentaire peuvent suffire à bloquer un enfant.
➡️ À l’inverse, une ambiance calme, chaleureuse et soutenante favorise l’envie de manger.
💡Un enfant mange d’abord avec son corps… puis avec sa bouche.
On peut alors se demander : a-t-il besoin de manger… ou d’abord d’être rassuré ?
On peut aussi se poser la question : est-ce qu’elle a faim là tout de suite ? Parfois ce n’est pas le cas même si c’est l’heure d’un repas. Cela peut nous demander de l’adaptation, mais cela permettra à l’enfant de rester en contact avec ses sensations.
🧭 Le besoin d’autonomie et d’exploration
Manger, ce n’est pas seulement se nourrir. C’est aussi apprendre, expérimenter, choisir, refuser. Un enfant qui :
- refuse de manger
- mange très vite
- joue avec la nourriture
- mange avec les doigts
n’est pas “mal élevé”.
Il répond souvent à un besoin non assouvi : fatigue, besoin de contrôle, exploration sensorielle, peur de manquer, faim intense, besoin de décharger…
💡Un enfant mange aussi avec ses yeux. Par conséquent, voir l’ensemble du repas (entrée, plat, dessert) déclenche l’appétit et facilite la prise alimentaire. Cela évite également d’associer le dessert (sucré) à une récompense si l’enfant a entendu des phrases comme « tu as bien mangé, tu peux prendre ton dessert ».
💛 Le besoin d’estime de soi et de valorisation de soi
Des phrases comme :
- « Tu es difficile »
- « Tu manges comme un cochon »
- « Pas de dessert si tu ne manges pas »
peuvent marquer durablement un enfant.
Certaines de ces phrases, que beaucoup d’adultes ont entendues enfants, sont aujourd’hui reconnues comme des Violences Éducatives Ordinaires (VEO). Elles sont interdites par la loi depuis 2019 et fragilisent la relation à l’alimentation.
On peut leur préférer des alternatives comme :
- « Tu peux t’arrêter quand ton corps te dira stop. »
- « Tu as le droit de ne pas aimer. »
- « C’est difficile aujourd’hui. »
💡 Il arrive qu’un enfant n’ait plus faim du plat, mais encore envie du dessert.
C’est ce qu’on appelle la satiété sensorielle : le plaisir diminue pour un aliment… mais reste présent pour un autre.
🧠Alimentation et cerveau : un lien puissant
Après une journée, au moment du dîner, l’enfant peut être :
- fatigué
- chargé émotionnellement de sa journée
- parfois très affamé
Dans ces conditions, son cerveau est souvent en mode alerte.
Il lui reste alors peu de ressources pour se contrôler, se concentrer ou gérer ses émotions. D’autant plus que le cerveau de l’enfant est encore immature : les zones gérant l’impulsivité, la régulation émotionnelle et l’attention ne sont pas encore pleinement opérationnelles.
👉L’enfant a donc souvent besoin d’accompagnement pour redescendre émotionnellement.
Cela peut passer par des outils de régulation dès le retour à la maison (comme ceux explorés en atelier Stop aux crises ou en coaching), et aussi par quelque chose de très concret : l’installation à table.
Parce qu’un enfant qui gigote ou se lève n’est pas forcément “mal éduqué”, il est peut-être mal installé. On vérifie donc si notre enfant a :
- les pieds posés au sol ou sur un repose-pied
- un dos soutenu
- un siège stable et dur
💡Un bon tonus postural aide à mastiquer, diminue l’agitation et favorise la curiosité alimentaire.
🍎L’équilibre alimentaire sans pression
Pendant l’enfance, le cerveau se développe intensément. Il a besoin de glucose, de protéines de qualité, de vitamines, de minéraux… et aussi de bons gras, comme les oméga-3, présents notamment dans les poissons gras et les noix.
Ces nutriments soutiennent le fonctionnement du cerveau et donc les capacités d’apprentissage et la mémoire.
À l’inverse, une consommation excessive de produits ultra-transformés abîme les connexions neuronales. Attention aussi aux sucres rapides qui peuvent entraîner agitation et impulsivité.
Pour nous guider, le Programme National Nutrition Santé propose des repères simples. Ces recommandations peuvent être adaptées en fonction du régime alimentaire (végétarisme, véganisme,…) mais aussi en cas d’allergies ou d’intolérances, tout en veillant à couvrir les besoins nutritionnels de l’enfant. Un accompagnement par un professionnel de santé est alors recommandé.
Sans viser la perfection, on peut retenir l’essentiel pour les enfants :
💧Eau à volonté
🥕 Fruits et légumes chaque jour : environ 5 portions (une portion = une poignée de l’enfant) avec 1 crudité par repas
🍞 Féculents à chaque repas selon l’appétit
🧀 Produits laitiers : 3 par jour
🐟 Viandes, poissons, œufs, légumineuses (en variant) : une à deux portions par jour
🫒 De bonnes matières grasses : on privilégie les huiles végétales et on pense aux graines oléagineuses
🍬 Les produits sucrés, gras ou ultra-transformés… avec modération
💡 Un repas est équilibré sur la durée, pas à chaque bouchée.
👄 « Goûter » ne veut pas dire « manger »
Dire à un enfant :
« Tu dois goûter avant de dire que tu n’aimes pas »,
c’est un peu comme proposer un scarabée à un adulte et ne pas comprendre son refus…
Goûter, en réalité, c’est un processus en plusieurs étapes :
- regarder (sous différents angles, à différentes distances)
- sentir
- toucher
- poser l’aliment sur les lèvres
- lécher
- croquer
- recracher si besoin
- avaler si l’on veut et si l’on peut
En effet, forcer un enfant à goûter peut créer du dégoût durable.
À l’inverse, l’exploration sensorielle nourrit la curiosité et la confiance.
On peut dire par exemple :
- « Tu as le droit de toucher sans manger. »
- « Tu peux sentir, lécher, puis recracher. »
💡 Dans de nombreuses cultures, manger avec les mains est courant.
D’un point de vue physiologique, cela favorise la digestion, ralentit la prise alimentaire et renforce le plaisir gustatif.
