Mieux communiquer : la Communication Non Violente

Mieux communiquer :

la Communication Non Violente

« DĂ©pĂȘche-toi, on va ĂȘtre en retard ! »

« J’ai pas envie ! »

Le ton monte
 vous sentez la colĂšre arriver
 et vous savez dĂ©jĂ  comment ça va finir.

Et pourtant, au fond, vous voudriez juste ĂȘtre entendu(e)

et comprendre ce qui se passe pour votre enfant.

Dans ces moments-lĂ , comment exprimer ce que vous ressentez
 sans qu’il ou elle se sente attaquĂ©(e) ?
Et Ă  l’inverse, comment accueillir ses reproches
 sans vous sentir blessĂ©(e) ou sur la dĂ©fensive ?

💬 La Communication Non Violente

La Communication Non Violente (CNV) est une approche qui aide à se relier à soi
 pour mieux entrer en relation avec l’autre.
Elle invite Ă  comprendre ce qui se joue derriĂšre les mots, chez soi comme chez son enfant.

DĂ©veloppĂ©e par Marshall B. Rosenberg, psychologue clinicien et mĂ©diateur mondialement connu, elle s’appuie sur une conviction simple
👉des relations plus sereines naissent d’une meilleure comprĂ©hension des besoins de chacun.

🌿 Une mĂ©thode simple en 4 Ă©tapes (OSBD) :

  • Observer sans juger
  • exprimer son Sentiment
  • identifier le Besoin derriĂšre le ressenti
  • formuler une Demande claire

C’est donc une maniĂšre concrĂšte de sortir des rĂ©actions automatiques
 et de retrouver du dialogue, mĂȘme quand c’est difficile.

🧑‍🧑‍🧒‍🧒 Ce que cela peut changer au quotidien

  • moins d’escalades dans les conflits
  • plus de comprĂ©hension mutuelle
  • une façon de poser un cadre sans abĂźmer la relation

đŸŒ± Une soirĂ©e pour dĂ©couvrir et expĂ©rimenter

Par conséquent, nous vous proposons  une conférence interactive en visio :
“Comment mieux communiquer en famille : la Communication Non Violente”
en partenariat avec l’association Eclore.

Un temps pour comprendre
 et surtout pour essayer, à partir de situations concrùtes du quotidien.

đŸ—“ïž Mardi 26 mai 2026 – 20h30 Ă  22h
📍 En visio
👛 14€ / connexion (replay disponible)
🔗 Sur inscription ici

Et si vous avez besoin d’un accompagnement personnalisĂ©, le coaching parental est le format adaptĂ© !

⏩ Ensemble, avançons vers une parentalitĂ© plus consciente, plus confiante, plus libre et plus solidaire  !


Comment savoir si mon enfant a une neuroatypie ?

Comment savoir si

mon enfant a une neuroatypie ?

Neuroatypie : et si votre enfant ne faisait pas exprĂšs ?

Pas exprĂšs de :

  • se mettre en colĂšre si vite,
  •  ne pas Ă©couter,
  • d’ĂȘtre maladroit,
  • d’exploser Ă  la maison aprĂšs avoir tenu toute la journĂ©e Ă  l’école…

Beaucoup de parents arrivent Ă  un moment oĂč ils se disent :
« Je sens bien que quelque chose est plus difficile pour lui ou pour elle
 mais je ne sais pas si je m’inquiĂšte pour rien ou s’il faudrait creuser davantage. »

Et si vous vous posez cette question, vous n’ĂȘtes pas seul(e).

Dans mon accompagnement parental, je rencontre souvent des parents qui s’interrogent Ă  un moment du dĂ©veloppement de leur enfant.

On leur dit parfois :

  • « Ça va passer. »
  • « Chaque enfant a son rythme. »
  • « Il est juste un peu sensible / un peu agitĂ©. »

Et parfois
 c’est vrai.

Mais parfois aussi, ces signaux peuvent indiquer “un fonctionnement neurologique qui diffùre de la norme”, soit une neuroatypie selon le dictionnaire Le Petit Robert.

Par exemple, une maman me disait récemment :
« À l’école, on avait des bons retours concernant le comportement et les apprentissages de la part de la maĂźtresse
 mais dĂšs que mon fils passait le portail, il explosait et nos soirĂ©es Ă©taint trĂšs compliquĂ©es. On pensait que c’était un problĂšme d’éducation. Jusqu’au moment oĂč on a compris qu’il faisait des efforts immenses toute la journĂ©e pour s’adapter. »

⚠ Un article (et donc celui-ci ) ne permet pas de poser un diagnostic.

En effet, les neuroatypies sont évaluées à travers des bilans pluridisciplinaires réalisés par des professionnels formés.

👉 Cependant, il y a aussi une rĂ©alitĂ© importante :
les parents sont souvent les premiers Ă  percevoir que quelque chose mĂ©rite d’ĂȘtre explorĂ©. 

Et si vous vous posez la question, c’est probablement qu’une partie de vous a dĂ©jĂ  remarquĂ© quelque chose.

Quand se poser la question d’une neuroatypie ?

Tout d’abord, voici quelques questions qui peuvent aider Ă  faire le point :

  • Vous sentez-vous dĂ©passĂ©(e) par certaines situations avec votre enfant ?
  • Votre enfant vous semble-t-il plus en difficultĂ© que les autres enfants de son Ăąge ? ou au contraire, vous percevez plus de facilitĂ©s par rapport aux autres ?
  • Avez-vous remarquĂ© que certains comportements s’aggravent, stagnent ou persistent dans le temps ?
  • Avez-vous l’impression que votre enfant ne trouve pas sa place Ă  l’école ou dans la famille ?
  • Avez-vous l’impression que les stratĂ©gies Ă©ducatives actuelles ne fonctionnent plus ?
  • Vous sentez-vous Ă©puisĂ©(e) par l’accompagnement de votre enfant ?
  • Recevez-vous rĂ©guliĂšrement des remarques ou jugements sur son comportement ?
  • Votre enfant exprime-t-il un mal-ĂȘtre ?
  • L’école vous a-t-elle alertĂ©s sur des difficultĂ©s ?

👉 Si vous avez rĂ©pondu oui Ă  une seule de ces questions, cela peut ĂȘtre utile d’échanger avec une professionnelle ou un professionnel.

L’idĂ©e n’est pas de  “coller une Ă©tiquette”, mais de

  • mieux comprendre votre enfant
  • adapter l’accompagnement
  • explorer plus en profondeur son mode de fonctionnement.

Quels domaines observer chez son enfant si l’on suspecte une neuroatypie ?

Ensuite, des signes peuvent apparaßtre dans différents domaines du développement et peuvent également vous aider à prendre une décision :

⚠ La prĂ©sence de certains de ces signes ne signifie pas forcĂ©ment qu’un enfant est neuroatypique.

AssurĂ©ment, beaucoup d’enfants peuvent en prĂ©senter ponctuellement.

Ce qui peut amener Ă  consulter, c’est plutĂŽt leur intensitĂ©, leur frĂ©quence, leur persistance dans le temps et l’impact sur le quotidien de l’enfant ou de la famille.

đŸ—ŁïžLangage et communication

  • retard d’apparition du langage
  • soucis de prononciation
  • difficultĂ© Ă  comprendre certaines consignes
  • difficultĂ© Ă  comprendre l’implicite…

đŸ‘„ Relations avec les autres enfants

  • suit le jeu des autres ou au contraire veut tout diriger
  • prĂ©fĂšre les petits groupes
  • peut ĂȘtre rejetĂ© du groupe
  • joue plus facilement avec des enfants plus grands ou plus jeunes…

🎯IntĂ©rĂȘts spĂ©cifiques

  • passions trĂšs intenses
  • centres d’intĂ©rĂȘt trĂšs ciblĂ©s
  • besoin de tout savoir sur un sujet prĂ©cis avant de passer Ă  autre chose…

😡Comportement et Ă©motions

Certains enfants peuvent aussi présenter :

  • des comportements agressifs (envers eux-mĂȘmes ou les autres)
  • des difficultĂ©s Ă  identifier ou exprimer leurs Ă©motions
  • des crises frĂ©quentes ou intenses…

📚 Apprentissage scolaire

On peut parfois observer :

  • des difficultĂ©s d’attention
  • de la lenteur dans les apprentissages
  • un manque de motivation
  • un retard dans certains apprentissages…

👂SensorialitĂ©

Certains enfants ont une hypersensibilité ou une hyposensibilité sensorielle :

  • bruit
  • lumiĂšre
  • textures
  • odeurs
  • sensations corporelles

Autres domaines parfois concernés : 

😮 Sommeil

  • difficultĂ©s d’endormissement
  • rĂ©veils nocturnes frĂ©quents


đŸœïž Alimentation

  • sĂ©lectivitĂ© alimentaire
  • difficultĂ© avec certaines textures
  • lenteur dans les repas


🏃 MotricitĂ©

  • chute souvent
  • gestes difficiles Ă  apprendre
  • Ă©criture compliquĂ©e
  • habillage difficile


đŸšœ Continence

  • rejet de la couche sale
  • refus d’aller sur le pot
  • ne fait que dans certains contextes..

