Prévenir les violences faites aux femmes dès l'enfance

Prévenir les violences faites aux femmes dès l’enfance

🌍 Quel lien entre les violences faites aux femme et l’éducation au respect et à l’empathie dès l’enfance ?

Le 25 novembre marquait en France et dans le monde la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes. Cette date nous rappelle une réalité difficile : les violences — qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles, économiques, administratives ou verbales — touchent encore un très grand nombre de femmes.

Mais elle nous rappelle aussi une autre chose essentielle : la violence ne naît jamais de nulle part. Elle s’apprend, souvent très tôt. Et à l’inverse… l’empathie, le respect, l’ouverture d’esprit,…   se cultivent aussi dès l’enfance.

👶 Pourquoi est-ce que cela nous concerne, nous parents ?

Parce que l’un des terrains les plus puissants pour prévenir les violences de demain, ce sont les relations que nos enfants vivent aujourd’hui.
En famille, chaque jour, ils découvrent ce que signifient les mots : consentement, limites, droits, écoute, égalité, pouvoir, et comment on les utilise.

Quand un enfant est considéré comme un sujet de droits, et non comme un objet qu’on éduque ou qu’on cadre uniquement de l’extérieur, il apprend progressivement :

  • qu’il a le droit de dire non 
  • que chaque personne a des besoins et limites différents
  • que l’on peut exprimer sa colère tout en respectant l’autre
  • que la force, l’intimidation ou le contrôle ne sont jamais des moyens acceptables
  • qu’une relation saine se construit dans l’écoute, l’empathie et la réciprocité.

Autrement dit : une éducation respectueuse n’est pas « laxiste » — elle est préventive, structurante et profondément égalitaire.

👧🏽👦🏻Éduquer les filles ET les garçons : deux faces d’un même enjeu

Avec la visibilité grandissante d’une certaine masculinité toxique, nous vous encourageons vivement à vous sensibiliser à ces nouveaux « courants de pensées » qui sont déjà présents dans les cours de récréation dès l’élémentaire avec deux documentaires :

« Les gourous de la virilité » ici

« Mascus, les hommes qui détestent les femmes » ici

Ainsi, la prévention ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des filles (par prudence) ni uniquement sur celles des garçons (par responsabilisation).
Pour bâtir une culture du respect, il faut parler à tout le monde et de la même façon. Et dans le même temps, au vu de la culture patriarcale de notre société, il est bon d’adapter le message :

Pour les filles particulièrement :

  • savoir que leurs émotions et leurs “non” sont légitimes
  • reconnaître les situations de pression, de contrôle ou de dénigrement
  • développer la confiance en elles et en leur intuition

Pour les garçons particulièrement :

  • pouvoir exprimer les émotions, la vulnérabilité, la tendresse
  • comprendre les limites, le consentement, l’égalité
  • apprendre que la force n’est pas un outil relationnel ;
  • être encouragés dans la coopération plutôt que dans la domination.

Quand les filles apprennent qu’elles ont des droits…
Quand les garçons apprennent qu’ils n’ont pas à être « forts » pour exister…
Alors les relations futures deviennent plus saines, plus égalitaires.

💬 Concrètement, cela commence par de petites choses

Dans le quotidien, de simples gestes ont un immense impact :

  • Demander le consentement pour un câlin, un bisou, même à un jeune enfant
  • Accueillir les émotions plutôt que minimiser (« Ce n’est rien », « Arrête de faire des histoires »)
  • Offrir des choix et des responsabilités lorsque c’est possible, pour renforcer leur autonomie
  • Montrer l’exemple dans nos relations : respect des différences, communication non violente, partage des tâches
  • Valoriser l’égalité filles/garçons dans les jouets (ça peut être intéressant d’y réfléchir avec l’approche des fêtes !), les activités, les responsabilités et le langage

Ces repères posent les bases d’adultes capables d’aimer sans dominer, d’écouter sans se soumettre, de poser des limites sans s’imposer par la force.

🌱 Voir l’enfant comme une personne à part entière

La Convention internationale des droits de l’enfant nous rappelle que chaque enfant a droit :

  • au respect de son intégrité physique et émotionnelle
  • à la protection contre toute forme de violence, même éducative
  • à exprimer son avis
  • à être entendu

En reconnaissant ces droits dans notre quotidien, nous ne « cédons » pas : nous construisons un environnement où nos enfants apprennent naturellement à reconnaître les limites des autres… et les leurs.

💡Le 25 novembre : un rappel, pas seulement pour les adultes

Cette journée est l’occasion de nous demander :
Quelles graines semons-nous aujourd’hui dans la manière dont nos enfants apprennent la relation à l’autre ?

Chaque geste éducatif respectueux est une pierre posée sur le chemin d’une société moins violente.
Chaque « Je t’écoute », chaque « Tu as le droit de ne pas être d’accord », chaque limite posée avec fermeté et bienveillance devient un message puissant :

👉 Les relations humaines ne doivent jamais être fondées sur la peur, le contrôle ou l’humiliation.

❤️ Ensemble, faisons pousser le respect

Merci pour tout ce que vous faites, chaque jour, pour accompagner vos enfants dans la construction de leur relation au monde — une relation où chacun.e compte, où la parole a de la valeur, et où la violence n’a pas sa place.

⏩ Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente, plus confiante, plus libre et plus solidaire  !


Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?

Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?

Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?

Cette question, on l’a entendue de nombreuses fois pendant des séances de coaching. C’est pourquoi, nous avons décidé d’aborder le sujet  !

Effectivement, il y a des phases où l’on a l’impression que rien ne va jamais pour notre enfant : il fait trop chaud, trop froid, le repas ne lui plaît pas, il s’ennuie, il est fatigué… Et même lorsqu’on propose quelque chose de chouette, il trouve encore quelque chose à redire.

C’est épuisant pour vous, et décourageant pour lui aussi. Alors, pourquoi certains enfants semblent-ils voir le verre toujours à moitié vide ? Et surtout : que faire pour ne pas tomber dans un climat de râlerie permanent ?

 

🔎 D’où ça vient ?

