Aimer son enfant ne donne pas le mode d'emploi
Aimer son enfant
ne donne pas le mode d’emploi
Osons dire en parentalité que :
💔L’amour ne suffit pas.
Et si ça vous pique un peu… c’est normal.
Parce que vous aimez profondément votre ou vos enfant.s.
Et parce que, malgré tout cet amour, il y a des moments où vous vous sentez seul.e.s, perdu.e.s ou démuni.e.s. Et que vous avez parfois envie de tout plaquer pour partir loin vous ressourcer.
En effet, si l’amour suffisait :
- vous sauriez toujours quoi faire
- votre environnement n’aurait pas d’impact
- vous ne referiez pas ce que vous vous étiez juré.e.s de ne jamais reproduire
- vous ne passeriez pas autant de temps à douter, à culpabiliser et à vous remettre en question
👉 Mais ce n’est pas le cas. Et ce n’est pas un échec.
Car aimer un enfant :
- ne vous calme pas automatiquement lors de stress ou d’émotions débordantes
- ne suffit pas pour changer de paradigme et poser un regard différent sur lui ou la situation
- ne change pas vos contraintes environnementales
- ne guérit pas votre propre enfance
- ne vous donne pas la notice quand ça dérape
❤️🔥L’amour est une motivation. Pas une solution.
Il est clair que ce qui manque le plus souvent, ce n’est pas l’amour.
C’est :
- de la compréhension (de vous, de votre enfant)
- des informations ou des repères clairs
- de ressources concrètes
- du soutien réel pour éviter l’épuisement
- des exemples concrets, applicables à votre contexte
🌟 Et si, en 2026, vous arrêtiez d’essayer de “bien faire” tout.e seul.e ?
🌟 Et si vous décidiez de vous faire accompagner ?
C’est exactement ce que nous vous proposons à travers :
- des ateliers de parentalité, pour avancer ensemble, dans un cadre enrichissant et bienveillant
- du coaching parental, pour trouver des solutions concrètes et adaptées à votre famille
- de la thérapie pour travailler sur votre passé afin d’apaiser le présent
- la possibilité de venir à plusieurs (couple parental, entourage) pour créer un vrai soutien sur le long terme.
Votre amour est déjà là. Le reste, ça s’apprend. Et surtout, ça se partage.
⏩ Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente, plus confiante, plus libre et plus solidaire !
Notre engagement militant nous anime
Notre engagement militant nous anime
📣 Chez Gestes et Mots d’Amour, nous croyons profondément que la parentalité est un acte social, politique et humain. Ainsi, notre travail ne s’arrête pas à la transmission d’outils ou à l’animation d’ateliers. Ce travail s’inscrit dans un engagement militant pour une société plus juste, plus douce et plus protectrice pour les enfants et leurs parents.
🎯 Notre cœur de métier, c’est la prévention des violences intrafamiliales et sexuelles, le soutien à la création du lien d’attachement. C’est également l’accompagnement des collectivités dans leurs missions auprès des familles. Au-delà des formations et accompagnements, nous œuvrons aussi pour changer les représentations, faire évoluer les pratiques, donner de la voix à celles et ceux qu’on n’entend pas assez.
❤️ Parmi les causes qui nous tiennent le plus à cœur, il y a Mères derrière les murs. Il s’agit d’un projet que nous menons avec l’Association Eclore au sein de laquelle nous sommes membres actives. Ce projet s’engage auprès des mères incarcérées.
En effet, être mère en détention, c’est souvent être doublement jugée : comme détenue et comme mère. Ces femmes sont pourtant des mamans à part entière, souvent issues de parcours de grande précarité, de violences ou de ruptures multiples. S’engager avec Mères derrière les murs en animant des ateliers à la Maison d’Arret de Versailles, c’est refuser d’effacer leur maternité. C’est rappeler aussi que le lien parent-enfant est un droit fondamental, même derrière les barreaux. C’est pourquoi notre engagement est essentiel pour humaniser les conditions de détention, permettre les liens affectifs et préparer la réinsertion.
🔗 A contrario, nous réinterrogeons ce lien parent-enfant lorsque nous formons des professionnels de terrain en lien avec l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance). Fréquemment, nous nous sentons impuissantes face à des situations familiales où l’enfant se retrouve obligé de rester en contact ou de vivre avec un parent « agresseur » qui ne souhaite pas se remettre en question et apprendre à faire autrement. Comment en sommes-nous arrivés là en tant que société ? Comment se fait-il que les enfants soient si peu protégés en 2025 ? Pourquoi si peu de moyens sont mis dans la protection de l’Enfance ?