🧒 Tonus musculaire

  • enfant trĂšs mou
  • ou au contraire trĂšs tonique

Qu’est-ce qu’une neuroatypie ?

Une neuroatypie est prĂ©sente dĂšs la naissance et regroupe des fonctionnements cĂ©rĂ©braux qui diffĂšrent de ce que l’on considĂšre comme « typique ». On distingue les Troubles du NeuroDĂ©veloppement des autres profils.

📌 Les Troubles du NeuroDĂ©veloppement (TND), qui relĂšvent d’un diagnostic :

  • Troubles spĂ©cifiques des apprentissages : dyslexie (en lecture), dysorthographie (en orthographe), dyscalculie (en maths)
  • Troubles de la communication : dysphasie (langage, parole, fluence, pragmatique..)
  • Troubles du Spectre Autistique (TSA)
  • Troubles du DĂ©ficit de l’Attention avec/sans HyperactivitĂ© (TDAH) et Trouble Oppositionnel avec Provocation (TOP)
  • Troubles Moteurs : troubles moteurs ou vocaux, trouble dĂ©veloppemental de la coordination (dyspraxie), le syndrome Gilles de la Tourette et les TIC.
  • Troubles du DĂ©veloppement Intellectuel (TDI)

Dans le cas des TND :

  • les difficultĂ©s sont frĂ©quentes et intenses
  • on observe souvent une hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des compĂ©tences (un enfant peut ĂȘtre trĂšs performant dans certains domaines et en difficultĂ© dans d’autres.)

Les manifestations peuvent aussi varier selon l’environnement :

  • facteurs de stress
  • adaptation de l’environnement
  • comprĂ©hension de l’entourage

📌 D’autres profils relùvent plutît d’une identification

  • Haut Potentiel Intellectuel (HPI) : QI > ou = 130
  • Haute sensibilitĂ©/Hyper sensibilitĂ© : beaucoup de recherches sont encore en cours pour faire la part de ce qui relĂšve de l’innĂ© ou de l’acquis.

Ces neuroatypies ne sont pas censĂ©s entraĂźner de souffrance au quotidien, mais peuvent parfois nĂ©cessiter un accompagnement. En cas de souffrance, il est important de poursuivre l’exploration du mode de fonctionnement.

Peut-ĂȘtre que vous vous ĂȘtes reconnue en lisant cet article

Peut-ĂȘtre que certaines situations vous parlent.

Eventuellement, vous hĂ©sitez encore : “Est-ce que je m’inquiĂšte pour rien
 ou est-ce que ça vaudrait la peine d’en parler avec quelqu’un ?

Besoin d’y voir plus clair pour votre enfant ?

Parfois, le plus difficile n’est pas d’obtenir un diagnostic.

C’est dĂ©jĂ  de mettre des mots sur ce que l’on observe au quotidien et de savoir par oĂč commencer.

En effet, certains enfants compensent longtemps.
Ils tiennent
 s’adaptent
 jusqu’au moment oĂč l’épuisement apparaĂźt.

Et dans un systĂšme oĂč les dĂ©lais pour les bilans peuvent ĂȘtre longs, attendre peut parfois crĂ©er une perte de chance pour l’enfant.

Consulter ne veut pas dire qu’il y a forcĂ©ment un trouble
 mais attendre peut parfois retarder une comprĂ©hension qui pourrait dĂ©jà soulager toute la famille.

Lors des séances de coaching parental, je propose un espace pour :

  • prendre du recul sur les situations que vous vivez avec votre enfant
  • identifier les besoins derriĂšre certains comportements
  • mieux comprendre son mode de fonctionnement
  • rĂ©flĂ©chir et proposer des pistes d’accompagnement pour le quotidien
  • vous orienter si besoin vers les professionnels adaptĂ©s pour un bilan

L’objectif n’est pas de poser un diagnostic, mais de vous aider Ă  y voir plus clair, Ă  diminuer les tensions avec des stratĂ©gies adaptĂ©es et Ă  retrouver de la sĂ©rĂ©nitĂ© dans votre rĂŽle de parent.

Parfois, une simple conversation avec un professionnel ou une professionnelle permet déjà de poser des mots sur ce que vous vivez et de clarifier beaucoup de choses.

👉 Si vous sentez que certaines situations deviennent difficiles ou que vous vous posez beaucoup de questions, vous pouvez rĂ©server un premier Ă©change tĂ©lĂ©phonique gratuit ici (15min).

⏩ Ensemble, avançons vers une parentalitĂ© plus consciente, plus confiante, plus libre et plus solidaire  !

 

P.S. : Si vous avez eu votre enfant en tĂȘte plusieurs fois pendant la lecture de cet article
 ce n’est probablement pas un hasard.

👉 Si vous souhaitez en parler, je vous propose un premier Ă©change tĂ©lĂ©phonique gratuit de 15min ici.


Et si les repas difficiles étaient des messages ?

Et si les repas difficiles étaient des messages ?

Quel que soit l’Ăąge, les repas avec les enfants peuvent ĂȘtre source de tensions : il ne mange rien, elle joue avec sa nourriture, elle ne veut que le dessert, il se lĂšve sans arrĂȘt


 Et si ces comportements n’étaient pas des “caprices”, mais des messages ?

👉 Le comportement d’un enfant est un langage : il parle de besoins satisfaits ou non.

Si les repas sont parfois tendus, ce n’est donc ni un Ă©chec Ă©ducatif, ni un manque de compĂ©tences parentales. C’est souvent le signe que quelque chose cherche Ă  s’exprimer.

Avant d’intervenir, on peut alors se demander : « De quoi mon enfant a-t-il besoin lĂ , tout de suite ? »

đŸŒ±Les besoins fondamentaux…aussi dans l’assiette

Un enfant (comme un adulte) se comporte  généralement mieux lorsque ses besoins fondamentaux sont respectés.

En effet, lorsqu’un besoin n’est pas comblĂ©, l’enfant le fait savoir, parfois d’une maniĂšre qui peut nous sembler dĂ©bordante ou inadaptĂ©e.

Ainsi, au moment du repas, plusieurs besoins entrent en jeu (liste non exhaustive) :

đŸ‘Ș Le besoin de sĂ©curitĂ©

Un climat de tension coupe trĂšs souvent l’appĂ©tit.

Effectivement, le stress entraßne notamment la libération de cortisol. Cette hormone diminue la sensation de faim.

âžĄïž Cris, pression, menaces, moqueries ou chantage alimentaire peuvent suffire Ă  bloquer un enfant.

âžĄïž À l’inverse, une ambiance calme, chaleureuse et soutenante favorise l’envie de manger.

💡Un enfant mange d’abord avec son corps
 puis avec sa bouche.

On peut alors se demander : a-t-il besoin de manger
 ou d’abord d’ĂȘtre rassurĂ© ?

On peut aussi se poser la question : est-ce qu’elle a faim lĂ  tout de suite ? Parfois ce n’est pas le cas mĂȘme si c’est l’heure d’un repas. Cela peut nous demander de l’adaptation, mais cela permettra Ă  l’enfant de rester en contact avec ses sensations.

🧭 Le besoin d’autonomie et d’exploration

Manger, ce n’est pas seulement se nourrir. C’est aussi apprendre, expĂ©rimenter, choisir, refuser. Un enfant qui :

  • refuse de manger
  • mange trĂšs vite
  • joue avec la nourriture
  • mange avec les doigts

n’est pas “mal Ă©levĂ©â€.

Il répond souvent à un besoin non assouvi : fatigue, besoin de contrÎle, exploration sensorielle, peur de manquer, faim intense, besoin de décharger


💡Un enfant mange aussi avec ses yeux. Par consĂ©quent, voir l’ensemble du repas (entrĂ©e, plat, dessert) dĂ©clenche l’appĂ©tit et facilite la prise alimentaire. Cela Ă©vite Ă©galement d’associer le dessert (sucrĂ©) Ă  une rĂ©compense si l’enfant a entendu des phrases comme « tu as bien mangĂ©, tu peux prendre ton dessert ».

💛 Le besoin d’estime de soi et de valorisation de soi

Des phrases comme :

  • « Tu es difficile »
  • « Tu manges comme un cochon »
  • « Pas de dessert si tu ne manges pas »

peuvent marquer durablement un enfant.