  • Un cerveau programmé pour repérer le négatif

Les neurosciences montrent que notre cerveau a un biais de négativité : il retient plus facilement ce qui est désagréable ou dangereux que ce qui est positif. C’est un héritage de l’évolution : il valait mieux que nos ancêtres remarquent un bruit suspect dans la savane plutôt que d’admirer le coucher de soleil. Chez l’enfant, ce mécanisme est encore plus marqué car, de façon vulgarisée, son cerveau « émotionnel » (où se situe l’amygdale, une petite glande en lien avec le circuit du stress) est très actif, alors que la partie qui aide à relativiser (le cortex préfrontal) est encore en construction.

 

  • Une trace de notre histoire humaine

Comme le rappelle Yuval Noah Harari (historien et professeur d’histoire dont nous recommendons l’excellente série de 3 livres-BD documentaires : Sapiens)  l’Homo sapiens a survécu parce qu’il était capable d’anticiper les dangers et d’imaginer le pire. Cette vigilance a longtemps été un atout pour la survie du groupe. Mais aujourd’hui, dans nos vies quotidiennes beaucoup plus sécurisées, ce réflexe se traduit souvent par une tendance à se plaindre, à critiquer ou à voir d’abord ce qui ne va pas.

 

  • Un besoin d’expression

Il est possible que l’enfant ne sache pas encore mettre des mots précis sur ce qu’il ressent. Se plaindre devient alors son moyen d’exprimer un inconfort, une fatigue ou une frustration.

 

  • Un regard qui se construit

En effet, certains enfants sont plus sensibles aux détails négatifs, un peu comme un radar qui capte ce qui cloche avant de remarquer ce qui va bien.

 

  • Un besoin d’attention

Il arrive souvent que la plainte attire l’écoute des parents. Sans s’en rendre compte, l’enfant apprend que râler est une façon efficace d’obtenir du temps et de la présence.

 

  • Une étape de développement :

Entre 6 et 12 ans surtout, l’esprit critique se développe. L’enfant découvre qu’il peut analyser, comparer… et parfois cela se traduit par beaucoup de remarques négatives.

 

🌟 Ce que vous pouvez faire

  • Accueillir le ressenti… sans nourrir la plainte

Première proposition :
“Maman, c’est nul il pleut, je voulais jouer dehors !”
– “Oui, tu es déçu,  tu espérais pouvoir sortir. ”
Puis, passer à autre chose.
👉 Cela valide son émotion, sans alimenter la spirale négative.

2ème proposition :
“Maman, c’est nul il pleut, je voulais jouer dehors !”
– “Oui, tu espérais pouvoir sortir. C’est décevant.”
– “Oui…”
– “Et si on se faisait un jeu de société à l’intérieur, pour passer le temps autrement ?”
👉 Résultat : l’enfant se sent entendu, et vous ne restez pas coincés dans la plainte.

🕵️ Psst : cette compétence est abordée en détails dans les ateliers Faber et Mazlish (ici) !

 

  • Inviter à nuancer

→ Poser une question comme : “Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi aujourd’hui ? Et qu’est-ce qui t’a plu ?”

 

  • Donner du vocabulaire émotionnel

→ Plus votre enfant saura nommer précisément (déçu, contrarié, fatigué), moins il aura besoin de se plaindre de façon générale.

 

  • Être modèle

→ Les enfants apprennent beaucoup par imitation. Si vous montrez que vous savez aussi voir le positif (“La journée a été longue, mais j’ai aimé ce moment de calme en rentrant”), il s’en imprègnera.

 

  • Introduire des rituels positifs

→ Le soir, partager “un petit bonheur de la journée” ou faire un “top 3 des choses chouettes” ou « le top/flop ( 1chose qui lui a déplu dans sa journée et 1 chose qu’il a appréciée) » entraînera son cerveau à remarquer le positif.

 

✅ A se garder en tête

Gardez en tête cette hypothèse : un enfant qui se plaint souvent peut avant tout avoir le besoin d’être entendu et reconnu. Avec de la patience et quelques ajustements, il peut apprendre à équilibrer son regard et à apprécier ce qui va bien.

Evidemment, ce n’est pas une vérité absolue et parfois il peut s’agir d’autres choses, comme le signalement d’une difficulté dans sa vie…

💛 Et pour vous, parents…

Si vous vous sentez parfois à bout de patience face aux plaintes répétées, souvenez-vous : c’est normal. Vous êtes humains, vous avez vos limites, et vous faites déjà beaucoup.
Ce qui peut rendre ces moments encore plus difficiles, c’est souvent ce décalage entre tout ce que vous avez donné pour votre enfant et la sensation d’injustice lorsqu’il se plaint malgré tout. Cela amène une question essentielle : quelle place prenez-vous, vous, en tant que parent ?

 

En effet, si vos actions se vivent comme des sacrifices, chaque plainte de votre enfant peut sembler dirigée contre vous, et devient alors insupportable. Mais si, au contraire, vous prenez soin de vos besoins (au moins un peu soyons honnêtes !), il sera bien plus facile d’accueillir ses émotions sans vous sentir attaqué.e.

 

☀️ On le répète sans cesse chez « Gestes et mots d’amour » : prendre soin de vous, c’est aussi aider votre enfant à évoluer dans un climat plus serein.

 

💌 Et vous ?

Votre enfant est-il dans une période où il se plaint beaucoup ? Quels petits rituels positifs avez-vous testés à la maison ?

 

🙋 Et si vous sentez que les plaintes prennent trop de place et pèsent sur votre relation, sachez que nous accompagnons les parents à retrouver des relations plus apaisées et plus joyeuses avec leurs enfants : voir nos activités.

 

👉 Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !


Vacances : quand les divergences éducatives s’invitent…

Vacances : quand les divergences éducatives s’invitent…

☀️ Les vacances, synonymes de changement

L’été est censé être le moment où tout le monde relâche la pression. Mais voilà… entre les glaces à 18h, les écrans à volonté, le coucher à minuit ou les grands-parents qui laissent tout passer, les vacances révèlent parfois des désaccords éducatifs que le quotidien camoufle mieux.

 

🏡 Chez soi, on tient un cap. Mais en vacances dans la famille ?