🤝 Pour conclure, le partage des responsabilités est la clé
L’adulte est responsable de :
- proposer des aliments variés, de qualité et accessibles pour l’enfant
- créer un environnement propice : installation correcte, ambiance sereine…
- permettre à l’enfant de choisir ce qu’il mange, combien il mange, et dans quel ordre
L’enfant est responsable de :
- ce qu’il mange
- la quantité
- l’ordre dans lequel il mange
C’est ce qu’on appelle le partage des responsabilités, base d’une relation saine à l’alimentation et d’une relation de confiance parent-enfant.
🌟En résumé, manger, ce n’est pas juste remplir un estomac.
C’est construire une relation à l’alimentation, au corps, aux sensations… et au plaisir.
Et si, au prochain repas, on se demandait simplement :
De quoi mon enfant a-t-il besoin, là, maintenant ?
💛
🔍 Une précision importante
Ces propositions sont pensées pour accompagner les difficultés du quotidien à table. Lorsqu’un enfant présente un trouble du comportement alimentaire, un trouble de l’oralité alimentaire,… ils ne remplacent pas un accompagnement spécifique. Ils peuvent soutenir la relation, mais un suivi adapté reste essentiel.
L'anxiété chez l'enfant : un signal à écouter
L’anxiété chez l’enfant et l’ado :
un signal à écouter
🌍 L’anxiété chez les enfants : quand le monde devient inquiétant
Guerres, crises climatiques, incertitudes économiques, images en continu, discussions d’adultes entendues à la volée…
Même lorsque l’on pense protéger nos enfants, le monde actuel s’invite dans leur quotidien. Et pour certains et certaines, cela peut se traduire par une anxiété plus ou moins visible.
👉 Bonne nouvelle : l’anxiété n’est pas une fatalité, c’est un signal que nous pouvons accompagner dans de nombreux cas.
Dans cette newsletter, vous trouverez donc :
– une compréhension simple de l’anxiété chez l’enfant
– des repères pour savoir quand s’inquiéter
– des pistes concrètes pour accompagner sans surprotéger
🙋 Qu’est-ce que l’anxiété chez l’enfant ?
L’anxiété est une réaction émotionnelle normale d’anticipation face à une situation perçue comme menaçante ou incertaine. Elle s’accompagne d’un sentiment désagréable d’appréhension, d’une tension musculaire et d’un état de vigilance.
L’anxiété fait partie du développement et elle devient problématique lorsqu’elle est :
- trop intense
- trop fréquente
- ou envahissante au point d’entraver le quotidien de l’enfant
Chez l’enfant, l’anxiété ne s’exprime pas toujours par des mots. Elle peut se manifester par le corps, le comportement ou les relations.
👉 L’anxiété peut être vécue chez tous les humains et n’est pas un signe de faiblesse
👉 C’est souvent le signe d’un système nerveux en alerte, qui cherche à anticiper et donc à se préparer pour se protéger.
🎯 Ce que nous pouvons mettre en place au quotidien
Nous ne pouvons pas changer l’état du monde…
Mais nous pouvons contribuer à construire une base de sécurité émotionnelle solide pour l’enfant ou l’adolescent. Attention toutefois à ne pas rassurer systématiquement l’enfant (ce qui le rendrait dépendant de nous). En effet, l’idée est de lui apprendre à développer ses propres ressources face à l’inquiétude.
1️⃣ Nommer sans surcharger
- Mettre des mots simples sur ce qui se passe en fonction de l’âge :
« Il y a des événements dans le monde qui sont inquiétants, et beaucoup d’adultes en parlent. »
« Le monde traverse des changements importants, c’est normal que ça te bouscule. »
- Répondre aux questions sans entrer dans des détails anxiogènes :
« Pourquoi les gens se font du mal ? »
➡️« Parce que parfois les humains ont du mal à se comprendre, à gérer leurs émotions et à trouver des solutions. »
« Est-ce qu’il va y avoir une guerre ici ? »
➡️ Pour des plus petits : « Personne ne peut savoir l’avenir, mais là tout de suite, tu es en sécurité avec moi. »
➡️ Avec des plus grands : « Ce que l’on sait, c’est que beaucoup de choses sont mises en place pour éviter les conflits ici. »
- Accepter de dire : « Je ne sais pas » :
« Je n’ai pas toutes les réponses, mais on peut y réfléchir ensemble. »
« Ce que je sais, c’est que je suis là pour toi. »
👉Un enfant rassuré n’est pas un enfant à qui l’on cache tout, mais un enfant à qui l’on dit la vérité à hauteur d’enfant.
2️⃣ Accueillir l’émotion sans la nier
Plutôt que :
« Ce n’est rien » ➡️ « Je vois que ça t’inquiète», « Tu es inquiet/inquiète»
« Tu exagères » ➡️ « Tu as le droit de te sentir comme ça »
« Arrête d’y penser » ➡️ « Je suis là si tu as besoin», « Je suis disponible pour en parler»
👉L’intensité de l’émotion diminue quand elle est reconnue, pas quand elle est combattue.
3️⃣ Limiter l’exposition à l’actualité
- Éviter les infos en continu à la maison et donc sélectionner les sources d’informations
- Attention aux conversations d’adultes entendues sans explication
- Vérifier ce que l’enfant voit sur les écrans (images, vidéos, réseaux) – voir notre article sur le sujet ICI
👉 Le cerveau de l’enfant n’a pas la maturité pour faire face seul aux informations, il a besoin d’être accompagné au fur et à mesure des âges.
4️⃣ Revenir au corps
Nous avons compris que l’anxiété se vit dans le corps.
Nous avons donc tout intérêt à accompagner notre enfant ou ado à :
- bouger (marche, sport, jeux libres)
- respirer lentement (privilégier la respiration abdominale et on trouve facilement des vidéos sur internet de cohérence cardiaque, de techniques respiratoires, etc…)
- se détendre (rituels, auto-massages et massages, temps calmes, pratique EFT- Emotional Freedom Techniques,…)
👉 Un corps apaisé aide un cerveau à s’apaiser.