Certaines de ces phrases, que beaucoup d’adultes ont entendues enfants, sont aujourd’hui reconnues comme des Violences Éducatives Ordinaires (VEO). Elles sont interdites par la loi depuis 2019 et fragilisent la relation à l’alimentation.

On peut leur préférer des alternatives comme :

  • « Tu peux t’arrĂȘter quand ton corps te dira stop. »
  • « Tu as le droit de ne pas aimer. »
  • « C’est difficile aujourd’hui. »

💡 Il arrive qu’un enfant n’ait plus faim du plat, mais encore envie du dessert.
C’est ce qu’on appelle la satiĂ©tĂ© sensorielle : le plaisir diminue pour un aliment
 mais reste prĂ©sent pour un autre.

🧠Alimentation et cerveau : un lien puissant

AprĂšs une journĂ©e, au moment du dĂźner,  l’enfant peut ĂȘtre :

  • fatiguĂ©
  • chargĂ© Ă©motionnellement de sa journĂ©e
  • parfois trĂšs affamĂ©

Dans ces conditions, son cerveau est souvent en mode alerte.
Il lui reste alors peu de ressources pour se contrĂŽler, se concentrer ou gĂ©rer ses Ă©motions. D’autant plus que le cerveau de l’enfant est encore immature : les zones gĂ©rant l’impulsivitĂ©, la rĂ©gulation Ă©motionnelle et l’attention ne sont pas encore pleinement opĂ©rationnelles.

👉L’enfant a donc souvent besoin d’accompagnement pour redescendre Ă©motionnellement.

Cela peut passer par des outils de rĂ©gulation dĂšs le retour Ă  la maison (comme ceux explorĂ©s en atelier Stop aux crises ou en coaching), et aussi par quelque chose de trĂšs concret : l’installation Ă  table.

Parce qu’un enfant qui gigote ou se lĂšve n’est pas forcĂ©ment “mal Ă©duquĂ©â€, il est peut-ĂȘtre mal installĂ©. On vĂ©rifie donc si notre enfant a :

  • les pieds posĂ©s au sol ou sur un repose-pied
  • un dos soutenu
  • un siĂšge stable et dur

💡Un bon tonus postural aide Ă  mastiquer, diminue l’agitation et favorise la curiositĂ© alimentaire.

🍎L’Ă©quilibre alimentaire sans pression

Pendant l’enfance, le cerveau se dĂ©veloppe intensĂ©ment. Il a besoin de glucose, de protĂ©ines de qualitĂ©, de vitamines, de minĂ©raux
 et aussi de bons gras, comme les omĂ©ga-3, prĂ©sents notamment dans les poissons gras et les noix.

Ces nutriments soutiennent le fonctionnement du cerveau et donc les capacitĂ©s d’apprentissage et la mĂ©moire.

À l’inverse, une consommation excessive de produits ultra-transformĂ©s abĂźme les connexions neuronales. Attention aussi aux sucres rapides qui peuvent entraĂźner agitation et impulsivitĂ©.

Pour nous guider, le Programme National Nutrition SantĂ© propose des repĂšres simples. Ces recommandations peuvent ĂȘtre adaptĂ©es en fonction du rĂ©gime alimentaire (vĂ©gĂ©tarisme, vĂ©ganisme,…) mais aussi en cas d’allergies ou d’intolĂ©rances, tout en veillant Ă  couvrir les besoins nutritionnels de l’enfant. Un accompagnement par un professionnel de santĂ© est alors recommandĂ©.

Sans viser la perfection, on peut retenir l’essentiel pour les enfants :

💧Eau Ă  volontĂ©

đŸ„•Â Fruits et lĂ©gumes chaque jour : environ 5 portions (une portion = une poignĂ©e de l’enfant) avec 1 cruditĂ© par repas

🍞 FĂ©culents Ă  chaque repas selon l’appĂ©tit

🧀 Produits laitiers : 3 par jour

🐟 Viandes, poissons, Ɠufs, lĂ©gumineuses (en variant) : une Ă  deux portions par jour

đŸ«’ De bonnes matiĂšres grasses : on privilĂ©gie les huiles vĂ©gĂ©tales et on pense aux graines olĂ©agineuses

🍬  Les produits sucrĂ©s, gras ou ultra-transformĂ©s
 avec modĂ©ration

💡 Un repas est Ă©quilibrĂ© sur la durĂ©e, pas Ă  chaque bouchĂ©e.

👄 « GoĂ»ter » ne veut pas dire « manger »

Dire Ă  un enfant :
« Tu dois goĂ»ter avant de dire que tu n’aimes pas »,
c’est un peu comme proposer un scarabĂ©e Ă  un adulte et ne pas comprendre son refus


GoĂ»ter, en rĂ©alitĂ©, c’est un processus en plusieurs Ă©tapes :

  • regarder (sous diffĂ©rents angles, Ă  diffĂ©rentes distances)
  • sentir
  • toucher
  • poser l’aliment sur les lĂšvres
  • lĂ©cher
  • croquer
  • recracher si besoin
  • avaler si l’on veut et si l’on peut

En effet, forcer un enfant à goûter peut créer du dégoût durable.
À l’inverse, l’exploration sensorielle nourrit la curiositĂ© et la confiance.

On peut dire par exemple :

  • « Tu as le droit de toucher sans manger. »
  • « Tu peux sentir, lĂ©cher, puis recracher. »

💡 Dans de nombreuses cultures, manger avec les mains est courant.
D’un point de vue physiologique, cela favorise la digestion, ralentit la prise alimentaire et renforce le plaisir gustatif.

đŸ€ Pour conclure, le partage des responsabilitĂ©s est la clĂ©

L’adulte est responsable de :

  • proposer des aliments variĂ©s, de qualitĂ© et accessibles pour l’enfant
  • crĂ©er un environnement propice : installation correcte, ambiance sereine…
  • permettre Ă  l’enfant de choisir ce qu’il mange, combien il mange, et dans quel ordre

L’enfant est responsable de :

  • ce qu’il mange
  • la quantitĂ©
  • l’ordre dans lequel il mange

C’est ce qu’on appelle le partage des responsabilitĂ©s, base d’une relation saine Ă  l’alimentation et d’une relation de confiance parent-enfant.

🌟En rĂ©sumĂ©, manger, ce n’est pas juste remplir un estomac.

C’est construire une relation à l’alimentation, au corps, aux sensations
 et au plaisir.

Et si, au prochain repas, on se demandait simplement :
De quoi mon enfant a-t-il besoin, lĂ , maintenant ?

💛

🔍 Une prĂ©cision importante

Ces propositions sont pensĂ©es pour accompagner les difficultĂ©s du quotidien Ă  table. Lorsqu’un enfant prĂ©sente un trouble du comportement alimentaire, un trouble de l’oralitĂ© alimentaire,… ils ne remplacent pas un accompagnement spĂ©cifique. Ils peuvent soutenir la relation, mais un suivi adaptĂ© reste essentiel.


L'anxiété chez l'enfant : un signal à écouter

L’anxiĂ©tĂ© chez l’enfant et l’ado :

un signal à écouter

🌍 L’anxiĂ©tĂ© chez les enfants : quand le monde devient inquiĂ©tant

Guerres, crises climatiques, incertitudes Ă©conomiques, images en continu, discussions d’adultes entendues Ă  la volĂ©e

MĂȘme lorsque l’on pense protĂ©ger nos enfants, le monde actuel s’invite dans leur quotidien. Et pour certains et certaines, cela peut se traduire par une anxiĂ©tĂ© plus ou moins visible.

👉 Bonne nouvelle : l’anxiĂ©tĂ© n’est pas une fatalitĂ©, c’est un signal que nous pouvons accompagner dans de nombreux cas.

Dans cette newsletter, vous trouverez donc :
– une comprĂ©hension simple de l’anxiĂ©tĂ© chez l’enfant
– des repĂšres pour savoir quand s’inquiĂ©ter
– des pistes concrĂštes pour accompagner sans surprotĂ©ger

🙋 Qu’est-ce que l’anxiĂ©tĂ© chez l’enfant ?

L’anxiĂ©tĂ© est une rĂ©action Ă©motionnelle normale d’anticipation face Ă  une situation perçue comme menaçante ou incertaine. Elle s’accompagne d’un sentiment dĂ©sagrĂ©able d’apprĂ©hension, d’une tension musculaire et d’un Ă©tat de vigilance.

L’anxiĂ©tĂ© fait partie du dĂ©veloppement et elle devient problĂ©matique lorsqu’elle est :

  • trop intense
  • trop frĂ©quente
  • ou envahissante au point d’entraver le quotidien de l’enfant

Chez l’enfant, l’anxiĂ©tĂ© ne s’exprime pas toujours par des mots. Elle peut se manifester par le corps, le comportement ou les relations.