Les rythmes changent, les repères aussi. On vit parfois sous le même toit que les grands-parents, les oncles, les cousins, chacun avec sa propre idée de ce qui est « normal » :
– « Laisse-le, c’est les vacances ! »
– « Dans mon temps, on ne faisait pas autant d’histoires pour une tablette… »
– « Un peu de sucre ne lui fera pas de mal, voyons ! »

 

🍒 Dans le couple

Même au sein du couple parental, parfois l’un veut relâcher, l’autre poser des limites. L’un trouve ça mignon, l’autre trouve ça insupportable. Et les enfants, eux, s’adaptent très vite à celui qui dit « oui »…

 

👉 Ce que ça vient réveiller

Ces situations peuvent raviver des tensions entre adultes, réveiller des blessures anciennes, ou générer un sentiment de perte de contrôle chez les parents : « Ce n’est plus moi qui décide… »
Et les enfants, eux, expérimentent les limites, observent, s’adaptent — parfois à leur avantage !

 

🤔 Pourquoi c’est normal ?

Parce que chaque adulte arrive avec son histoire, ses besoins de repos, ses croyances éducatives. Parce que les vacances sont un espace à la fois commun… et très personnel.

 

🎯Quelques repères pour ne pas exploser (ou culpabiliser)

Se poser la question : “Quel souvenir je veux que mon enfant garde de ces vacances ?”

 

Anticiper : dire en amont ce qui est important pour vous (« On préfère éviter les écrans avant de dormir », « On garde l’heure du repas ensemble »). Ce n’est pas toujours respecté, mais c’est posé. Et quand les enfants sont en âge de le faire, définir ensemble les règles/limites qui nous semblent importants pour le vivre ensemble pendant les vacances.

 

Choisir ses combats : la maison est pleine, les rythmes sont différents, on ne pourra pas tout cadrer. Mieux vaut définir quelques points non négociables (sécurité, respect, sommeil minimum…) et lâcher du lest ailleurs.

 

S’allier à son co-parent (quand il y en a un) : un petit débrief du soir ou s’accorder un temps d’échange peut aider à garder le lien et la cohérence, sans se juger.

 

Faire équipe avec les autres membres de la famille quand c’est possible, en valorisant leur rôle plutôt qu’en les affrontant : « On est contents qu’il ait ce temps spécial avec vous. Pour que tout se passe bien, est-ce qu’on peut s’accorder sur… ? »

 

🌱 Et si c’était une occasion d’apprentissage ?

Montrer à son enfant que les adultes ne sont pas toujours d’accord, mais qu’on se parle, qu’on s’écoute (ou qu’on essaie)… c’est aussi un modèle de communication.

Les vacances ne seront peut-être pas parfaites — mais elles peuvent être riches. De souvenirs, de discussions, de lâcher-prise… et même de petites tensions, qui font partie de la vraie vie.

 

🌴Envie d’aller plus loin dans vos relations ?

Nous proposons des accompagnements, du coaching et de la thérapie, en groupe ou en individuel, pour vous aider à prendre conscience, amorcer et intégrer des changements dans votre quotidien familial.

 


Activité extrascolaire : faites le bon choix !

Activités extrascolaires : faites le bon choix

Deuxième trimestre de l’année : on pense déjà aux activités extrascolaires de septembre

Le mois de mai s’installe doucement… et avec lui, pour beaucoup de familles, une période de bilans et de projections :
“Quelle activité extrascolaire pour l’an prochain ? Garde t-on le même rythme ? Il aimerait essayer le théâtre… et elle voudrait arrêter la gym. Elle aurait besoin de s’ouvrir aux autres ou peut-être de se défouler. Il veut faire comme untel … Mais on fait quoi ?”

En effet, le dernier trimestre scolaire est un moment de transition subtil, où l’année en cours n’est pas encore finie, et où les inscriptions pour la prochaine se préparent déjà.
Et si ce moment devenait une vraie opportunité pour faire un pas de côté et questionner nos choix, nos habitudes et nos élans ?

🤸🏼Choisir une activité extrascolaire, ce n’est pas anodin.

Effectivement, choisir une activité, c’est ouvrir une nouvelle fenêtre dans la semaine de l’enfant : un lieu, un groupe, un adulte référent, un rythme, des règles.
Tout d’abord, pour qu’un enfant puisse y grandir, s’y épanouir, il a besoin d’un cadre sécurisant, d’une relation de confiance, d’un espace où il sent qu’il a le droit d’être lui-même, d’avancer à son rythme, de faire des essais – parfois des erreurs – sans crainte d’être jugé.

C’est pourquoi, lee besoin de sécurité affective est essentiel à tout apprentissage durable et profond. En effet, quand ce besoin est nourri, l’enfant peut s’ouvrir au monde, explorer, créer, oser.

Cependant, toutes les activités ne nourrissent pas de la même façon ce besoin.
Alors, on peut se poser quelques questions toutes simples, mais précieuses : est-ce que je connais le lieu, la pédagogie, la posture des adultes encadrants ? Est-ce que la discipline valorise la compétition ou la coopération ? Est-ce que les enfants sont écoutés ? Est-ce que mon enfant a le droit d’être « moyen », ou de progresser doucement ? Mon enfant peut-il faire un essai, changer d’avis ?

🎯Est-ce que cette activité extrascolaire répond à un élan de mon enfant ou à une attente de ma part ?

Evidemment, il n’y a pas de mal à proposer, à initier, à transmettre ce qui nous tient à cœur… Néanmoins, avons-nous aussi l’espace d’écouter ce que l’enfant souhaite ou redoute ? Ai-je pris le temps d’explorer ce qui répond peut-être à mes propres rêves d’enfant ?

😍 Est-ce que cette activité extrascolaire est encore source de plaisir pour lui ? Pour nous ?

L’enthousiasme du mercredi ou la boule au ventre du samedi matin peuvent être de bons indicateurs… Parfois cela me coûte en tant que parent, comment puis-je organiser les choses pour ne pas finir avec un réservoir vide ? Puis-je trouver du relais ou du soutien ?

🏅Et puis parfois, sans qu’on s’en rende compte, une autre logique s’invite…

Celle de la performance.
Des niveaux à atteindre. Des progrès à démontrer. Un spectacle à réussir. Une médaille à ramener.

Tout cela n’est pas forcément négatif — certains enfants adorent les défis, les échéances et les repères concrets.
Cependant, pour d’autres, cela peut devenir une source de pression ou de comparaison. Ainsi, petit à petit, ce qui était une activité plaisir devient une tâche parmi d’autres. Un devoir déguisé. Une case à cocher.

Il est vrai que dans notre société, on valorise beaucoup le « faire », le « produire », le « réussir ». Et parfois, cette course s’installe aussi dans les loisirs.
Comme si être un « bon parent », c’était proposer une activité par jour, un agenda bien rempli, un enfant toujours stimulé.