5️⃣ Restaurer le sentiment de contrôle
- Donner des choix adaptés à l’âge
« Tu préfères écrire ce qui t’inquiète ou en parler ? »
« Tu veux qu’on réfléchisse ensemble ou que je te fasse confiance là-dessus ? »
- Valoriser les compétences :
« Tu poses des questions, tu cherches à comprendre et tu fais preuve de réflexion. »
- Mettre en lumière ce qui va bien, même quand le monde semble instable :
“Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi aujourd’hui ? Et qu’est-ce qui t’a plu ?”
👉 L’anxiété diminue quand l’enfant se sent acteur, pas spectateur impuissant : « Tu ne peux pas tout changer, mais tu peux agir à ton niveau. Et c’est déjà beaucoup. »
🤔 Et si ce n’était pas « que » de l’anxiété ?
Quand l’anxiété dure, s’intensifie ou empêche l’enfant de vivre normalement (évitements de situation, répercussion sur la vie sociale et familiale, répercussion sur le sommeil, anxiété non en phase avec le développement…), un accompagnement professionnel est clairement recommandé, ne restez pas seul ou seule !
🌟 Pour finir…
Dans un monde incertain, les enfants n’ont pas besoin de parents parfaits.
Souvenons-nous aussi que rassurer excessivement peut parfois empêcher l’enfant de développer ses propres ressources face à l’inquiétude.
Les enfants et ados ont donc besoin de parents suffisamment présents, à l’écoute, et prêts à se questionner.
Et ça, vous êtes déjà en train de le faire 💛
Votre prochain petit pas dans votre cheminement : choisissez une seule piste parmi celles proposées et testez-la. Nous serons ravies de lire vos retours !
⏩ Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente, plus confiante, plus libre et plus solidaire !
Prévenir les violences faites aux femmes dès l'enfance
Prévenir les violences faites aux femmes dès l’enfance
🌍 Quel lien entre les violences faites aux femme et l’éducation au respect et à l’empathie dès l’enfance ?
Le 25 novembre marquait en France et dans le monde la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes. Cette date nous rappelle une réalité difficile : les violences — qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles, économiques, administratives ou verbales — touchent encore un très grand nombre de femmes.
Mais elle nous rappelle aussi une autre chose essentielle : la violence ne naît jamais de nulle part. Elle s’apprend, souvent très tôt. Et à l’inverse… l’empathie, le respect, l’ouverture d’esprit,… se cultivent aussi dès l’enfance.
👶 Pourquoi est-ce que cela nous concerne, nous parents ?
Parce que l’un des terrains les plus puissants pour prévenir les violences de demain, ce sont les relations que nos enfants vivent aujourd’hui.
En famille, chaque jour, ils découvrent ce que signifient les mots : consentement, limites, droits, écoute, égalité, pouvoir, et comment on les utilise.
Quand un enfant est considéré comme un sujet de droits, et non comme un objet qu’on éduque ou qu’on cadre uniquement de l’extérieur, il apprend progressivement :
- qu’il a le droit de dire non
- que chaque personne a des besoins et limites différents
- que l’on peut exprimer sa colère tout en respectant l’autre
- que la force, l’intimidation ou le contrôle ne sont jamais des moyens acceptables
- qu’une relation saine se construit dans l’écoute, l’empathie et la réciprocité.
Autrement dit : une éducation respectueuse n’est pas « laxiste » — elle est préventive, structurante et profondément égalitaire.
👧🏽👦🏻Éduquer les filles ET les garçons : deux faces d’un même enjeu
Avec la visibilité grandissante d’une certaine masculinité toxique, nous vous encourageons vivement à vous sensibiliser à ces nouveaux « courants de pensées » qui sont déjà présents dans les cours de récréation dès l’élémentaire avec deux documentaires :
– « Les gourous de la virilité » ici
– « Mascus, les hommes qui détestent les femmes » ici
Ainsi, la prévention ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des filles (par prudence) ni uniquement sur celles des garçons (par responsabilisation).
Pour bâtir une culture du respect, il faut parler à tout le monde et de la même façon. Et dans le même temps, au vu de la culture patriarcale de notre société, il est bon d’adapter le message :
Pour les filles particulièrement :
- savoir que leurs émotions et leurs “non” sont légitimes
- reconnaître les situations de pression, de contrôle ou de dénigrement
- développer la confiance en elles et en leur intuition
Pour les garçons particulièrement :
- pouvoir exprimer les émotions, la vulnérabilité, la tendresse
- comprendre les limites, le consentement, l’égalité
- apprendre que la force n’est pas un outil relationnel ;
- être encouragés dans la coopération plutôt que dans la domination.
Quand les filles apprennent qu’elles ont des droits…
Quand les garçons apprennent qu’ils n’ont pas à être « forts » pour exister…
Alors les relations futures deviennent plus saines, plus égalitaires.
💬 Concrètement, cela commence par de petites choses
Dans le quotidien, de simples gestes ont un immense impact :
- Demander le consentement pour un câlin, un bisou, même à un jeune enfant
- Accueillir les émotions plutôt que minimiser (« Ce n’est rien », « Arrête de faire des histoires »)
- Offrir des choix et des responsabilités lorsque c’est possible, pour renforcer leur autonomie
- Montrer l’exemple dans nos relations : respect des différences, communication non violente, partage des tâches
- Valoriser l’égalité filles/garçons dans les jouets (ça peut être intéressant d’y réfléchir avec l’approche des fêtes !), les activités, les responsabilités et le langage
Ces repères posent les bases d’adultes capables d’aimer sans dominer, d’écouter sans se soumettre, de poser des limites sans s’imposer par la force.
🌱 Voir l’enfant comme une personne à part entière
La Convention internationale des droits de l’enfant nous rappelle que chaque enfant a droit :
- au respect de son intégrité physique et émotionnelle
- à la protection contre toute forme de violence, même éducative
- à exprimer son avis
- à être entendu
En reconnaissant ces droits dans notre quotidien, nous ne « cédons » pas : nous construisons un environnement où nos enfants apprennent naturellement à reconnaître les limites des autres… et les leurs.