👉 L’anxiĂ©tĂ© peut ĂȘtre vĂ©cue chez tous les humains et n’est pas un signe de faiblesse
👉 C’est souvent le signe d’un systĂšme nerveux en alerte, qui cherche Ă  anticiper et donc Ă  se prĂ©parer pour se protĂ©ger.

🎯 Ce que nous pouvons mettre en place au quotidien

Nous ne pouvons pas changer l’état du monde

Mais nous pouvons contribuer à construire une base de sĂ©curitĂ© Ă©motionnelle solide pour l’enfant ou l’adolescent. Attention toutefois Ă  ne pas rassurer systĂ©matiquement l’enfant (ce qui le rendrait dĂ©pendant de nous). En effet, l’idĂ©e est de lui apprendre Ă  dĂ©velopper ses propres ressources face Ă  l’inquiĂ©tude.

1ïžâƒŁÂ Â Nommer sans surcharger

  • Mettre des mots simples sur ce qui se passe en fonction de l’Ăąge :

« Il y a des Ă©vĂ©nements dans le monde qui sont inquiĂ©tants, et beaucoup d’adultes en parlent. »

« Le monde traverse des changements importants, c’est normal que ça te bouscule. »

  • RĂ©pondre aux questions sans entrer dans des dĂ©tails anxiogĂšnes :

« Pourquoi les gens se font du mal ? »
âžĄïžÂ« Parce que parfois les humains ont du mal Ă  se comprendre, Ă  gĂ©rer leurs Ă©motions et Ă  trouver des solutions. »   
                             

« Est-ce qu’il va y avoir une guerre ici ? »

âžĄïž Pour des plus petits : « Personne ne peut savoir l’avenir, mais lĂ  tout de suite, tu es en sĂ©curitĂ© avec moi. »

âžĄïž Avec des plus grands : « Ce que l’on sait, c’est que beaucoup de choses sont mises en place pour Ă©viter les conflits ici. »

  • Accepter de dire : « Je ne sais pas » :

« Je n’ai pas toutes les rĂ©ponses, mais on peut y rĂ©flĂ©chir ensemble. »

« Ce que je sais, c’est que je suis lĂ  pour toi. »

👉Un enfant rassurĂ© n’est pas un enfant Ă  qui l’on cache tout, mais un enfant Ă  qui l’on dit la vĂ©ritĂ© Ă  hauteur d’enfant.

2ïžâƒŁ Accueillir l’émotion sans la nier

PlutĂŽt que :

« Ce n’est rien » âžĄïž « Je vois que ça t’inquiĂšte», « Tu es inquiet/inquiĂšte»

« Tu exagĂšres » âžĄïžÂ Â« Tu as le droit de te sentir comme ça »

« ArrĂȘte d’y penser » âžĄïž « Je suis lĂ  si tu as besoin», « Je suis disponible pour en parler»

👉L’intensitĂ© de l’Ă©motion diminue quand elle est reconnue, pas quand elle est combattue.

3ïžâƒŁÂ Limiter l’exposition Ă  l’actualitĂ©

  • Éviter les infos en continu Ă  la maison et donc sĂ©lectionner les sources d’informations
  • Attention aux conversations d’adultes entendues sans explication
  • VĂ©rifier ce que l’enfant voit sur les Ă©crans (images, vidĂ©os, rĂ©seaux) – voir notre article sur le sujet ICI 

👉 Le cerveau de l’enfant n’a pas la maturitĂ© pour faire face seul aux informations, il a besoin d’ĂȘtre accompagnĂ© au fur et Ă  mesure des Ăąges.

4ïžâƒŁ Revenir au corps

Nous avons compris que l’anxiĂ©tĂ© se vit dans le corps.

Nous avons donc tout intĂ©rĂȘt Ă  accompagner notre enfant ou ado Ă  :

  • bouger (marche, sport, jeux libres)
  • respirer lentement (privilĂ©gier la respiration abdominale et on trouve facilement des vidĂ©os sur internet de cohĂ©rence cardiaque, de techniques respiratoires, etc…)
  • se dĂ©tendre (rituels, auto-massages et massages, temps calmes,  pratique EFT- Emotional Freedom Techniques,…)

👉 Un corps apaisĂ© aide un cerveau Ă  s’apaiser.

5ïžâƒŁ Restaurer le sentiment de contrĂŽle

  • Donner des choix adaptĂ©s Ă  l’ñge

« Tu prĂ©fĂšres Ă©crire ce qui t’inquiĂšte ou en parler ? »

« Tu veux qu’on rĂ©flĂ©chisse ensemble ou que je te fasse confiance lĂ -dessus ? »

  • Valoriser les compĂ©tences :

« Tu poses des questions, tu cherches à comprendre et tu fais preuve de réflexion. »

  • Mettre en lumiĂšre ce qui va bien, mĂȘme quand le monde semble instable :

“Qu’est-ce qui a Ă©tĂ© le plus difficile pour toi aujourd’hui ? Et qu’est-ce qui t’a plu ?”

👉 L’anxiĂ©tĂ© diminue quand l’enfant se sent acteur, pas spectateur impuissant : « Tu ne peux pas tout changer, mais tu peux agir Ă  ton niveau. Et c’est dĂ©jĂ  beaucoup. »

đŸ€” Et si ce n’était pas « que » de l’anxiĂ©tĂ© ?

Quand l’anxiĂ©tĂ© dure, s’intensifie ou empĂȘche l’enfant de vivre normalement (Ă©vitements de situation, rĂ©percussion sur la vie sociale et familiale, rĂ©percussion sur le sommeil, anxiĂ©tĂ© non en phase avec le dĂ©veloppement…), un accompagnement professionnel est clairement recommandĂ©, ne restez pas seul ou seule !

🌟 Pour finir


Dans un monde incertain, les enfants n’ont pas besoin de parents parfaits.

Souvenons-nous aussi que rassurer excessivement peut parfois empĂȘcher l’enfant de dĂ©velopper ses propres ressources face Ă  l’inquiĂ©tude.
Les enfants et ados ont donc besoin de parents suffisamment prĂ©sents, Ă  l’écoute, et prĂȘts Ă  se questionner.

Et ça, vous ĂȘtes dĂ©jĂ  en train de le faire 💛

Votre prochain petit pas dans votre cheminement : choisissez une seule piste parmi celles proposées et testez-la. Nous serons ravies de lire vos retours !

⏩ Ensemble, avançons vers une parentalitĂ© plus consciente, plus confiante, plus libre et plus solidaire  !


Prévenir les violences faites aux femmes dÚs l'enfance

PrĂ©venir les violences faites aux femmes dĂšs l’enfance

🌍 Quel lien entre les violences faites aux femme et l’éducation au respect et Ă  l’empathie dĂšs l’enfance ?

Le 25 novembre marquait en France et dans le monde la JournĂ©e internationale pour l’élimination des violences Ă  l’égard des femmes. Cette date nous rappelle une rĂ©alitĂ© difficile : les violences — qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles, Ă©conomiques, administratives ou verbales — touchent encore un trĂšs grand nombre de femmes.

Mais elle nous rappelle aussi une autre chose essentielle : la violence ne naĂźt jamais de nulle part. Elle s’apprend, souvent trĂšs tĂŽt. Et Ă  l’inverse
 l’empathie, le respect, l’ouverture d’esprit,…   se cultivent aussi dĂšs l’enfance.

đŸ‘¶ Pourquoi est-ce que cela nous concerne, nous parents ?

Parce que l’un des terrains les plus puissants pour prĂ©venir les violences de demain, ce sont les relations que nos enfants vivent aujourd’hui.
En famille, chaque jour, ils découvrent ce que signifient les mots : consentement, limites, droits, écoute, égalité, pouvoir, et comment on les utilise.

Quand un enfant est considĂ©rĂ© comme un sujet de droits, et non comme un objet qu’on Ă©duque ou qu’on cadre uniquement de l’extĂ©rieur, il apprend progressivement :

  • qu’il a le droit de dire non 
  • que chaque personne a des besoins et limites diffĂ©rents
  • que l’on peut exprimer sa colĂšre tout en respectant l’autre
  • que la force, l’intimidation ou le contrĂŽle ne sont jamais des moyens acceptables
  • qu’une relation saine se construit dans l’écoute, l’empathie et la rĂ©ciprocitĂ©.

Autrement dit : une Ă©ducation respectueuse n’est pas « laxiste » — elle est prĂ©ventive, structurante et profondĂ©ment Ă©galitaire.