Mais on peut aussi faire un pas de côté.
Et se souvenir que les enfants ont une capacité naturelle à apprendre, à explorer, à grandir, pour peu qu’on leur en laisse le temps et l’espace.

Par exemple, le jeu libre, les temps calmes, l’ennui même (voir notre article « L’ennui, un secret pour grandir ? ») sont des terreaux fertiles pour l’imaginaire, la résolution de problème, la confiance en soi…

En fait, l’apprentissage n’a pas toujours besoin d’un cadre formel ou d’un adulte qui guide : il peut naître d’une motivation interne, de cette curiosité spontanée qui pousse un enfant à construire une cabane, à sortir avec des amies et des amis, à dessiner pendant des heures, à apprendre le nom des dinosaures par cœur ou à jouer aux jeux vidéos…

Faire confiance à cela, c’est parfois accepter qu’il ne fasse pas “comme les autres”, qu’il ne rentre pas dans les mêmes cases.
C’est poser un regard différent sur ce qu’est « grandir » et sur notre rôle à nous, adultes, dans ce processus.

🌼Prendre le temps

Alors peut-être que ce mois de mai et ses jours fériés peuvent devenir un moment tout simple…
Un temps pour observerécouter, et réajuster si besoin.
Un temps pour nous rappeler que grandir, ce n’est pas toujours aller plus vite ou faire plus.
Parfois, c’est juste laisser un peu de place à l’imprévu, au jeu, à l’élan.
C’est aussi être dans une écoute active et se faire confiance… pour faire les choix qui résonnent juste, ici et maintenant, pour notre famille💛

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Frères et soeurs : de la rivalité à la complicité

Frères et soeurs : de la rivalité à la complicité

Frères et soeurs

La fratrie (quand il n’y a que des garçons) ou la sororie (quand il n’y a que des filles) ou l’adelphie (garçons et filles) est souvent idéalisée par les parents. En effet, si elles sont souvent marquées par des moments de complicité, elles peuvent aussi être sources de jalousie, de conflits et de tensions. Comprendre les facteurs influençant ces dynamiques est essentiel pour favoriser des liens harmonieux au sein de la famille. Ainsi, comment les parents peuvent-ils favoriser le vivre ensemble, tout en respectant la personnalité de chacun ?

Nous partageons avec vous des informations et des astuces tirées notamment de l’approche Faber et Mazlish et du dernier livre d’Héloïse Junier « Frères et sœurs ».

Les disputes, un mal nécessaire ?

⚡Pourquoi c’est normal

Les conflits entre frères et sœurs sont inévitables et font partie intégrante de leur développement social et émotionnel. Ces disputes leur permettent d’apprendre à gérer les désaccords, à exprimer leurs émotions et à développer des compétences de résolution de problèmes.

🎯Le rôle du parent :

  • Laisser les expérimenter sans intervenir immédiatement : les frères et soeurs peuvent ainsi apprendre à résoudre leurs conflits seuls (hors situation de danger, de violences ou de domination).
  • Éviter de désigner un « coupable » : chaque enfant a sa propre perception du conflit.
  • Aider à mettre des mots sur les émotions (« Tu es en colère … ») pour encourager l’expression plutôt que l’agressivité.

Encourager la coopération plutôt que la compétition

⚖️ Pourquoi la comparaison est néfaste

Chaque enfant a sa propre personnalité, ses forces et ses faiblesses. Comparer (« Regarde ton frère, lui, il range sa chambre ! »)  peut engendrer des sentiments de rivalité, d’infériorité ou de supériorité, nuisant à leur estime de soi et à leur relation.

✅ Comment favoriser la coopération

  • Valoriser chaque enfant pour ses qualités propres, sans les opposer.
  • Encourager des projets communs (« Vous voulez construire une cabane ensemble ? »).
  • Montrer l’exemple : si les parents prônent la bienveillance et l’entraide, les frères et soeurs auront tendance à suivre naturellement.
  • Éviter les étiquettes : éviter de qualifier un enfant de « sage » ou « rebelle », ce qui peut figer les rôles et alimenter les tensions.

L’importance des moments partagés (et des moments seuls)

🕰️ Pourquoi l’équilibre est clé

Passer du temps ensemble est essentiel pour créer des souvenirs et renforcer les liens (idées sur le blog avec l’arrivée du printemps : ici) tandis que des moments individuels permettent à chaque enfant de se développer en tant qu’individu distinct.

💡Quelques astuces :

  • Instaurer des rituels collectifs : un dîner spécial, un jeu en famille, une sortie où tout le monde participe.
  • Permettre à chaque enfant d’avoir des moments privilégiés avec ses parents.
  • Respecter les besoins individuels : Permettre à chaque enfant d’avoir du temps seul ou des activités personnelles favorise leur épanouissement.

Fratries dans les nouvelles familles : comment créer du lien ?

👨‍👨‍👧‍👦 Les défis des familles recomposées

Les enfants ne grandissent pas toujours ensemble dès le départ, ce qui peut compliquer la relation. Ils peuvent ressentir de la distance, voire du rejet, face aux nouveaux membres de la famille.

🛠️ Quelques pistes pour tisser des liens en douceur :

  • Ne pas forcer l’attachement : la relation doit se construire au rythme des enfants.
  • Organiser des activités ludiques pour créer des souvenirs communs.
  • Laisser chaque enfant exprimer ses émotions face aux changements familiaux.
  • Éviter les termes « demi » ou « beau/belle » si cela ne convient pas aux enfants : certains préfèrent parler simplement de « frère » ou « sœur », d’autres ont besoin de nuances.
  • Respecter les histoires individuelles : Reconnaître et honorer le passé de chaque enfant tout en construisant une nouvelle dynamique familiale.

Facteurs influençant les relations entre frères et sœurs selon Héloïse Junier.

🌋 Différents tempéraments au sein de la fratrie

Les enfants peuvent avoir des réactions émotionnelles variées face aux mêmes situations. Certains sont plus sensibles et réactifs, ce qui peut augmenter la fréquence des conflits.

🎢 Différence d’âge entre frères et sœurs

Un écart d’âge réduit (3-4 ans ou moins) peut intensifier les sentiments de concurrence en raison de besoins similaires en attention et reconnaissance. Cependant, cela peut également favoriser une forte complicité. À l’inverse, un écart d’âge plus important (6 ans et plus) peut réduire la fréquence des conflits.