🧒 Il nous semble donc important de soutenir le Collectif Enfantiste, qui défend une société où les enfants sont considérés comme des sujets à part entière, dotés de droits, de besoins et d’une parole à écouter. Un collectif essentiel pour faire reculer l’adultisme et encourager des politiques publiques plus respectueuses de l’enfance.
📌 Notre engagement militant s’appuie aussi sur des voix puissantes et inspirantes :
- Marion Cuerq (Instagram : @marion_cuerq) qui vient bousculer nos normes et représentations de l’Enfant. Elle s’appuie sur une comparaison entre la culture de la punition en France vs la culture de la relation en Suède. Son livre Une enfance en Nord est une pépite.
- Charline Vermont @orgasme_et_moi : qui éduque et libère la parole sur la sexualité, le consentement et l’éducation positive sans tabou ni jugement. On vous recommande souvent ses livres : Corps, amour, sexualité : les 120 questions que vos enfants vont vous poser pour les enfants de 5 à 14 ans et leurs parents et Corps, amour sexualité : y’a pas d’âge pour se poser des questions ! pour les adultes et les ados à partir de 15 ans.
- Noémie Fachan, alias @maedusa_gorgon, qui prend la parole sur les questions d’égalité de genre, de sexisme et de violences faites aux femmes. Elle a publié plusieurs romans graphiques sur les injonctions à la maternité, l’éducation et la parentalité et des romans de réécriture de la mythologie grecque dans une perspective féministe.
- Cécile Cée, @cecilcee, autrice et illustratrice engagée, qui met en lumière la culture de l’inceste en la rattachant à un système de domination. Son livre roman graphique Ce que Cécile sait : Journal de sortie d’inceste est devenu une référence dans le domaine.
- Arnaud Gallais, @arnaud_gallais, survivant et se décrivant comme anthropo-activiste des Droits des Enfants, qui se bat sans relâche pour que la parole des enfants soit entendue.
- Lise Desportes @liliaimelenougat et sa Roue des privilèges, un outil pédagogique précieux pour prendre en compte les différentes formes de discrimination vécues par une personne et encourager la réflexion collective. On comprend ainsi que ces discriminations ne s’additionnent pas : elles s’entrecroisent et se renforcent.
- Louison @_aventreouvert_, qui milite pour la protection de l’enfance et traite des sujets de violences sexuelles, d’inceste et de maltraitance. Elle donne la parole aux victimes et aborde aussi les traumatismes et troubles dissociatifs sur un autre compte et un podcast.
- Et bien sûr, le collectif @NousToutes, qui continue de fédérer autour de la lutte contre toutes les formes de violences de genre. Nous vous invitons à vous inscrire à leurs formations gratuites ici.
💪 S’engager, pour nous, c’est refuser de détourner le regard.
S’engager, c’est s’informer, écouter, se remettre en question, se former, accompagner, soutenir.
C’est croire en la capacité de chaque parent, chaque professionnel·le, chaque citoyen·ne à devenir acteur·rice du changement.
💌 Nous voulons remercier toutes celles et ceux qui, par leur présence à nos ateliers, à leurs partages ou leurs engagements, participent à ce mouvement.
👉 Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente, plus confiante, plus libre et plus solidaire !
Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?
Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?
Mon enfant se plaint tout le temps : que faire ?
Cette question, on l’a entendue de nombreuses fois pendant des séances de coaching. C’est pourquoi, nous avons décidé d’aborder le sujet !
Effectivement, il y a des phases où l’on a l’impression que rien ne va jamais pour notre enfant : il fait trop chaud, trop froid, le repas ne lui plaît pas, il s’ennuie, il est fatigué… Et même lorsqu’on propose quelque chose de chouette, il trouve encore quelque chose à redire.
C’est épuisant pour vous, et décourageant pour lui aussi. Alors, pourquoi certains enfants semblent-ils voir le verre toujours à moitié vide ? Et surtout : que faire pour ne pas tomber dans un climat de râlerie permanent ?
🔎 D’où ça vient ?
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Un cerveau programmé pour repérer le négatif
Les neurosciences montrent que notre cerveau a un biais de négativité : il retient plus facilement ce qui est désagréable ou dangereux que ce qui est positif. C’est un héritage de l’évolution : il valait mieux que nos ancêtres remarquent un bruit suspect dans la savane plutôt que d’admirer le coucher de soleil. Chez l’enfant, ce mécanisme est encore plus marqué car, de façon vulgarisée, son cerveau « émotionnel » (où se situe l’amygdale, une petite glande en lien avec le circuit du stress) est très actif, alors que la partie qui aide à relativiser (le cortex préfrontal) est encore en construction.