đŸ‘§đŸœđŸ‘ŠđŸ»Ă‰duquer les filles ET les garçons : deux faces d’un mĂȘme enjeu

Avec la visibilitĂ© grandissante d’une certaine masculinitĂ© toxique, nous vous encourageons vivement Ă  vous sensibiliser Ă  ces nouveaux « courants de pensĂ©es » qui sont dĂ©jĂ  prĂ©sents dans les cours de rĂ©crĂ©ation dĂšs l’Ă©lĂ©mentaire avec deux documentaires :

« Les gourous de la virilité » ici

« Mascus, les hommes qui détestent les femmes » ici

Ainsi, la prévention ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des filles (par prudence) ni uniquement sur celles des garçons (par responsabilisation).
Pour bĂątir une culture du respect, il faut parler à tout le monde et de la mĂȘme façon. Et dans le mĂȘme temps, au vu de la culture patriarcale de notre sociĂ©tĂ©, il est bon d’adapter le message :

Pour les filles particuliÚrement :

  • savoir que leurs Ă©motions et leurs “non” sont lĂ©gitimes
  • reconnaĂźtre les situations de pression, de contrĂŽle ou de dĂ©nigrement
  • dĂ©velopper la confiance en elles et en leur intuition

Pour les garçons particuliÚrement :

  • pouvoir exprimer les Ă©motions, la vulnĂ©rabilitĂ©, la tendresse
  • comprendre les limites, le consentement, l’égalitĂ©
  • apprendre que la force n’est pas un outil relationnel ;
  • ĂȘtre encouragĂ©s dans la coopĂ©ration plutĂŽt que dans la domination.

Quand les filles apprennent qu’elles ont des droits

Quand les garçons apprennent qu’ils n’ont pas Ă  ĂȘtre « forts » pour exister

Alors les relations futures deviennent plus saines, plus égalitaires.

💬 Concrùtement, cela commence par de petites choses

Dans le quotidien, de simples gestes ont un immense impact :

  • Demander le consentement pour un cĂąlin, un bisou, mĂȘme Ă  un jeune enfant
  • Accueillir les Ă©motions plutĂŽt que minimiser (« Ce n’est rien », « ArrĂȘte de faire des histoires »)
  • Offrir des choix et des responsabilitĂ©s lorsque c’est possible, pour renforcer leur autonomie
  • Montrer l’exemple dans nos relations : respect des diffĂ©rences, communication non violente, partage des tĂąches
  • Valoriser l’égalitĂ© filles/garçons dans les jouets (ça peut ĂȘtre intĂ©ressant d’y rĂ©flĂ©chir avec l’approche des fĂȘtes !), les activitĂ©s, les responsabilitĂ©s et le langage

Ces repĂšres posent les bases d’adultes capables d’aimer sans dominer, d’écouter sans se soumettre, de poser des limites sans s’imposer par la force.

đŸŒ± Voir l’enfant comme une personne Ă  part entiĂšre

La Convention internationale des droits de l’enfant nous rappelle que chaque enfant a droit :

  • au respect de son intĂ©gritĂ© physique et Ă©motionnelle
  • Ă  la protection contre toute forme de violence, mĂȘme Ă©ducative
  • Ă  exprimer son avis
  • Ă  ĂȘtre entendu

En reconnaissant ces droits dans notre quotidien, nous ne « cĂ©dons » pas : nous construisons un environnement oĂč nos enfants apprennent naturellement Ă  reconnaĂźtre les limites des autres
 et les leurs.

💡Le 25 novembre : un rappel, pas seulement pour les adultes

Cette journĂ©e est l’occasion de nous demander :
Quelles graines semons-nous aujourd’hui dans la maniùre dont nos enfants apprennent la relation à l’autre ?

Chaque geste Ă©ducatif respectueux est une pierre posĂ©e sur le chemin d’une sociĂ©tĂ© moins violente.
Chaque « Je t’écoute », chaque « Tu as le droit de ne pas ĂȘtre d’accord », chaque limite posĂ©e avec fermetĂ© et bienveillance devient un message puissant :

👉 Les relations humaines ne doivent jamais ĂȘtre fondĂ©es sur la peur, le contrĂŽle ou l’humiliation.

❀ Ensemble, faisons pousser le respect

Merci pour tout ce que vous faites, chaque jour, pour accompagner vos enfants dans la construction de leur relation au monde — une relation oĂč chacun.e compte, oĂč la parole a de la valeur, et oĂč la violence n’a pas sa place.

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Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?

Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?

Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?

Cette question, on l’a entendue de nombreuses fois pendant des sĂ©ances de coaching. C’est pourquoi, nous avons dĂ©cidĂ© d’aborder le sujet  !

Effectivement, il y a des phases oĂč l’on a l’impression que rien ne va jamais pour notre enfant : il fait trop chaud, trop froid, le repas ne lui plaĂźt pas, il s’ennuie, il est fatigué  Et mĂȘme lorsqu’on propose quelque chose de chouette, il trouve encore quelque chose Ă  redire.

C’est Ă©puisant pour vous, et dĂ©courageant pour lui aussi. Alors, pourquoi certains enfants semblent-ils voir le verre toujours Ă  moitiĂ© vide ? Et surtout : que faire pour ne pas tomber dans un climat de rĂąlerie permanent ?

 

🔎 D’oĂč ça vient ?

  • Un cerveau programmĂ© pour repĂ©rer le nĂ©gatif

Les neurosciences montrent que notre cerveau a un biais de nĂ©gativité : il retient plus facilement ce qui est dĂ©sagrĂ©able ou dangereux que ce qui est positif. C’est un hĂ©ritage de l’évolution : il valait mieux que nos ancĂȘtres remarquent un bruit suspect dans la savane plutĂŽt que d’admirer le coucher de soleil. Chez l’enfant, ce mĂ©canisme est encore plus marquĂ© car, de façon vulgarisĂ©e, son cerveau « émotionnel » (oĂč se situe l’amygdale, une petite glande en lien avec le circuit du stress) est trĂšs actif, alors que la partie qui aide Ă  relativiser (le cortex prĂ©frontal) est encore en construction.

 

  • Une trace de notre histoire humaine

Comme le rappelle Yuval Noah Harari (historien et professeur d’histoire dont nous recommendons l’excellente sĂ©rie de 3 livres-BD documentaires : Sapiens)  l’Homo sapiens a survĂ©cu parce qu’il Ă©tait capable d’anticiper les dangers et d’imaginer le pire. Cette vigilance a longtemps Ă©tĂ© un atout pour la survie du groupe. Mais aujourd’hui, dans nos vies quotidiennes beaucoup plus sĂ©curisĂ©es, ce rĂ©flexe se traduit souvent par une tendance Ă  se plaindre, Ă  critiquer ou Ă  voir d’abord ce qui ne va pas.

 

  • Un besoin d’expression

Il est possible que l’enfant ne sache pas encore mettre des mots prĂ©cis sur ce qu’il ressent. Se plaindre devient alors son moyen d’exprimer un inconfort, une fatigue ou une frustration.

 

  • Un regard qui se construit

En effet, certains enfants sont plus sensibles aux détails négatifs, un peu comme un radar qui capte ce qui cloche avant de remarquer ce qui va bien.

 

  • Un besoin d’attention

Il arrive souvent que la plainte attire l’écoute des parents. Sans s’en rendre compte, l’enfant apprend que rĂąler est une façon efficace d’obtenir du temps et de la prĂ©sence.

 

  • Une Ă©tape de dĂ©veloppement :

Entre 6 et 12 ans surtout, l’esprit critique se dĂ©veloppe. L’enfant dĂ©couvre qu’il peut analyser, comparer
 et parfois cela se traduit par beaucoup de remarques nĂ©gatives.

 

🌟 Ce que vous pouvez faire

  • Accueillir le ressenti
 sans nourrir la plainte

PremiĂšre proposition :
“Maman, c’est nul il pleut, je voulais jouer dehors !”
– “Oui, tu es déçu,  tu espĂ©rais pouvoir sortir. ”
Puis, passer Ă  autre chose.
👉 Cela valide son Ă©motion, sans alimenter la spirale nĂ©gative.

2Ăšme proposition :
“Maman, c’est nul il pleut, je voulais jouer dehors !”
– “Oui, tu espĂ©rais pouvoir sortir. C’est dĂ©cevant.”
– “Oui
”
– “Et si on se faisait un jeu de sociĂ©tĂ© Ă  l’intĂ©rieur, pour passer le temps autrement ?”
👉 RĂ©sultat : l’enfant se sent entendu, et vous ne restez pas coincĂ©s dans la plainte.

đŸ•”ïž Psst : cette compĂ©tence est abordĂ©e en dĂ©tails dans les ateliers Faber et Mazlish (ici) !

 

  • Inviter Ă  nuancer

→ Poser une question comme : “Qu’est-ce qui a Ă©tĂ© le plus difficile pour toi aujourd’hui ? Et qu’est-ce qui t’a plu ?”