💡Le 25 novembre : un rappel, pas seulement pour les adultes
Cette journée est l’occasion de nous demander :
Quelles graines semons-nous aujourd’hui dans la manière dont nos enfants apprennent la relation à l’autre ?
Chaque geste éducatif respectueux est une pierre posée sur le chemin d’une société moins violente.
Chaque « Je t’écoute », chaque « Tu as le droit de ne pas être d’accord », chaque limite posée avec fermeté et bienveillance devient un message puissant :
👉 Les relations humaines ne doivent jamais être fondées sur la peur, le contrôle ou l’humiliation.
❤️ Ensemble, faisons pousser le respect
Merci pour tout ce que vous faites, chaque jour, pour accompagner vos enfants dans la construction de leur relation au monde — une relation où chacun.e compte, où la parole a de la valeur, et où la violence n’a pas sa place.
⏩ Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente, plus confiante, plus libre et plus solidaire !
Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?
Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?
Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?
Cette question, on l’a entendue de nombreuses fois pendant des séances de coaching. C’est pourquoi, nous avons décidé d’aborder le sujet !
Effectivement, il y a des phases où l’on a l’impression que rien ne va jamais pour notre enfant : il fait trop chaud, trop froid, le repas ne lui plaît pas, il s’ennuie, il est fatigué… Et même lorsqu’on propose quelque chose de chouette, il trouve encore quelque chose à redire.
C’est épuisant pour vous, et décourageant pour lui aussi. Alors, pourquoi certains enfants semblent-ils voir le verre toujours à moitié vide ? Et surtout : que faire pour ne pas tomber dans un climat de râlerie permanent ?
🔎 D’où ça vient ?
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Un cerveau programmé pour repérer le négatif
Les neurosciences montrent que notre cerveau a un biais de négativité : il retient plus facilement ce qui est désagréable ou dangereux que ce qui est positif. C’est un héritage de l’évolution : il valait mieux que nos ancêtres remarquent un bruit suspect dans la savane plutôt que d’admirer le coucher de soleil. Chez l’enfant, ce mécanisme est encore plus marqué car, de façon vulgarisée, son cerveau « émotionnel » (où se situe l’amygdale, une petite glande en lien avec le circuit du stress) est très actif, alors que la partie qui aide à relativiser (le cortex préfrontal) est encore en construction.
-
Une trace de notre histoire humaine
Comme le rappelle Yuval Noah Harari (historien et professeur d’histoire dont nous recommendons l’excellente série de 3 livres-BD documentaires : Sapiens) l’Homo sapiens a survécu parce qu’il était capable d’anticiper les dangers et d’imaginer le pire. Cette vigilance a longtemps été un atout pour la survie du groupe. Mais aujourd’hui, dans nos vies quotidiennes beaucoup plus sécurisées, ce réflexe se traduit souvent par une tendance à se plaindre, à critiquer ou à voir d’abord ce qui ne va pas.
-
Un besoin d’expression
Il est possible que l’enfant ne sache pas encore mettre des mots précis sur ce qu’il ressent. Se plaindre devient alors son moyen d’exprimer un inconfort, une fatigue ou une frustration.
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Un regard qui se construit
En effet, certains enfants sont plus sensibles aux détails négatifs, un peu comme un radar qui capte ce qui cloche avant de remarquer ce qui va bien.
-
Un besoin d’attention
Il arrive souvent que la plainte attire l’écoute des parents. Sans s’en rendre compte, l’enfant apprend que râler est une façon efficace d’obtenir du temps et de la présence.
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Une étape de développement :
Entre 6 et 12 ans surtout, l’esprit critique se développe. L’enfant découvre qu’il peut analyser, comparer… et parfois cela se traduit par beaucoup de remarques négatives.
🌟 Ce que vous pouvez faire
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Accueillir le ressenti… sans nourrir la plainte
Première proposition :
“Maman, c’est nul il pleut, je voulais jouer dehors !”
– “Oui, tu es déçu, tu espérais pouvoir sortir. ”
Puis, passer à autre chose.
👉 Cela valide son émotion, sans alimenter la spirale négative.
2ème proposition :
“Maman, c’est nul il pleut, je voulais jouer dehors !”
– “Oui, tu espérais pouvoir sortir. C’est décevant.”
– “Oui…”
– “Et si on se faisait un jeu de société à l’intérieur, pour passer le temps autrement ?”
👉 Résultat : l’enfant se sent entendu, et vous ne restez pas coincés dans la plainte.
🕵️ Psst : cette compétence est abordée en détails dans les ateliers Faber et Mazlish (ici) !
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Inviter à nuancer
→ Poser une question comme : “Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi aujourd’hui ? Et qu’est-ce qui t’a plu ?”
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Donner du vocabulaire émotionnel
→ Plus votre enfant saura nommer précisément (déçu, contrarié, fatigué), moins il aura besoin de se plaindre de façon générale.
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Être modèle
→ Les enfants apprennent beaucoup par imitation. Si vous montrez que vous savez aussi voir le positif (“La journée a été longue, mais j’ai aimé ce moment de calme en rentrant”), il s’en imprègnera.
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Introduire des rituels positifs
→ Le soir, partager “un petit bonheur de la journée” ou faire un “top 3 des choses chouettes” ou « le top/flop ( 1chose qui lui a déplu dans sa journée et 1 chose qu’il a appréciée) » entraînera son cerveau à remarquer le positif.
✅ A se garder en tête
Gardez en tête cette hypothèse : un enfant qui se plaint souvent peut avant tout avoir le besoin d’être entendu et reconnu. Avec de la patience et quelques ajustements, il peut apprendre à équilibrer son regard et à apprécier ce qui va bien.
Evidemment, ce n’est pas une vérité absolue et parfois il peut s’agir d’autres choses, comme le signalement d’une difficulté dans sa vie…
💛 Et pour vous, parents…
Si vous vous sentez parfois à bout de patience face aux plaintes répétées, souvenez-vous : c’est normal. Vous êtes humains, vous avez vos limites, et vous faites déjà beaucoup.