🏠 Promiscuité dans la fratrie

Le manque d’espace personnel peut accentuer les tensions. Chaque enfant a besoin d’un territoire propre pour se sentir en sécurité et respecté. Cela demande parfois beaucoup de créativité de la part des parents.

💛 Gestion des relations par les parents

Une approche autoritaire et punitive peut accroître le mal-être chez l’enfant et alimenter les rivalités. Adopter une posture empathique et éviter de chercher systématiquement un coupable lors des conflits favorise une meilleure entente.

 

Les relations fraternelles sont façonnées par une multitude de facteurs, allant des différences de tempérament à la gestion parentale des conflits. On peut aussi avoir en tête qu’il existe d’autres facteurs comme : les conditions d’arrivée de l’enfant (désir ou non d’enfant, histoire de la grossesse et de l’accouchement…), les particularités/handicap d’un enfant, la situation du couple conjugal, notre propre histoire en tant qu’enfant… En cultivant l’empathie, en valorisant l’individualité de chaque enfant et en favorisant la coopération, les parents peuvent aider leurs enfants à transformer les rivalités naturelles en une complicité durable.

Envie d’aller plus loin ?

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Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !


Duo parental : quand nos différences éducatives nous challengent

Duo parental : quand nos différences éducatives nous challengent 

Devenir un duo parental

Dans le cadre du duo parental/couple parental, nous employons le terme de « parent » mais vous pouvez le remplacer, en fonction de votre situation familiale, par toutes autres personnes qui participent à l’éducation de vos enfants : grands-parents, co-parents, beaux-parents, etc…
De plus, nous faisons ici des généralités et nous avons bien conscience que des outils ne sont pas utilisables face à certaines personnalités (à explorer possiblement en coaching ou en thérapie).

Devenir parent est une aventure extraordinaire, mais aussi un vrai bouleversement. Si l’on s’imagine souvent partager une vision commune de l’éducation avec notre partenaire, la réalité peut être bien différente. En plongeant dans la parentalité, on découvre parfois que nos croyances, nos principes éducatifs et même nos automatismes diffèrent… et c’est là que les incompréhensions, voire les conflits, peuvent s’installer.

🪐 Quand deux univers éducatifs se rencontrent

Chaque parent arrive avec un bagage unique : son histoire, son éducation, ses valeurs. Ces différences sont souvent invisibles au début de la relation, mais elles se révèlent lorsque les enfants entrent en scène.
Peut-être que vous avez grandi dans une famille où la discipline était stricte, alors que votre partenaire valorise davantage la liberté d’expression. Peut-être que l’un de vous se repose sur l’intuition, tandis que l’autre préfère des méthodes validées par la science. Ces divergences ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles reflètent simplement la richesse de vos expériences respectives.

Cependant, lorsque ces désaccords se heurtent à la fatigue, au stress, à la pression du quotidien ou tout simplement au besoin de s’affirmer de l’enfant, ils peuvent devenir des sources de tensions. Une remarque anodine sur la façon dont on reprend un enfant, une différence d’approche face à une crise… Et soudain, la discussion s’envenime.

🗝️Les clés pour naviguer ces différences sans conflits

Prendre conscience de son propre « héritage éducatif »

Prenez un moment pour réfléchir à vos valeurs profondes. Qu’est-ce qui fait que certaines choses vous tiennent-elles tant à cœur ? Souvent, il s’agit de schémas hérités de votre propre éducation. Nous vous invitons à vou reposer la question du sens, nous faisons tant de choses par habitude !

Ouvrir la discussion, pas le débat

Évitez les phrases accusatrices comme : « Tu fais n’importe quoi avec les enfants ! » Préférez des formulations comme : « Je remarque que nous n’avons pas la même approche sur cette situation. Parle-moi de ton point de vue. » ou tout autre phrase qui permet d’entrer en relation en respectant l’autre.

Ne pas chercher à gagner, mais à comprendre

L’objectif n’est pas d’avoir raison mais de trouver une solution commune, dans l’intérêt de l’enfant. Parfois, un compromis ou une alternance des approches peut fonctionner. On peut aussi impliquer l’enfant dans certains choix : « Qu’est ce qui te paraitrait juste pour toi ? » tout en lui partageant nos réflexions et nos contraintes. On peut être surpris de la pertinence des réponses de nos enfants !

Anticiper les situations à chaud

Les conflits explosent souvent quand la fatigue est à son comble. Essayez d’en discuter à tête reposée, dans un moment calme, plutôt que sur le coup de l’émotion.

Rappeler ce qui vous unit

Vous êtes tous les deux là pour une raison commune : le bien-être de votre enfant. Prenez un moment pour reconnaître vos efforts respectifs​ et gardez à l’esprit que faire équipe vous mènera plus loin ! Le duo parental n’est plus/pas le couple conjugal, n’hésitez pas à trouver un tiers de confiance pour vous aider à cheminer et à ne pas laisser les tensions du couple conjugal s’inviter dans la relation avec votre enfant. 

🛤️ Pour cheminer plus loin sur cette question du couple parental et des divergences éducatives, nous vous invitions en séance de coaching parental ou en ateliers Faber et Mazlish


L’éducation à l’égalité commence dès l’enfance

L’éducation à l’égalité

commence dès l’enfance

8 mars : Journée internationale des droits des femmes

Le 8 mars est associée à la Journée internationale des droits des femmes, une date essentielle pour se rappeler du chemin parcouru et de celui qu’il reste à faire. Il faudra effectivement du temps pour bâtir une société où l’égalité des droits entre les êtres humains ne serait plus un idéal, mais une réalité. Et si cette transformation passait notamment par l’éducation que nous offrons à nos enfants ?

Pourquoi l’éducation est au coeur du changement ?

Nos enfants grandissent dans un monde en mutation, où les stéréotypes de genre ont encore une grande influence mais où nous avons la possibilité de semer d’autres graines. Leur offrir une éducation qui tend à les libérer des modèles traditionnels du patriarcat, c’est faire tout notre possible pour leur permettre d’être pleinement eux-mêmes, sans les assigner à des rôles figés.