 

  • Donner du vocabulaire Ă©motionnel

→ Plus votre enfant saura nommer prĂ©cisĂ©ment (déçu, contrariĂ©, fatiguĂ©), moins il aura besoin de se plaindre de façon gĂ©nĂ©rale.

 

  • Être modĂšle

→ Les enfants apprennent beaucoup par imitation. Si vous montrez que vous savez aussi voir le positif (“La journĂ©e a Ă©tĂ© longue, mais j’ai aimĂ© ce moment de calme en rentrant”), il s’en imprĂšgnera.

 

  • Introduire des rituels positifs

→ Le soir, partager “un petit bonheur de la journĂ©e” ou faire un “top 3 des choses chouettes” ou « le top/flop ( 1chose qui lui a dĂ©plu dans sa journĂ©e et 1 chose qu’il a apprĂ©ciĂ©e) » entraĂźnera son cerveau Ă  remarquer le positif.

 

✅ A se garder en tĂȘte

Gardez en tĂȘte cette hypothĂšse : un enfant qui se plaint souvent peut avant tout avoir le besoin d’ĂȘtre entendu et reconnu. Avec de la patience et quelques ajustements, il peut apprendre Ă  Ă©quilibrer son regard et Ă  apprĂ©cier ce qui va bien.

Evidemment, ce n’est pas une vĂ©ritĂ© absolue et parfois il peut s’agir d’autres choses, comme le signalement d’une difficultĂ© dans sa vie…

💛 Et pour vous, parents


Si vous vous sentez parfois à bout de patience face aux plaintes rĂ©pĂ©tĂ©es, souvenez-vous : c’est normal. Vous ĂȘtes humains, vous avez vos limites, et vous faites dĂ©jĂ  beaucoup.
Ce qui peut rendre ces moments encore plus difficiles, c’est souvent ce dĂ©calage entre tout ce que vous avez donnĂ© pour votre enfant et la sensation d’injustice lorsqu’il se plaint malgrĂ© tout. Cela amĂšne une question essentielle : quelle place prenez-vous, vous, en tant que parent ?

 

En effet, si vos actions se vivent comme des sacrifices, chaque plainte de votre enfant peut sembler dirigĂ©e contre vous, et devient alors insupportable. Mais si, au contraire, vous prenez soin de vos besoins (au moins un peu soyons honnĂȘtes !), il sera bien plus facile d’accueillir ses Ă©motions sans vous sentir attaquĂ©.e.

 

☀ On le rĂ©pĂšte sans cesse chez « Gestes et mots d’amour » : prendre soin de vous, c’est aussi aider votre enfant Ă  Ă©voluer dans un climat plus serein.

 

💌 Et vous ?

Votre enfant est-il dans une pĂ©riode oĂč il se plaint beaucoup ? Quels petits rituels positifs avez-vous testĂ©s Ă  la maison ?

 

🙋 Et si vous sentez que les plaintes prennent trop de place et pĂšsent sur votre relation, sachez que nous accompagnons les parents Ă  retrouver des relations plus apaisĂ©es et plus joyeuses avec leurs enfants : voir nos activitĂ©s.

 

👉 Ensemble, avançons vers une parentalitĂ© plus consciente et bienveillante !


Vacances : quand les divergences Ă©ducatives s’invitent


Vacances : quand les divergences Ă©ducatives s’invitent…

☀ Les vacances, synonymes de changement

L’Ă©tĂ© est censĂ© ĂȘtre le moment oĂč tout le monde relĂąche la pression. Mais voilà
 entre les glaces Ă  18h, les Ă©crans Ă  volontĂ©, le coucher Ă  minuit ou les grands-parents qui laissent tout passer, les vacances rĂ©vĂšlent parfois des dĂ©saccords Ă©ducatifs que le quotidien camoufle mieux.

 

🏡 Chez soi, on tient un cap. Mais en vacances dans la famille ?

Les rythmes changent, les repĂšres aussi. On vit parfois sous le mĂȘme toit que les grands-parents, les oncles, les cousins, chacun avec sa propre idĂ©e de ce qui est « normal » :
– « Laisse-le, c’est les vacances ! »
– « Dans mon temps, on ne faisait pas autant d’histoires pour une tablette  »
– « Un peu de sucre ne lui fera pas de mal, voyons ! »

 

🍒 Dans le couple

MĂȘme au sein du couple parental, parfois l’un veut relĂącher, l’autre poser des limites. L’un trouve ça mignon, l’autre trouve ça insupportable. Et les enfants, eux, s’adaptent trĂšs vite Ă  celui qui dit « oui »…

 

👉 Ce que ça vient rĂ©veiller

Ces situations peuvent raviver des tensions entre adultes, rĂ©veiller des blessures anciennes, ou gĂ©nĂ©rer un sentiment de perte de contrĂŽle chez les parents : « Ce n’est plus moi qui dĂ©cide  »
Et les enfants, eux, expĂ©rimentent les limites, observent, s’adaptent — parfois Ă  leur avantage !

 

đŸ€” Pourquoi c’est normal ?

Parce que chaque adulte arrive avec son histoire, ses besoins de repos, ses croyances éducatives. Parce que les vacances sont un espace à la fois commun
 et trÚs personnel.

 

🎯Quelques repùres pour ne pas exploser (ou culpabiliser)

Se poser la question : “Quel souvenir je veux que mon enfant garde de ces vacances ?”

 

Anticiper : dire en amont ce qui est important pour vous (« On prĂ©fĂšre Ă©viter les Ă©crans avant de dormir », « On garde l’heure du repas ensemble »). Ce n’est pas toujours respectĂ©, mais c’est posĂ©. Et quand les enfants sont en Ăąge de le faire, dĂ©finir ensemble les rĂšgles/limites qui nous semblent importants pour le vivre ensemble pendant les vacances.

 

Choisir ses combats : la maison est pleine, les rythmes sont diffĂ©rents, on ne pourra pas tout cadrer. Mieux vaut dĂ©finir quelques points non nĂ©gociables (sĂ©curitĂ©, respect, sommeil minimum…) et lĂącher du lest ailleurs.

 

S’allier Ă  son co-parent (quand il y en a un) : un petit dĂ©brief du soir ou s’accorder un temps d’Ă©change peut aider Ă  garder le lien et la cohĂ©rence, sans se juger.

 

Faire Ă©quipe avec les autres membres de la famille quand c’est possible, en valorisant leur rĂŽle plutĂŽt qu’en les affrontant : « On est contents qu’il ait ce temps spĂ©cial avec vous. Pour que tout se passe bien, est-ce qu’on peut s’accorder sur… ? »

 

đŸŒ± Et si c’était une occasion d’apprentissage ?

Montrer Ă  son enfant que les adultes ne sont pas toujours d’accord, mais qu’on se parle, qu’on s’écoute (ou qu’on essaie)… c’est aussi un modĂšle de communication.

Les vacances ne seront peut-ĂȘtre pas parfaites — mais elles peuvent ĂȘtre riches. De souvenirs, de discussions, de lĂącher-prise
 et mĂȘme de petites tensions, qui font partie de la vraie vie.

 

🌮Envie d’aller plus loin dans vos relations ?

Nous proposons des accompagnements, du coaching et de la thérapie, en groupe ou en individuel, pour vous aider à prendre conscience, amorcer et intégrer des changements dans votre quotidien familial.

 


Activité extrascolaire : faites le bon choix !

Activités extrascolaires : faites le bon choix

DeuxiĂšme trimestre de l’annĂ©e : on pense dĂ©jĂ  aux activitĂ©s extrascolaires de septembre

Le mois de mai s’installe doucement
 et avec lui, pour beaucoup de familles, une pĂ©riode de bilans et de projections :
“Quelle activitĂ© extrascolaire pour l’an prochain ? Garde t-on le mĂȘme rythme ? Il aimerait essayer le théùtre
 et elle voudrait arrĂȘter la gym. Elle aurait besoin de s’ouvrir aux autres ou peut-ĂȘtre de se dĂ©fouler. Il veut faire comme untel … Mais on fait quoi ?”

En effet, le dernier trimestre scolaire est un moment de transition subtil, oĂč l’annĂ©e en cours n’est pas encore finie, et oĂč les inscriptions pour la prochaine se prĂ©parent dĂ©jĂ .
Et si ce moment devenait une vraie opportunité pour faire un pas de cÎté et questionner nos choix, nos habitudes et nos élans ?

đŸ€žđŸŒChoisir une activitĂ© extrascolaire, ce n’est pas anodin.