Ce qui peut rendre ces moments encore plus difficiles, c’est souvent ce décalage entre tout ce que vous avez donné pour votre enfant et la sensation d’injustice lorsqu’il se plaint malgré tout. Cela amène une question essentielle : quelle place prenez-vous, vous, en tant que parent ?
En effet, si vos actions se vivent comme des sacrifices, chaque plainte de votre enfant peut sembler dirigée contre vous, et devient alors insupportable. Mais si, au contraire, vous prenez soin de vos besoins (au moins un peu soyons honnêtes !), il sera bien plus facile d’accueillir ses émotions sans vous sentir attaqué.e.
☀️ On le répète sans cesse chez « Gestes et mots d’amour » : prendre soin de vous, c’est aussi aider votre enfant à évoluer dans un climat plus serein.
💌 Et vous ?
Votre enfant est-il dans une période où il se plaint beaucoup ? Quels petits rituels positifs avez-vous testés à la maison ?
🙋 Et si vous sentez que les plaintes prennent trop de place et pèsent sur votre relation, sachez que nous accompagnons les parents à retrouver des relations plus apaisées et plus joyeuses avec leurs enfants : voir nos activités.
👉 Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !
Vacances : quand les divergences éducatives s’invitent…
Vacances : quand les divergences éducatives s’invitent…
☀️ Les vacances, synonymes de changement
L’été est censé être le moment où tout le monde relâche la pression. Mais voilà… entre les glaces à 18h, les écrans à volonté, le coucher à minuit ou les grands-parents qui laissent tout passer, les vacances révèlent parfois des désaccords éducatifs que le quotidien camoufle mieux.
🏡 Chez soi, on tient un cap. Mais en vacances dans la famille ?
Les rythmes changent, les repères aussi. On vit parfois sous le même toit que les grands-parents, les oncles, les cousins, chacun avec sa propre idée de ce qui est « normal » :
– « Laisse-le, c’est les vacances ! »
– « Dans mon temps, on ne faisait pas autant d’histoires pour une tablette… »
– « Un peu de sucre ne lui fera pas de mal, voyons ! »
🍒 Dans le couple
Même au sein du couple parental, parfois l’un veut relâcher, l’autre poser des limites. L’un trouve ça mignon, l’autre trouve ça insupportable. Et les enfants, eux, s’adaptent très vite à celui qui dit « oui »…
👉 Ce que ça vient réveiller
Ces situations peuvent raviver des tensions entre adultes, réveiller des blessures anciennes, ou générer un sentiment de perte de contrôle chez les parents : « Ce n’est plus moi qui décide… »
Et les enfants, eux, expérimentent les limites, observent, s’adaptent — parfois à leur avantage !
🤔 Pourquoi c’est normal ?
Parce que chaque adulte arrive avec son histoire, ses besoins de repos, ses croyances éducatives. Parce que les vacances sont un espace à la fois commun… et très personnel.
🎯Quelques repères pour ne pas exploser (ou culpabiliser)
Se poser la question : “Quel souvenir je veux que mon enfant garde de ces vacances ?”
Anticiper : dire en amont ce qui est important pour vous (« On préfère éviter les écrans avant de dormir », « On garde l’heure du repas ensemble »). Ce n’est pas toujours respecté, mais c’est posé. Et quand les enfants sont en âge de le faire, définir ensemble les règles/limites qui nous semblent importants pour le vivre ensemble pendant les vacances.
Choisir ses combats : la maison est pleine, les rythmes sont différents, on ne pourra pas tout cadrer. Mieux vaut définir quelques points non négociables (sécurité, respect, sommeil minimum…) et lâcher du lest ailleurs.
S’allier à son co-parent (quand il y en a un) : un petit débrief du soir ou s’accorder un temps d’échange peut aider à garder le lien et la cohérence, sans se juger.
Faire équipe avec les autres membres de la famille quand c’est possible, en valorisant leur rôle plutôt qu’en les affrontant : « On est contents qu’il ait ce temps spécial avec vous. Pour que tout se passe bien, est-ce qu’on peut s’accorder sur… ? »
🌱 Et si c’était une occasion d’apprentissage ?
Montrer à son enfant que les adultes ne sont pas toujours d’accord, mais qu’on se parle, qu’on s’écoute (ou qu’on essaie)… c’est aussi un modèle de communication.
Les vacances ne seront peut-être pas parfaites — mais elles peuvent être riches. De souvenirs, de discussions, de lâcher-prise… et même de petites tensions, qui font partie de la vraie vie.
🌴Envie d’aller plus loin dans vos relations ?
Nous proposons des accompagnements, du coaching et de la thérapie, en groupe ou en individuel, pour vous aider à prendre conscience, amorcer et intégrer des changements dans votre quotidien familial.
Activité extrascolaire : faites le bon choix !
Activités extrascolaires : faites le bon choix
Deuxième trimestre de l’année : on pense déjà aux activités extrascolaires de septembre
Le mois de mai s’installe doucement… et avec lui, pour beaucoup de familles, une période de bilans et de projections :
“Quelle activité extrascolaire pour l’an prochain ? Garde t-on le même rythme ? Il aimerait essayer le théâtre… et elle voudrait arrêter la gym. Elle aurait besoin de s’ouvrir aux autres ou peut-être de se défouler. Il veut faire comme untel … Mais on fait quoi ?”
En effet, le dernier trimestre scolaire est un moment de transition subtil, où l’année en cours n’est pas encore finie, et où les inscriptions pour la prochaine se préparent déjà.
Et si ce moment devenait une vraie opportunité pour faire un pas de côté et questionner nos choix, nos habitudes et nos élans ?
🤸🏼Choisir une activité extrascolaire, ce n’est pas anodin.
Effectivement, choisir une activité, c’est ouvrir une nouvelle fenêtre dans la semaine de l’enfant : un lieu, un groupe, un adulte référent, un rythme, des règles.
Tout d’abord, pour qu’un enfant puisse y grandir, s’y épanouir, il a besoin d’un cadre sécurisant, d’une relation de confiance, d’un espace où il sent qu’il a le droit d’être lui-même, d’avancer à son rythme, de faire des essais – parfois des erreurs – sans crainte d’être jugé.