Interrogeons nos propres croyances et résistances

Avant d’accompagner nos enfants vers un monde plus égalitaire, il est essentiel d’interroger nos propres modèles et croyances. Quels messages avons-nous reçus dans notre enfance sur le rôle de chacun ? Quels comportements perpétuons-nous consciemment et/ou inconsciemment ? Changer notre regard demande de prendre du recul sur nos résistances, sur ces petites phrases ou habitudes ancrées qui influencent notre manière d’élever nos enfants. Se questionner, c’est déjà amorcer le changement.

 La famille : premier lieu d’expérience de la société

La famille est le premier espace social où nos enfants apprennent à interagir avec les autres, à comprendre les dynamiques de pouvoir, de respect et d’équité. Ce qu’ils observent et vivent au sein du foyer façonne leur vision du monde. C’est aussi un lieu pour échanger, partager les questionnements, offrons-nous une vraie écoute libre à nos enfants? En veillant à instaurer un climat d’égalité et de respect à la maison, nous leur offrons un modèle de société plus juste et équilibré.

Des idées concrètes pour éduquer à l’égalité à chaque âge

👶 Dès la petite enfance (0-3 ans) :

Offrir des jouets variés sans les restreindre par genre (poupées, camions, cuisine, outils… tout est possible !).
Sortir des stéréotypes de genre et valoriser autant la douceur que la force chez chaque enfant.
Accueillir l’enfant tel qu’il est et lutter contre les messages restrictifs qu’il peut recevoir de l’entourage.
Montrer l’exemple en partageant équitablement les tâches domestiques.

👧🏼 👦🏻 Enfants (3-10 ans) :

Lire des livres inclusifs mettant en scène par exemple des héroïnes fortes et des garçons sensibles.
Encourager l’expression des émotions sans tabou : un garçon a le droit de pleurer, une fille a le droit d’être en colère.
Lutter contre les injonctions (« Une fille doit être sage », « Un garçon ne pleure pas »).
Encourager tous les centres d’intérêt sans distinction (sport, art, science, bricolage, danse, couture, jeux vidéos… tout est bon à explorer !).
Parler de consentement, de respect et de relations saines dès que possible.

🧑🏿 Adolescentes et adolescents (11 ans et +) :

Discuter des inégalités avec des faits concrets et des exemples inspirants.
Sensibiliser à la charge mentale et à l’équilibre dans les relations.
Encourager chacun et chacune à croire en ses ambitions sans se limiter aux attentes de la société.
Proposer des parcours de vie, des biographies inspirantes d’hommes ET de femmes quels que soient les domaines de réalisation
Développer leur esprit critique en les invitant à analyser les messages véhiculés par les médias, la publicité, les films et les réseaux sociaux.

L’importance de la communication et de l’éducation non violente

Derrière cette réflexion sur l’égalité se cache aussi une question plus large : celle des violences, qu’elles soient physiques, verbales, psychologiques, économiques, administratives ou sexuelles. Apprendre à communiquer autrement, à poser ses limites avec bienveillance et à reconnaître ses émotions est essentiel pour construire un monde où le respect prime sur la domination. L’éducation non violente est une clé précieuse pour permettre à nos enfants de grandir sans reproduire des schémas de violence, et cela commence par notre propre posture en tant qu’adulte.

Envie d’aller plus loin ?

Nous proposons des accompagnements et du coaching, en groupe ou en individuel, pour vous aider à mettre en place ces changements dans votre quotidien familial.

Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !


Est-ce que je fais bien les choses avec mes enfants ?

Est-ce que je fais bien les

choses avec mes enfants ?

Est-ce que je fais bien les choses avec mes enfants ?

En tant que parents, nous nous posons souvent cette question : « Est-ce que je fais bien les choses avec mes enfants ? » Notre intention est toujours la même : permettre à nos enfants de devenir des adultes autonomes, bien dans leurs baskets, et capables de vivre en harmonie avec les autres. Mais il n’existe pas de recette toute faite. Chaque situation, chaque enfant, chaque parent est unique.

 

Notre enfant est unique

Il a son caractère, son histoire, et les événements qu’il traverse vont le façonner de manière singulière.

 

En tant que parents, nous sommes également uniques.

Nous évoluons avec chaque expérience, apprenant de nos réussites comme de nos erreurs. Notre propre éducation et nos relations nous influencent.

 

Chaque situation est unique

Elle survient à un moment précis, dans un contexte particulier.

 

Non aux méthodes impersonnelles

Pourtant, de nombreux professionnels de la parentalité vendent des solutions « clé en main », promettant de résoudre tous les défis. Ces méthodes peuvent parfois aider temporairement, mais elles ne prennent pas en compte la complexité de chaque famille. Dès qu’un des éléments de l’équation change (enfant + parent + situation), tout est à recommencer. Cela devient épuisant et peut nourrir un sentiment d’échec constant.

 

Une autre question à se poser

Plutôt que de nous épuiser dans la quête de perfection, pourquoi ne pas se poser une question plus constructive ?

Nous vous proposons donc : « Comment puis-je vivre ma parentalité en cohérence avec mes valeurs, me sentir à ma juste place ? »

L’idée n’est pas forcément de faire davantage ou d’ajouter des injonctions, mais d’explorer quelque chose de plus profond : la curiosité, la croissance, le développement… Comme pour tout cheminement, cela nécessite des informations, des savoir-faire et du temps. Imaginez un jardinier qui apprend à cultiver ses plantes : il se renseigne sur les besoins de chaque espèce, les contraintes des sols, il observe, il s’adapte… Mais il sait que chaque plante est unique et qu’aucune méthode n’est universelle. De nombreux paramètres échappent à son contrôle, et il sait aussi que la plante sait intuitivement ce dont elle a besoin.

 

Le parent jardinier

Tout comme ce jardinier, en tant que parent, vous avez besoin de plusieurs éléments :

  • Des informations.
  • De l’observation.
  • De la créativité.
  • Et beaucoup de patience.

Comme chaque graine a besoin de temps pour germer, chaque parent a besoin de temps pour grandir avec son enfant.

En revanche, ce dont vous n’avez pas besoin, ce sont des jugements ou des conseils non sollicités.

C’est là que le soutien parental devient précieux, que ce soit en groupe, en couple, ou en individuel.

 

Une alchimie unique chez Gestes et mots d’amour

Chez Gestes et mots d’amour, nous vous proposons cette alchimie unique :

  • Une expertise solide en développement de l’enfant, en neurosciences, en processus émotionnels et traumatiques.
  • Une écoute active et une disponibilité réelle.
  • Une adaptabilité à chaque situation familiale.