Effectivement, choisir une activitĂ©, c’est ouvrir une nouvelle fenĂȘtre dans la semaine de l’enfant : un lieu, un groupe, un adulte rĂ©fĂ©rent, un rythme, des rĂšgles.
Tout d’abord, pour qu’un enfant puisse y grandir, s’y Ă©panouir, il a besoin d’un cadre sĂ©curisant, d’une relation de confiance, d’un espace oĂč il sent qu’il a le droit d’ĂȘtre lui-mĂȘme, d’avancer Ă  son rythme, de faire des essais – parfois des erreurs – sans crainte d’ĂȘtre jugĂ©.

C’est pourquoi, lee besoin de sĂ©curitĂ© affective est essentiel Ă  tout apprentissage durable et profond. En effet, quand ce besoin est nourri, l’enfant peut s’ouvrir au monde, explorer, crĂ©er, oser.

Cependant, toutes les activitĂ©s ne nourrissent pas de la mĂȘme façon ce besoin.
Alors, on peut se poser quelques questions toutes simples, mais prĂ©cieuses : est-ce que je connais le lieu, la pĂ©dagogie, la posture des adultes encadrants ? Est-ce que la discipline valorise la compĂ©tition ou la coopĂ©ration ? Est-ce que les enfants sont Ă©coutĂ©s ? Est-ce que mon enfant a le droit d’ĂȘtre « moyen », ou de progresser doucement ? Mon enfant peut-il faire un essai, changer d’avis ?

🎯Est-ce que cette activitĂ© extrascolaire rĂ©pond Ă  un Ă©lan de mon enfant ou Ă  une attente de ma part ?

Evidemment, il n’y a pas de mal Ă  proposer, Ă  initier, Ă  transmettre ce qui nous tient Ă  cƓur
 NĂ©anmoins, avons-nous aussi l’espace d’écouter ce que l’enfant souhaite ou redoute ? Ai-je pris le temps d’explorer ce qui rĂ©pond peut-ĂȘtre Ă  mes propres rĂȘves d’enfant ?

😍 Est-ce que cette activitĂ© extrascolaire est encore source de plaisir pour lui ? Pour nous ?

L’enthousiasme du mercredi ou la boule au ventre du samedi matin peuvent ĂȘtre de bons indicateurs
 Parfois cela me coĂ»te en tant que parent, comment puis-je organiser les choses pour ne pas finir avec un rĂ©servoir vide ? Puis-je trouver du relais ou du soutien ?

🏅Et puis parfois, sans qu’on s’en rende compte, une autre logique s’invite


Celle de la performance.
Des niveaux à atteindre. Des progrÚs à démontrer. Un spectacle à réussir. Une médaille à ramener.

Tout cela n’est pas forcĂ©ment nĂ©gatif — certains enfants adorent les dĂ©fis, les Ă©chĂ©ances et les repĂšres concrets.
Cependant, pour d’autres, cela peut devenir une source de pression ou de comparaison. Ainsi, petit Ă  petit, ce qui Ă©tait une activitĂ© plaisir devient une tĂąche parmi d’autres. Un devoir dĂ©guisĂ©. Une case Ă  cocher.

Il est vrai que dans notre sociĂ©tĂ©, on valorise beaucoup le « faire », le « produire », le « rĂ©ussir ». Et parfois, cette course s’installe aussi dans les loisirs.
Comme si ĂȘtre un « bon parent », c’était proposer une activitĂ© par jour, un agenda bien rempli, un enfant toujours stimulĂ©.

Mais on peut aussi faire un pas de cÎté.
Et se souvenir que les enfants ont une capacitĂ© naturelle Ă  apprendre, Ă  explorer, Ă  grandir, pour peu qu’on leur en laisse le temps et l’espace.

Par exemple, le jeu libre, les temps calmes, l’ennui mĂȘme (voir notre article « L’ennui, un secret pour grandir ? ») sont des terreaux fertiles pour l’imaginaire, la rĂ©solution de problĂšme, la confiance en soi…

En fait, l’apprentissage n’a pas toujours besoin d’un cadre formel ou d’un adulte qui guide : il peut naĂźtre d’une motivation interne, de cette curiositĂ© spontanĂ©e qui pousse un enfant Ă  construire une cabane, Ă  sortir avec des amies et des amis, Ă  dessiner pendant des heures, Ă  apprendre le nom des dinosaures par cƓur ou Ă  jouer aux jeux vidĂ©os


Faire confiance Ă  cela, c’est parfois accepter qu’il ne fasse pas “comme les autres”, qu’il ne rentre pas dans les mĂȘmes cases.
C’est poser un regard diffĂ©rent sur ce qu’est « grandir » et sur notre rĂŽle Ă  nous, adultes, dans ce processus.

đŸŒŒPrendre le temps

Alors peut-ĂȘtre que ce mois de mai et ses jours fĂ©riĂ©s peuvent devenir un moment tout simple

Un temps pour observer, écouter, et réajuster si besoin.
Un temps pour nous rappeler que grandir, ce n’est pas toujours aller plus vite ou faire plus.
Parfois, c’est juste laisser un peu de place Ă  l’imprĂ©vu, au jeu, Ă  l’élan.
C’est aussi ĂȘtre dans une Ă©coute active et se faire confiance
 pour faire les choix qui rĂ©sonnent juste, ici et maintenant, pour notre famille💛

Envie d’aller plus loin ?

Pour terminer, nous proposons des accompagnements, du coaching et de la thérapie, en groupe ou en individuel, pour vous aider à prendre conscience, amorcer et intégrer des changements dans votre quotidien familial.

👉Ensemble, avançons vers une parentalitĂ© plus consciente et bienveillante !


FrÚres et soeurs : de la rivalité à la complicité

FrÚres et soeurs : de la rivalité à la complicité

FrĂšres et soeurs

La fratrie (quand il n’y a que des garçons) ou la sororie (quand il n’y a que des filles) ou l’adelphie (garçons et filles) est souvent idĂ©alisĂ©e par les parents. En effet, si elles sont souvent marquĂ©es par des moments de complicitĂ©, elles peuvent aussi ĂȘtre sources de jalousie, de conflits et de tensions. Comprendre les facteurs influençant ces dynamiques est essentiel pour favoriser des liens harmonieux au sein de la famille. Ainsi, comment les parents peuvent-ils favoriser le vivre ensemble, tout en respectant la personnalitĂ© de chacun ?

Nous partageons avec vous des informations et des astuces tirĂ©es notamment de l’approche Faber et Mazlish et du dernier livre d’HĂ©loĂŻse Junier « FrĂšres et sƓurs ».

Les disputes, un mal nécessaire ?

⚡Pourquoi c’est normal

Les conflits entre frĂšres et sƓurs sont inĂ©vitables et font partie intĂ©grante de leur dĂ©veloppement social et Ă©motionnel. Ces disputes leur permettent d’apprendre Ă  gĂ©rer les dĂ©saccords, Ă  exprimer leurs Ă©motions et Ă  dĂ©velopper des compĂ©tences de rĂ©solution de problĂšmes.

🎯Le rîle du parent :

  • Laisser les expĂ©rimenter sans intervenir immĂ©diatement : les frĂšres et soeurs peuvent ainsi apprendre Ă  rĂ©soudre leurs conflits seuls (hors situation de danger, de violences ou de domination).
  • Éviter de dĂ©signer un « coupable » : chaque enfant a sa propre perception du conflit.
  • Aider Ă  mettre des mots sur les Ă©motions (« Tu es en colĂšre   ») pour encourager l’expression plutĂŽt que l’agressivitĂ©.

Encourager la coopération plutÎt que la compétition

⚖ Pourquoi la comparaison est nĂ©faste

Chaque enfant a sa propre personnalitĂ©, ses forces et ses faiblesses. Comparer (« Regarde ton frĂšre, lui, il range sa chambre ! »)  peut engendrer des sentiments de rivalitĂ©, d’infĂ©rioritĂ© ou de supĂ©rioritĂ©, nuisant Ă  leur estime de soi et Ă  leur relation.

✅ Comment favoriser la coopĂ©ration

  • Valoriser chaque enfant pour ses qualitĂ©s propres, sans les opposer.
  • Encourager des projets communs (« Vous voulez construire une cabane ensemble ? »).
  • Montrer l’exemple : si les parents prĂŽnent la bienveillance et l’entraide, les frĂšres et soeurs auront tendance Ă  suivre naturellement.
  • Éviter les Ă©tiquettes : éviter de qualifier un enfant de « sage » ou « rebelle », ce qui peut figer les rĂŽles et alimenter les tensions.

L’importance des moments partagĂ©s (et des moments seuls)

đŸ•°ïž Pourquoi l’équilibre est clĂ©

Passer du temps ensemble est essentiel pour crĂ©er des souvenirs et renforcer les liens (idĂ©es sur le blog avec l’arrivĂ©e du printemps : ici) tandis que des moments individuels permettent Ă  chaque enfant de se dĂ©velopper en tant qu’individu distinct.