C’est pourquoi, lee besoin de sécurité affective est essentiel à tout apprentissage durable et profond. En effet, quand ce besoin est nourri, l’enfant peut s’ouvrir au monde, explorer, créer, oser.
Cependant, toutes les activités ne nourrissent pas de la même façon ce besoin.
Alors, on peut se poser quelques questions toutes simples, mais précieuses : est-ce que je connais le lieu, la pédagogie, la posture des adultes encadrants ? Est-ce que la discipline valorise la compétition ou la coopération ? Est-ce que les enfants sont écoutés ? Est-ce que mon enfant a le droit d’être « moyen », ou de progresser doucement ? Mon enfant peut-il faire un essai, changer d’avis ?
🎯Est-ce que cette activité extrascolaire répond à un élan de mon enfant ou à une attente de ma part ?
Evidemment, il n’y a pas de mal à proposer, à initier, à transmettre ce qui nous tient à cœur… Néanmoins, avons-nous aussi l’espace d’écouter ce que l’enfant souhaite ou redoute ? Ai-je pris le temps d’explorer ce qui répond peut-être à mes propres rêves d’enfant ?
😍 Est-ce que cette activité extrascolaire est encore source de plaisir pour lui ? Pour nous ?
L’enthousiasme du mercredi ou la boule au ventre du samedi matin peuvent être de bons indicateurs… Parfois cela me coûte en tant que parent, comment puis-je organiser les choses pour ne pas finir avec un réservoir vide ? Puis-je trouver du relais ou du soutien ?
🏅Et puis parfois, sans qu’on s’en rende compte, une autre logique s’invite…
Celle de la performance.
Des niveaux à atteindre. Des progrès à démontrer. Un spectacle à réussir. Une médaille à ramener.
Tout cela n’est pas forcément négatif — certains enfants adorent les défis, les échéances et les repères concrets.
Cependant, pour d’autres, cela peut devenir une source de pression ou de comparaison. Ainsi, petit à petit, ce qui était une activité plaisir devient une tâche parmi d’autres. Un devoir déguisé. Une case à cocher.
Il est vrai que dans notre société, on valorise beaucoup le « faire », le « produire », le « réussir ». Et parfois, cette course s’installe aussi dans les loisirs.
Comme si être un « bon parent », c’était proposer une activité par jour, un agenda bien rempli, un enfant toujours stimulé.
Mais on peut aussi faire un pas de côté.
Et se souvenir que les enfants ont une capacité naturelle à apprendre, à explorer, à grandir, pour peu qu’on leur en laisse le temps et l’espace.
Par exemple, le jeu libre, les temps calmes, l’ennui même (voir notre article « L’ennui, un secret pour grandir ? ») sont des terreaux fertiles pour l’imaginaire, la résolution de problème, la confiance en soi…
En fait, l’apprentissage n’a pas toujours besoin d’un cadre formel ou d’un adulte qui guide : il peut naître d’une motivation interne, de cette curiosité spontanée qui pousse un enfant à construire une cabane, à sortir avec des amies et des amis, à dessiner pendant des heures, à apprendre le nom des dinosaures par cœur ou à jouer aux jeux vidéos…
Faire confiance à cela, c’est parfois accepter qu’il ne fasse pas “comme les autres”, qu’il ne rentre pas dans les mêmes cases.
C’est poser un regard différent sur ce qu’est « grandir » et sur notre rôle à nous, adultes, dans ce processus.
🌼Prendre le temps
Alors peut-être que ce mois de mai et ses jours fériés peuvent devenir un moment tout simple…
Un temps pour observer, écouter, et réajuster si besoin.
Un temps pour nous rappeler que grandir, ce n’est pas toujours aller plus vite ou faire plus.
Parfois, c’est juste laisser un peu de place à l’imprévu, au jeu, à l’élan.
C’est aussi être dans une écoute active et se faire confiance… pour faire les choix qui résonnent juste, ici et maintenant, pour notre famille💛
Envie d’aller plus loin ?
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Frères et soeurs : de la rivalité à la complicité
Frères et soeurs : de la rivalité à la complicité
Frères et soeurs
La fratrie (quand il n’y a que des garçons) ou la sororie (quand il n’y a que des filles) ou l’adelphie (garçons et filles) est souvent idéalisée par les parents. En effet, si elles sont souvent marquées par des moments de complicité, elles peuvent aussi être sources de jalousie, de conflits et de tensions. Comprendre les facteurs influençant ces dynamiques est essentiel pour favoriser des liens harmonieux au sein de la famille. Ainsi, comment les parents peuvent-ils favoriser le vivre ensemble, tout en respectant la personnalité de chacun ?
Nous partageons avec vous des informations et des astuces tirées notamment de l’approche Faber et Mazlish et du dernier livre d’Héloïse Junier « Frères et sœurs ».
Les disputes, un mal nécessaire ?
⚡Pourquoi c’est normal
Les conflits entre frères et sœurs sont inévitables et font partie intégrante de leur développement social et émotionnel. Ces disputes leur permettent d’apprendre à gérer les désaccords, à exprimer leurs émotions et à développer des compétences de résolution de problèmes.
🎯Le rôle du parent :
- Laisser les expérimenter sans intervenir immédiatement : les frères et soeurs peuvent ainsi apprendre à résoudre leurs conflits seuls (hors situation de danger, de violences ou de domination).
- Éviter de désigner un « coupable » : chaque enfant a sa propre perception du conflit.
- Aider à mettre des mots sur les émotions (« Tu es en colère … ») pour encourager l’expression plutôt que l’agressivité.
Encourager la coopération plutôt que la compétition
⚖️ Pourquoi la comparaison est néfaste
Chaque enfant a sa propre personnalité, ses forces et ses faiblesses. Comparer (« Regarde ton frère, lui, il range sa chambre ! ») peut engendrer des sentiments de rivalité, d’infériorité ou de supériorité, nuisant à leur estime de soi et à leur relation.
✅ Comment favoriser la coopération
- Valoriser chaque enfant pour ses qualités propres, sans les opposer.