Choisir nos ateliers ou du coaching parental, c’est choisir une vision à long terme. Il ne s’agit pas simplement de « gérer » une situation donnée, mais de réfléchir à la relation que vous voulez construire avec votre enfant et ce que vous souhaitez lui transmettre. Comment cette relation peut-elle l’aider à s’épanouir, à vivre pleinement en société et à traverser les différentes situations de vie ?

Prenons l’exemple de l’affirmation de soi : Quand un enfant passe par la phase des « terrible two », cela peut être difficile pour les parents. Mais cette phase d’opposition est en fait une étape naturelle dans le développement de son identité. L’enfant n’agit pas contre vous, mais pour lui-même. Tout comme la plante, l’enfant est connecté à ses besoins et les exprime à sa manière.

 

Prêt à transformer votre parentalité ?

Faites un pas de côté, changez de regard sur votre quotidien parental et inscrivez-vous dès aujourd’hui à un atelier ou à une session de coaching. Explorez une parentalité plus épanouissante et harmonieuse, pour vous et pour votre enfant. Ensemble, cultivons des relations qui fleuriront à long terme !


3 mythes toxiques sur la parentalité positive dévoilés

3 mythes toxiques sur

la parentalité positive dévoilés

👉 3 mythes toxiques

Connais-tu les 3 mythes toxiques sur la parentalité positive que tu dois ABSOLUMENT briser si tu veux devenir le parent que tu as envie d’être ?

Après avoir accompagné des milliers de parents de tous horizons au cours de ces 6 dernières années, nous pouvons affirmer que les parents qui cheminent le plus sont ceux qui sont sortis de la vision binaire bien/mal concernant la parentalité positive.

Et c’est plutôt logique : selon ton état d’esprit et tes croyances, tu peux littéralement être ton pire ennemi comme ton meilleur atout !

Alors sans plus attendre, il est temps de faire voler ces mythes en éclat 💥

 

Mythe #1️⃣ : « Je dois être bienveillant(e) en permanence avec mon enfant pour cocher la case [parentalité positive] » 

Ça ne pourrait pas être plus faux !

Depuis des années, nous lisons beaucoup de témoignages sur les réseaux sociaux de parents qui, après avoir expérimenté la parentalité positive, rejettent totalement cette approche.

Effectivement, la parentalité positive n’est pas une recette magique et demande beaucoup d’écoute, de patience et d’énergie. Dans un environnement relayant l’injonction à être « parfait(e) », il est facile de tomber dans l’écueil, de s’oublier soi-même et d’en arriver à un état d’épuisement intense. Ce qui nous amène souvent à faire l’inverse de ce que l’on aimerait faire.

Nous le répétons, nous ne pouvons pas avoir la même énergie, les mêmes capacités et les mêmes possibilités chaque jour. Et oui, nous sommes humains, et c’est parfait comme cela ! Dans la parentalité positive, la bienveillance commence par soi-même, donc remplissons en priorité notre propre réservoir afin de pouvoir donner ensuite à nos enfants.

En fonction de l’âge de l’enfant, nos besoins seront peut être à différer mais ils seront toujours à prendre en compte !

De plus, l’expression des émotions est au coeur de notre approche, il est tout à fait sain et modélisant pour l’enfant que tu puisses exprimer ce qui ce passe pour toi, que cette émotion soit agréable ou désagréable. Bien sûr, l’exprimer de façon respectueuse pour chacun (oui, oui même la colère !), cela se (ré)apprend !

 

Mythe #2️⃣ : “Je peux devenir le parent que j’ai envie d’être sans travailler sur moi”

C’est souvent l’autre croyance qui amène les parents à affirmer que la parentalité positive ne « fonctionne » pas.

La parentalité positive, ça ne se limite pas à des outils. Avec l’apport des neurosciences (et celles-ci évoluent régulièrement), de nombreuses études prouvent l’impact de l’environnement, de l’attachement et de l’éducation sur nos comportements d’adulte.

La parentalité positive apporte ainsi une perspective, un regard différent sur l’enfant qui vont nous amener à déconstruire des schémas, à nous remettre en question. Ensuite nous pourrons nous approprier les outils et améliorer nos relations.

C’est pourquoi, dans nos coachings et nos ateliers, nous accueillons chaque parent là où il en est. Notre idée n’est pas de te changer mais de t’accompagner pour que tu puisses regarder avec lucidité là où tu en es, pour que tu puisses prendre conscience de tes forces et de tes failles. Nous proposons de prendre le temps, de respirer, d’échanger, de porter un autre regard sur l’enfant et sur toi-même.

 

Mythe #3️⃣ : La parentalité positive met à l’écart les enfants des réalités de la vie (en bref de ses difficultés et de sa violence)

D’une part, accompagner nos enfants dans une parentalité positive ne signifie pas leur dire oui à tout et les laisser faire tout ce qu’ils veulent. Nous le répétons, la parentalité positive nécessite des règles et ne s’apparente en rien au laxisme (dans le laxisme, les besoins et envies de l’enfant priment sur ceux de l’adulte).

D’autre part, l’objectif principal de l’éducation positive est de donner confiance en soi à nos enfants, de leur donner une image positive d’eux-mêmes, de les encourager à développer leurs forces et leurs talents, ce qui aide grandement pour se positionner dans un groupe et de participer à la gestion de conflit de manière constructive.

En développant leur intelligence émotionnelle, nos enfants développent également leur empathie. Par exemple, ils seront capables de comprendre que derrière un comportement méchant (et non une personne méchante !) se cache souvent un besoin non assouvi. Et de plus, ayant bâti une relation de confiance avec leurs parents, ils n’hésiteront pas à se confier à eux en cas de problème.

La parentalité positive encourage donc les enfants à devenir des adultes autonomes, responsables et épanouis en leur fournissant des ressources en fonction de chaque situation.

Pourquoi croire en ces 3 mythes pose problème ?

Parce que cela t’empêche de prendre les bonnes décisions.

Tu penses que tu n’as pas ce qu’il faut pour y arriver, ou que ça sera plus dur que ça ne l’est réellement.

Résultat de ces mythes ?

Tu ne passes pas à l’action. Donc tu ne transformes pas tes relations avec ton/tes enfant(s).