💡Quelques astuces :

  • Instaurer des rituels collectifs : un dĂźner spĂ©cial, un jeu en famille, une sortie oĂč tout le monde participe.
  • Permettre Ă  chaque enfant d’avoir des moments privilĂ©giĂ©s avec ses parents.
  • Respecter les besoins individuels : Permettre Ă  chaque enfant d’avoir du temps seul ou des activitĂ©s personnelles favorise leur Ă©panouissement.

Fratries dans les nouvelles familles : comment créer du lien ?

👹‍👹‍👧‍👩 Les dĂ©fis des familles recomposĂ©es

Les enfants ne grandissent pas toujours ensemble dÚs le départ, ce qui peut compliquer la relation. Ils peuvent ressentir de la distance, voire du rejet, face aux nouveaux membres de la famille.

đŸ› ïž Quelques pistes pour tisser des liens en douceur :

  • Ne pas forcer l’attachement : la relation doit se construire au rythme des enfants.
  • Organiser des activitĂ©s ludiques pour crĂ©er des souvenirs communs.
  • Laisser chaque enfant exprimer ses Ă©motions face aux changements familiaux.
  • Éviter les termes « demi » ou « beau/belle » si cela ne convient pas aux enfants : certains prĂ©fĂšrent parler simplement de « frĂšre » ou « sƓur », d’autres ont besoin de nuances.
  • Respecter les histoires individuelles : ReconnaĂźtre et honorer le passĂ© de chaque enfant tout en construisant une nouvelle dynamique familiale.

Facteurs influençant les relations entre frĂšres et sƓurs selon HĂ©loĂŻse Junier.

🌋 DiffĂ©rents tempĂ©raments au sein de la fratrie

Les enfants peuvent avoir des rĂ©actions Ă©motionnelles variĂ©es face aux mĂȘmes situations. Certains sont plus sensibles et rĂ©actifs, ce qui peut augmenter la frĂ©quence des conflits.

🎱 DiffĂ©rence d’Ăąge entre frĂšres et sƓurs

Un Ă©cart d’Ăąge rĂ©duit (3-4 ans ou moins) peut intensifier les sentiments de concurrence en raison de besoins similaires en attention et reconnaissance. Cependant, cela peut Ă©galement favoriser une forte complicitĂ©. À l’inverse, un Ă©cart d’Ăąge plus important (6 ans et plus) peut rĂ©duire la frĂ©quence des conflits.

🏠 PromiscuitĂ© dans la fratrie

Le manque d’espace personnel peut accentuer les tensions. Chaque enfant a besoin d’un territoire propre pour se sentir en sĂ©curitĂ© et respectĂ©. Cela demande parfois beaucoup de crĂ©ativitĂ© de la part des parents.

💛 Gestion des relations par les parents

Une approche autoritaire et punitive peut accroĂźtre le mal-ĂȘtre chez l’enfant et alimenter les rivalitĂ©s. Adopter une posture empathique et Ă©viter de chercher systĂ©matiquement un coupable lors des conflits favorise une meilleure entente.

 

Les relations fraternelles sont façonnĂ©es par une multitude de facteurs, allant des diffĂ©rences de tempĂ©rament Ă  la gestion parentale des conflits. On peut aussi avoir en tĂȘte qu’il existe d’autres facteurs comme : les conditions d’arrivĂ©e de l’enfant (dĂ©sir ou non d’enfant, histoire de la grossesse et de l’accouchement
), les particularitĂ©s/handicap d’un enfant, la situation du couple conjugal, notre propre histoire en tant qu’enfant
 En cultivant l’empathie, en valorisant l’individualitĂ© de chaque enfant et en favorisant la coopĂ©ration, les parents peuvent aider leurs enfants Ă  transformer les rivalitĂ©s naturelles en une complicitĂ© durable.

Envie d’aller plus loin ?

Nous proposons des accompagnements, du coaching et de la thérapie, en groupe ou en individuel, pour vous aider à prendre conscience, amorcer et intégrer des changements dans votre quotidien familial.

Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !


Duo parental : quand nos différences éducatives nous challengent

Duo parental : quand nos différences éducatives nous challengent 

Devenir un duo parental

Dans le cadre du duo parental/couple parental, nous employons le terme de « parent » mais vous pouvez le remplacer, en fonction de votre situation familiale, par toutes autres personnes qui participent Ă  l’Ă©ducation de vos enfants : grands-parents, co-parents, beaux-parents, etc…
De plus, nous faisons ici des généralités et nous avons bien conscience que des outils ne sont pas utilisables face à certaines personnalités (à explorer possiblement en coaching ou en thérapie).

Devenir parent est une aventure extraordinaire, mais aussi un vrai bouleversement. Si l’on s’imagine souvent partager une vision commune de l’éducation avec notre partenaire, la rĂ©alitĂ© peut ĂȘtre bien diffĂ©rente. En plongeant dans la parentalitĂ©, on dĂ©couvre parfois que nos croyances, nos principes Ă©ducatifs et mĂȘme nos automatismes diffĂšrent
 et c’est lĂ  que les incomprĂ©hensions, voire les conflits, peuvent s’installer.

đŸȘ Quand deux univers Ă©ducatifs se rencontrent

Chaque parent arrive avec un bagage unique : son histoire, son éducation, ses valeurs. Ces différences sont souvent invisibles au début de la relation, mais elles se révÚlent lorsque les enfants entrent en scÚne.
Peut-ĂȘtre que vous avez grandi dans une famille oĂč la discipline Ă©tait stricte, alors que votre partenaire valorise davantage la libertĂ© d’expression. Peut-ĂȘtre que l’un de vous se repose sur l’intuition, tandis que l’autre prĂ©fĂšre des mĂ©thodes validĂ©es par la science. Ces divergences ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles reflĂštent simplement la richesse de vos expĂ©riences respectives.

Cependant, lorsque ces dĂ©saccords se heurtent Ă  la fatigue, au stress, Ă  la pression du quotidien ou tout simplement au besoin de s’affirmer de l’enfant, ils peuvent devenir des sources de tensions. Une remarque anodine sur la façon dont on reprend un enfant, une diffĂ©rence d’approche face Ă  une crise
 Et soudain, la discussion s’envenime.

đŸ—ïžLes clĂ©s pour naviguer ces diffĂ©rences sans conflits

Prendre conscience de son propre « héritage éducatif »

Prenez un moment pour rĂ©flĂ©chir Ă  vos valeurs profondes. Qu’est-ce qui fait que certaines choses vous tiennent-elles tant Ă  cƓur ? Souvent, il s’agit de schĂ©mas hĂ©ritĂ©s de votre propre Ă©ducation. Nous vous invitons Ă  vou reposer la question du sens, nous faisons tant de choses par habitude !

Ouvrir la discussion, pas le débat

Évitez les phrases accusatrices comme : « Tu fais n’importe quoi avec les enfants ! » PrĂ©fĂ©rez des formulations comme : « Je remarque que nous n’avons pas la mĂȘme approche sur cette situation. Parle-moi de ton point de vue. » ou tout autre phrase qui permet d’entrer en relation en respectant l’autre.

Ne pas chercher Ă  gagner, mais Ă  comprendre

L’objectif n’est pas d’avoir raison mais de trouver une solution commune, dans l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. Parfois, un compromis ou une alternance des approches peut fonctionner. On peut aussi impliquer l’enfant dans certains choix : « Qu’est ce qui te paraitrait juste pour toi ? » tout en lui partageant nos rĂ©flexions et nos contraintes. On peut ĂȘtre surpris de la pertinence des rĂ©ponses de nos enfants !

Anticiper les situations Ă  chaud

Les conflits explosent souvent quand la fatigue est Ă  son comble. Essayez d’en discuter Ă  tĂȘte reposĂ©e, dans un moment calme, plutĂŽt que sur le coup de l’émotion.

Rappeler ce qui vous unit

Vous ĂȘtes tous les deux lĂ  pour une raison commune : le bien-ĂȘtre de votre enfant. Prenez un moment pour reconnaĂźtre vos efforts respectifs​ et gardez Ă  l’esprit que faire Ă©quipe vous mĂšnera plus loin ! Le duo parental n’est plus/pas le couple conjugal, n’hĂ©sitez pas Ă  trouver un tiers de confiance pour vous aider Ă  cheminer et Ă  ne pas laisser les tensions du couple conjugal s’inviter dans la relation avec votre enfant. 

đŸ›€ïž Pour cheminer plus loin sur cette question du couple parental et des divergences Ă©ducatives, nous vous invitions en sĂ©ance de coaching parental ou en ateliers Faber et Mazlish