- Encourager des projets communs (« Vous voulez construire une cabane ensemble ? »).
- Montrer l’exemple : si les parents prônent la bienveillance et l’entraide, les frères et soeurs auront tendance à suivre naturellement.
- Éviter les étiquettes : éviter de qualifier un enfant de « sage » ou « rebelle », ce qui peut figer les rôles et alimenter les tensions.
L’importance des moments partagés (et des moments seuls)
🕰️ Pourquoi l’équilibre est clé
Passer du temps ensemble est essentiel pour créer des souvenirs et renforcer les liens (idées sur le blog avec l’arrivée du printemps : ici) tandis que des moments individuels permettent à chaque enfant de se développer en tant qu’individu distinct.
💡Quelques astuces :
- Instaurer des rituels collectifs : un dîner spécial, un jeu en famille, une sortie où tout le monde participe.
- Permettre à chaque enfant d’avoir des moments privilégiés avec ses parents.
- Respecter les besoins individuels : Permettre à chaque enfant d’avoir du temps seul ou des activités personnelles favorise leur épanouissement.
Fratries dans les nouvelles familles : comment créer du lien ?
👨👨👧👦 Les défis des familles recomposées
Les enfants ne grandissent pas toujours ensemble dès le départ, ce qui peut compliquer la relation. Ils peuvent ressentir de la distance, voire du rejet, face aux nouveaux membres de la famille.
🛠️ Quelques pistes pour tisser des liens en douceur :
- Ne pas forcer l’attachement : la relation doit se construire au rythme des enfants.
- Organiser des activités ludiques pour créer des souvenirs communs.
- Laisser chaque enfant exprimer ses émotions face aux changements familiaux.
- Éviter les termes « demi » ou « beau/belle » si cela ne convient pas aux enfants : certains préfèrent parler simplement de « frère » ou « sœur », d’autres ont besoin de nuances.
- Respecter les histoires individuelles : Reconnaître et honorer le passé de chaque enfant tout en construisant une nouvelle dynamique familiale.
Facteurs influençant les relations entre frères et sœurs selon Héloïse Junier.
🌋 Différents tempéraments au sein de la fratrie
Les enfants peuvent avoir des réactions émotionnelles variées face aux mêmes situations. Certains sont plus sensibles et réactifs, ce qui peut augmenter la fréquence des conflits.
🎢 Différence d’âge entre frères et sœurs
Un écart d’âge réduit (3-4 ans ou moins) peut intensifier les sentiments de concurrence en raison de besoins similaires en attention et reconnaissance. Cependant, cela peut également favoriser une forte complicité. À l’inverse, un écart d’âge plus important (6 ans et plus) peut réduire la fréquence des conflits.
🏠 Promiscuité dans la fratrie
Le manque d’espace personnel peut accentuer les tensions. Chaque enfant a besoin d’un territoire propre pour se sentir en sécurité et respecté. Cela demande parfois beaucoup de créativité de la part des parents.
💛 Gestion des relations par les parents
Une approche autoritaire et punitive peut accroître le mal-être chez l’enfant et alimenter les rivalités. Adopter une posture empathique et éviter de chercher systématiquement un coupable lors des conflits favorise une meilleure entente.
Les relations fraternelles sont façonnées par une multitude de facteurs, allant des différences de tempérament à la gestion parentale des conflits. On peut aussi avoir en tête qu’il existe d’autres facteurs comme : les conditions d’arrivée de l’enfant (désir ou non d’enfant, histoire de la grossesse et de l’accouchement…), les particularités/handicap d’un enfant, la situation du couple conjugal, notre propre histoire en tant qu’enfant… En cultivant l’empathie, en valorisant l’individualité de chaque enfant et en favorisant la coopération, les parents peuvent aider leurs enfants à transformer les rivalités naturelles en une complicité durable.
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Duo parental : quand nos différences éducatives nous challengent
Duo parental : quand nos différences éducatives nous challengent
Devenir un duo parental
Dans le cadre du duo parental/couple parental, nous employons le terme de « parent » mais vous pouvez le remplacer, en fonction de votre situation familiale, par toutes autres personnes qui participent à l’éducation de vos enfants : grands-parents, co-parents, beaux-parents, etc…
De plus, nous faisons ici des généralités et nous avons bien conscience que des outils ne sont pas utilisables face à certaines personnalités (à explorer possiblement en coaching ou en thérapie).
Devenir parent est une aventure extraordinaire, mais aussi un vrai bouleversement. Si l’on s’imagine souvent partager une vision commune de l’éducation avec notre partenaire, la réalité peut être bien différente. En plongeant dans la parentalité, on découvre parfois que nos croyances, nos principes éducatifs et même nos automatismes diffèrent… et c’est là que les incompréhensions, voire les conflits, peuvent s’installer.
🪐 Quand deux univers éducatifs se rencontrent
Chaque parent arrive avec un bagage unique : son histoire, son éducation, ses valeurs. Ces différences sont souvent invisibles au début de la relation, mais elles se révèlent lorsque les enfants entrent en scène.
Peut-être que vous avez grandi dans une famille où la discipline était stricte, alors que votre partenaire valorise davantage la liberté d’expression. Peut-être que l’un de vous se repose sur l’intuition, tandis que l’autre préfère des méthodes validées par la science. Ces divergences ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles reflètent simplement la richesse de vos expériences respectives.
Cependant, lorsque ces désaccords se heurtent à la fatigue, au stress, à la pression du quotidien ou tout simplement au besoin de s’affirmer de l’enfant, ils peuvent devenir des sources de tensions. Une remarque anodine sur la façon dont on reprend un enfant, une différence d’approche face à une crise… Et soudain, la discussion s’envenime.
🗝️Les clés pour naviguer ces différences sans conflits
Prendre conscience de son propre « héritage éducatif »
Prenez un moment pour réfléchir à vos valeurs profondes. Qu’est-ce qui fait que certaines choses vous tiennent-elles tant à cœur ? Souvent, il s’agit de schémas hérités de votre propre éducation. Nous vous invitons à vou reposer la question du sens, nous faisons tant de choses par habitude !