Expérimentant nous-mêmes la parentalité positive au sein de nos familles, et ayant accompagné des milliers de parents à devenir le parent qu’ils ont envie d’être, nous savons que c’est possible.

La vraie difficulté, c’est qu’on trouve de tout et du n’importe quoi sur internet (et surtout du n’importe quoi).

Et qu’après avoir essayé d’appliquer des tonnes de (mauvais) conseils, des conseils contradictoires ou des conseils auxquels ils ne croient pas, la plupart des parents abandonnent ou oscillent dans leur posture.

Mais tu sais quoi ?

Nous ne voulons pas que ça t’arrive. Nous ne voulons pas que tu abandonnes car nous savons que tu peux devenir le parent que tu as envie d’être.

Autrement, comment des milliers de personnes vivraient cette approche au quotidien au sein de leur foyer si c’était si dur ? Sont-ils tous des super-héros  ?

🚫 Non.

Ils l’ont fait en étant accompagnés et en trouvant des clés pour avancer pas à pas dans leur rencontre avec l’enfant et avec soi 💪

Alors si tu es prêt(e) à passer à l’action et à avancer sur le chemin de ta parentalité, réserve ta séance de coaching parental ou ton atelier en groupe !


L'ennui : un secret pour grandir ?

L’ennui : un secret pour grandir ?

L’ennui, un sentiment désagréable ?

On pense souvent à l’ennui comme un sentiment désagréable. D’ailleurs, certaines personnes ne  peuvent rester sans rien faire et cumulent les activités ou travaillent sans cesse. Cette façon de faire est appuyée par la société qui nous demande principalement d’être actifs et ne pas avoir de temps morts. C’est aussi une façon d’oublier la peur du vide qui nous habite. Nous gardons ainsi notre esprit occupé, l’empêchant de se poser certaines questions et de se demander, par exemple, ce à quoi on aspire vraiment.

L’ennui est pourtant inévitable et mieux vaut apprendre à vivre avec le plus tôt possible. Connaître l’ennui et savoir l’apprivoiser permet d’être moins démuni lorsque celui-ci surgit. D’autant plus que l’ennui a en réalité de nombreux bienfaits, notamment pour le développement global des enfants.

Plusieurs aspects positifs de l’ennui et comment il peut être bénéfique pour les enfants :

1. Développement de la créativité

  • Stimulation de l’imagination : Lorsque les enfants s’ennuient, ils sont obligés de trouver des moyens de s’occuper. Cela encourage leur créativité et leur imagination. Ils peuvent inventer des jeux, des histoires, ou des projets artistiques.
  • Exploration intérieure : L’ennui pousse les enfants à explorer leur monde intérieur et à développer des idées et des scénarios qui ne sont pas immédiatement dictés par des stimuli externes.

 

2. Indépendance et autonomie

  • Prise d’initiative : Face à l’ennui, les enfants apprennent à prendre des initiatives pour se distraire. Ils développent ainsi leur capacité à être autonomes et à gérer leur temps de manière proactive.
  • Résolution de problèmes : Trouver des moyens de se divertir en l’absence d’activités prédéfinies les aide à développer des compétences en résolution de problèmes et en planification.

3. Développement émotionnel et social

  • Régulation des émotions : L’ennui participe à enseigner aux enfants comment tolérer et gérer des états d’inconfort. Cela peut renforcer leur résilience et leur capacité à gérer des situations où l’immédiateté des récompenses ou des divertissements n’est pas disponible.
  • Renforcement des compétences sociales : En étant moins sollicités par des activités structurées, les enfants sont souvent amenés à interagir spontanément avec leurs pairs ou à jouer ensemble de manière plus libre, ce qui peut renforcer leurs compétences sociales.

4. Encouragement de l’apprentissage auto-dirigé

  • Exploration et curiosité : L’ennui peut stimuler la curiosité et l’envie d’explorer de nouveaux centres d’intérêt ou de nouvelles compétences. Par exemple, un enfant qui s’ennuie peut décider de lire un livre, de construire quelque chose ou de découvrir comment fonctionne un objet.
  • Apprentissage par l’expérience : Les enfants apprennent par essais et erreurs lorsqu’ils trouvent des façons de surmonter l’ennui, ce qui est une méthode précieuse d’apprentissage autodirigé.

5. Temps pour la réflexion

  • Pause et réflexion : L’ennui offre aux enfants un moment de pause dans un monde souvent hyper-stimulé. Cela leur permet de réfléchir à leurs expériences, de digérer leurs émotions et de penser à leurs actions.
  • Développement du soi : En ayant du temps pour eux-mêmes, les enfants peuvent mieux comprendre leurs préférences, leurs passions et leurs valeurs, contribuant ainsi à la formation de leur identité personnelle.

6. Développement de la patience

  • Tolérance à l’ennui : Apprendre à tolérer l’ennui peut aider les enfants à développer la patience et à comprendre que la gratification n’est pas toujours immédiate.
  • Anticipation des plaisirs : Attendre pour quelque chose de stimulant ou de gratifiant leur enseigne à savourer ces moments avec plus d’appréciation et à gérer les attentes.

7. Réduction du stress

  • Moins de pression : Les enfants sont souvent surchargés par des emplois du temps trop structurés. L’ennui peut être une échappatoire à cette pression constante de performance et d’activité.
  • Espaces de calme : L’ennui crée des espaces de calme et de repos, essentiels pour le bien-être mental et physique.

 

 

L’ennui, un ami à apprivoiser !

En somme, l’ennui est loin d’être un ennemi pour les enfants. Au contraire, il joue un rôle crucial dans leur développement global. En leur donnant l’opportunité de s’ennuyer, nous leur permettons de développer des compétences essentielles pour la vie, telles que la créativité, l’autonomie, la gestion des émotions, et la capacité à réfléchir de manière profonde. Encourager des moments d’ennui peut être un cadeau précieux dans un monde où tout est souvent planifié et hyper-stimulé.

Par conséquent, si nous profitions des vacances pour laisser des plages de temps libre ? Du vide dans le planning ? Ce serait l’occasion de se laisser porter par la créativité des enfants : prendre un café imaginaire dans une cabane de serviettes, enfouir un corps dans le sable ou regarder des têtards dans une mare…

Et si vous souhaitez creuser le sujet, nous vous accompagnons en ateliers de groupe et en coaching !