Ouvrir la discussion, pas le débat
Évitez les phrases accusatrices comme : « Tu fais n’importe quoi avec les enfants ! » Préférez des formulations comme : « Je remarque que nous n’avons pas la même approche sur cette situation. Parle-moi de ton point de vue. » ou tout autre phrase qui permet d’entrer en relation en respectant l’autre.
Ne pas chercher à gagner, mais à comprendre
L’objectif n’est pas d’avoir raison mais de trouver une solution commune, dans l’intérêt de l’enfant. Parfois, un compromis ou une alternance des approches peut fonctionner. On peut aussi impliquer l’enfant dans certains choix : « Qu’est ce qui te paraitrait juste pour toi ? » tout en lui partageant nos réflexions et nos contraintes. On peut être surpris de la pertinence des réponses de nos enfants !
Anticiper les situations à chaud
Les conflits explosent souvent quand la fatigue est à son comble. Essayez d’en discuter à tête reposée, dans un moment calme, plutôt que sur le coup de l’émotion.
Rappeler ce qui vous unit
Vous êtes tous les deux là pour une raison commune : le bien-être de votre enfant. Prenez un moment pour reconnaître vos efforts respectifs et gardez à l’esprit que faire équipe vous mènera plus loin ! Le duo parental n’est plus/pas le couple conjugal, n’hésitez pas à trouver un tiers de confiance pour vous aider à cheminer et à ne pas laisser les tensions du couple conjugal s’inviter dans la relation avec votre enfant.
🛤️ Pour cheminer plus loin sur cette question du couple parental et des divergences éducatives, nous vous invitions en séance de coaching parental ou en ateliers Faber et Mazlish
L’éducation à l’égalité commence dès l’enfance
L’éducation à l’égalité
commence dès l’enfance
8 mars : Journée internationale des droits des femmes
Le 8 mars est associée à la Journée internationale des droits des femmes, une date essentielle pour se rappeler du chemin parcouru et de celui qu’il reste à faire. Il faudra effectivement du temps pour bâtir une société où l’égalité des droits entre les êtres humains ne serait plus un idéal, mais une réalité. Et si cette transformation passait notamment par l’éducation que nous offrons à nos enfants ?
Pourquoi l’éducation est au coeur du changement ?
Nos enfants grandissent dans un monde en mutation, où les stéréotypes de genre ont encore une grande influence mais où nous avons la possibilité de semer d’autres graines. Leur offrir une éducation qui tend à les libérer des modèles traditionnels du patriarcat, c’est faire tout notre possible pour leur permettre d’être pleinement eux-mêmes, sans les assigner à des rôles figés.
Interrogeons nos propres croyances et résistances
Avant d’accompagner nos enfants vers un monde plus égalitaire, il est essentiel d’interroger nos propres modèles et croyances. Quels messages avons-nous reçus dans notre enfance sur le rôle de chacun ? Quels comportements perpétuons-nous consciemment et/ou inconsciemment ? Changer notre regard demande de prendre du recul sur nos résistances, sur ces petites phrases ou habitudes ancrées qui influencent notre manière d’élever nos enfants. Se questionner, c’est déjà amorcer le changement.
La famille : premier lieu d’expérience de la société
La famille est le premier espace social où nos enfants apprennent à interagir avec les autres, à comprendre les dynamiques de pouvoir, de respect et d’équité. Ce qu’ils observent et vivent au sein du foyer façonne leur vision du monde. C’est aussi un lieu pour échanger, partager les questionnements, offrons-nous une vraie écoute libre à nos enfants? En veillant à instaurer un climat d’égalité et de respect à la maison, nous leur offrons un modèle de société plus juste et équilibré.
Des idées concrètes pour éduquer à l’égalité à chaque âge
👶 Dès la petite enfance (0-3 ans) :
Offrir des jouets variés sans les restreindre par genre (poupées, camions, cuisine, outils… tout est possible !).
Sortir des stéréotypes de genre et valoriser autant la douceur que la force chez chaque enfant.
Accueillir l’enfant tel qu’il est et lutter contre les messages restrictifs qu’il peut recevoir de l’entourage.
Montrer l’exemple en partageant équitablement les tâches domestiques.
👧🏼 👦🏻 Enfants (3-10 ans) :
Lire des livres inclusifs mettant en scène par exemple des héroïnes fortes et des garçons sensibles.
Encourager l’expression des émotions sans tabou : un garçon a le droit de pleurer, une fille a le droit d’être en colère.
Lutter contre les injonctions (« Une fille doit être sage », « Un garçon ne pleure pas »).
Encourager tous les centres d’intérêt sans distinction (sport, art, science, bricolage, danse, couture, jeux vidéos… tout est bon à explorer !).
Parler de consentement, de respect et de relations saines dès que possible.
🧑🏿 Adolescentes et adolescents (11 ans et +) :
Discuter des inégalités avec des faits concrets et des exemples inspirants.
Sensibiliser à la charge mentale et à l’équilibre dans les relations.
Encourager chacun et chacune à croire en ses ambitions sans se limiter aux attentes de la société.
Proposer des parcours de vie, des biographies inspirantes d’hommes ET de femmes quels que soient les domaines de réalisation
Développer leur esprit critique en les invitant à analyser les messages véhiculés par les médias, la publicité, les films et les réseaux sociaux.
L’importance de la communication et de l’éducation non violente
Derrière cette réflexion sur l’égalité se cache aussi une question plus large : celle des violences, qu’elles soient physiques, verbales, psychologiques, économiques, administratives ou sexuelles. Apprendre à communiquer autrement, à poser ses limites avec bienveillance et à reconnaître ses émotions est essentiel pour construire un monde où le respect prime sur la domination. L’éducation non violente est une clé précieuse pour permettre à nos enfants de grandir sans reproduire des schémas de violence, et cela commence par notre propre posture en tant qu’adulte.
Envie d’aller plus loin ?
Nous proposons des accompagnements et du coaching, en groupe ou en individuel, pour vous aider à mettre en place ces changements dans votre quotidien familial.
Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !