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Une trace de notre histoire humaine
Comme le rappelle Yuval Noah Harari (historien et professeur d’histoire dont nous recommendons l’excellente série de 3 livres-BD documentaires : Sapiens) l’Homo sapiens a survécu parce qu’il était capable d’anticiper les dangers et d’imaginer le pire. Cette vigilance a longtemps été un atout pour la survie du groupe. Mais aujourd’hui, dans nos vies quotidiennes beaucoup plus sécurisées, ce réflexe se traduit souvent par une tendance à se plaindre, à critiquer ou à voir d’abord ce qui ne va pas.
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Un besoin d’expression
Il est possible que l’enfant ne sache pas encore mettre des mots précis sur ce qu’il ressent. Se plaindre devient alors son moyen d’exprimer un inconfort, une fatigue ou une frustration.
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Un regard qui se construit
En effet, certains enfants sont plus sensibles aux détails négatifs, un peu comme un radar qui capte ce qui cloche avant de remarquer ce qui va bien.
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Un besoin d’attention
Il arrive souvent que la plainte attire l’écoute des parents. Sans s’en rendre compte, l’enfant apprend que râler est une façon efficace d’obtenir du temps et de la présence.
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Une étape de développement :
Entre 6 et 12 ans surtout, l’esprit critique se développe. L’enfant découvre qu’il peut analyser, comparer… et parfois cela se traduit par beaucoup de remarques négatives.
🌟 Ce que vous pouvez faire
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Accueillir le ressenti… sans nourrir la plainte
Première proposition :
“Maman, c’est nul il pleut, je voulais jouer dehors !”
– “Oui, tu es déçu, tu espérais pouvoir sortir. ”
Puis, passer à autre chose.
👉 Cela valide son émotion, sans alimenter la spirale négative.
2ème proposition :
“Maman, c’est nul il pleut, je voulais jouer dehors !”
– “Oui, tu espérais pouvoir sortir. C’est décevant.”
– “Oui…”
– “Et si on se faisait un jeu de société à l’intérieur, pour passer le temps autrement ?”
👉 Résultat : l’enfant se sent entendu, et vous ne restez pas coincés dans la plainte.
🕵️ Psst : cette compétence est abordée en détails dans les ateliers Faber et Mazlish (ici) !
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Inviter à nuancer
→ Poser une question comme : “Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi aujourd’hui ? Et qu’est-ce qui t’a plu ?”
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Donner du vocabulaire émotionnel
→ Plus votre enfant saura nommer précisément (déçu, contrarié, fatigué), moins il aura besoin de se plaindre de façon générale.
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Être modèle
→ Les enfants apprennent beaucoup par imitation. Si vous montrez que vous savez aussi voir le positif (“La journée a été longue, mais j’ai aimé ce moment de calme en rentrant”), il s’en imprègnera.
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Introduire des rituels positifs
→ Le soir, partager “un petit bonheur de la journée” ou faire un “top 3 des choses chouettes” ou « le top/flop ( 1chose qui lui a déplu dans sa journée et 1 chose qu’il a appréciée) » entraînera son cerveau à remarquer le positif.
✅ A se garder en tête
Gardez en tête cette hypothèse : un enfant qui se plaint souvent peut avant tout avoir le besoin d’être entendu et reconnu. Avec de la patience et quelques ajustements, il peut apprendre à équilibrer son regard et à apprécier ce qui va bien.
Evidemment, ce n’est pas une vérité absolue et parfois il peut s’agir d’autres choses, comme le signalement d’une difficulté dans sa vie…
💛 Et pour vous, parents…
Si vous vous sentez parfois à bout de patience face aux plaintes répétées, souvenez-vous : c’est normal. Vous êtes humains, vous avez vos limites, et vous faites déjà beaucoup.
Ce qui peut rendre ces moments encore plus difficiles, c’est souvent ce décalage entre tout ce que vous avez donné pour votre enfant et la sensation d’injustice lorsqu’il se plaint malgré tout. Cela amène une question essentielle : quelle place prenez-vous, vous, en tant que parent ?
En effet, si vos actions se vivent comme des sacrifices, chaque plainte de votre enfant peut sembler dirigée contre vous, et devient alors insupportable. Mais si, au contraire, vous prenez soin de vos besoins (au moins un peu soyons honnêtes !), il sera bien plus facile d’accueillir ses émotions sans vous sentir attaqué.e.
☀️ On le répète sans cesse chez « Gestes et mots d’amour » : prendre soin de vous, c’est aussi aider votre enfant à évoluer dans un climat plus serein.
💌 Et vous ?
Votre enfant est-il dans une période où il se plaint beaucoup ? Quels petits rituels positifs avez-vous testés à la maison ?
🙋 Et si vous sentez que les plaintes prennent trop de place et pèsent sur votre relation, sachez que nous accompagnons les parents à retrouver des relations plus apaisées et plus joyeuses avec leurs enfants : voir nos activités.
👉 Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !
Vacances : quand les divergences éducatives s’invitent…
Vacances : quand les divergences éducatives s’invitent…
☀️ Les vacances, synonymes de changement
L’été est censé être le moment où tout le monde relâche la pression. Mais voilà… entre les glaces à 18h, les écrans à volonté, le coucher à minuit ou les grands-parents qui laissent tout passer, les vacances révèlent parfois des désaccords éducatifs que le quotidien camoufle mieux.
🏡 Chez soi, on tient un cap. Mais en vacances dans la famille ?
Les rythmes changent, les repères aussi. On vit parfois sous le même toit que les grands-parents, les oncles, les cousins, chacun avec sa propre idée de ce qui est « normal » :
– « Laisse-le, c’est les vacances ! »
– « Dans mon temps, on ne faisait pas autant d’histoires pour une tablette… »
– « Un peu de sucre ne lui fera pas de mal, voyons ! »
🍒 Dans le couple
Même au sein du couple parental, parfois l’un veut relâcher, l’autre poser des limites. L’un trouve ça mignon, l’autre trouve ça insupportable. Et les enfants, eux, s’adaptent très vite à celui qui dit « oui »…
👉 Ce que ça vient réveiller
Ces situations peuvent raviver des tensions entre adultes, réveiller des blessures anciennes, ou générer un sentiment de perte de contrôle chez les parents : « Ce n’est plus moi qui décide… »
Et les enfants, eux, expérimentent les limites, observent, s’adaptent — parfois à leur avantage !
🤔 Pourquoi c’est normal ?
Parce que chaque adulte arrive avec son histoire, ses besoins de repos, ses croyances éducatives. Parce que les vacances sont un espace à la fois commun… et très personnel.
🎯Quelques repères pour ne pas exploser (ou culpabiliser)
Se poser la question : “Quel souvenir je veux que mon enfant garde de ces vacances ?”
Anticiper : dire en amont ce qui est important pour vous (« On préfère éviter les écrans avant de dormir », « On garde l’heure du repas ensemble »). Ce n’est pas toujours respecté, mais c’est posé. Et quand les enfants sont en âge de le faire, définir ensemble les règles/limites qui nous semblent importants pour le vivre ensemble pendant les vacances.
Choisir ses combats : la maison est pleine, les rythmes sont différents, on ne pourra pas tout cadrer. Mieux vaut définir quelques points non négociables (sécurité, respect, sommeil minimum…) et lâcher du lest ailleurs.
S’allier à son co-parent (quand il y en a un) : un petit débrief du soir ou s’accorder un temps d’échange peut aider à garder le lien et la cohérence, sans se juger.
Faire équipe avec les autres membres de la famille quand c’est possible, en valorisant leur rôle plutôt qu’en les affrontant : « On est contents qu’il ait ce temps spécial avec vous. Pour que tout se passe bien, est-ce qu’on peut s’accorder sur… ? »
🌱 Et si c’était une occasion d’apprentissage ?
Montrer à son enfant que les adultes ne sont pas toujours d’accord, mais qu’on se parle, qu’on s’écoute (ou qu’on essaie)… c’est aussi un modèle de communication.
Les vacances ne seront peut-être pas parfaites — mais elles peuvent être riches. De souvenirs, de discussions, de lâcher-prise… et même de petites tensions, qui font partie de la vraie vie.
🌴Envie d’aller plus loin dans vos relations ?
Nous proposons des accompagnements, du coaching et de la thérapie, en groupe ou en individuel, pour vous aider à prendre conscience, amorcer et intégrer des changements dans votre quotidien familial.
L’éducation à l’égalité commence dès l’enfance
L’éducation à l’égalité
commence dès l’enfance
8 mars : Journée internationale des droits des femmes
Le 8 mars est associée à la Journée internationale des droits des femmes, une date essentielle pour se rappeler du chemin parcouru et de celui qu’il reste à faire. Il faudra effectivement du temps pour bâtir une société où l’égalité des droits entre les êtres humains ne serait plus un idéal, mais une réalité. Et si cette transformation passait notamment par l’éducation que nous offrons à nos enfants ?
Pourquoi l’éducation est au coeur du changement ?
Nos enfants grandissent dans un monde en mutation, où les stéréotypes de genre ont encore une grande influence mais où nous avons la possibilité de semer d’autres graines. Leur offrir une éducation qui tend à les libérer des modèles traditionnels du patriarcat, c’est faire tout notre possible pour leur permettre d’être pleinement eux-mêmes, sans les assigner à des rôles figés.
Interrogeons nos propres croyances et résistances
Avant d’accompagner nos enfants vers un monde plus égalitaire, il est essentiel d’interroger nos propres modèles et croyances. Quels messages avons-nous reçus dans notre enfance sur le rôle de chacun ? Quels comportements perpétuons-nous consciemment et/ou inconsciemment ? Changer notre regard demande de prendre du recul sur nos résistances, sur ces petites phrases ou habitudes ancrées qui influencent notre manière d’élever nos enfants. Se questionner, c’est déjà amorcer le changement.
La famille : premier lieu d’expérience de la société
La famille est le premier espace social où nos enfants apprennent à interagir avec les autres, à comprendre les dynamiques de pouvoir, de respect et d’équité. Ce qu’ils observent et vivent au sein du foyer façonne leur vision du monde. C’est aussi un lieu pour échanger, partager les questionnements, offrons-nous une vraie écoute libre à nos enfants? En veillant à instaurer un climat d’égalité et de respect à la maison, nous leur offrons un modèle de société plus juste et équilibré.
Des idées concrètes pour éduquer à l’égalité à chaque âge
👶 Dès la petite enfance (0-3 ans) :
Offrir des jouets variés sans les restreindre par genre (poupées, camions, cuisine, outils… tout est possible !).
Sortir des stéréotypes de genre et valoriser autant la douceur que la force chez chaque enfant.
Accueillir l’enfant tel qu’il est et lutter contre les messages restrictifs qu’il peut recevoir de l’entourage.
Montrer l’exemple en partageant équitablement les tâches domestiques.
👧🏼 👦🏻 Enfants (3-10 ans) :
Lire des livres inclusifs mettant en scène par exemple des héroïnes fortes et des garçons sensibles.
Encourager l’expression des émotions sans tabou : un garçon a le droit de pleurer, une fille a le droit d’être en colère.
Lutter contre les injonctions (« Une fille doit être sage », « Un garçon ne pleure pas »).
Encourager tous les centres d’intérêt sans distinction (sport, art, science, bricolage, danse, couture, jeux vidéos… tout est bon à explorer !).
Parler de consentement, de respect et de relations saines dès que possible.
🧑🏿 Adolescentes et adolescents (11 ans et +) :
Discuter des inégalités avec des faits concrets et des exemples inspirants.
Sensibiliser à la charge mentale et à l’équilibre dans les relations.
Encourager chacun et chacune à croire en ses ambitions sans se limiter aux attentes de la société.
Proposer des parcours de vie, des biographies inspirantes d’hommes ET de femmes quels que soient les domaines de réalisation
Développer leur esprit critique en les invitant à analyser les messages véhiculés par les médias, la publicité, les films et les réseaux sociaux.
L’importance de la communication et de l’éducation non violente
Derrière cette réflexion sur l’égalité se cache aussi une question plus large : celle des violences, qu’elles soient physiques, verbales, psychologiques, économiques, administratives ou sexuelles. Apprendre à communiquer autrement, à poser ses limites avec bienveillance et à reconnaître ses émotions est essentiel pour construire un monde où le respect prime sur la domination. L’éducation non violente est une clé précieuse pour permettre à nos enfants de grandir sans reproduire des schémas de violence, et cela commence par notre propre posture en tant qu’adulte.
Envie d’aller plus loin ?
Nous proposons des accompagnements et du coaching, en groupe ou en individuel, pour vous aider à mettre en place ces changements dans votre quotidien familial.
Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !
Voeux pour 2025 : plus de liens et moins de pression !
2025 : plus de liens
et moins de pression !
Des voeux pour 2025 incroyables
🎆Si vous aussi en ce moment vous recevez des messages de vœux vous souhaitant monts et merveilles et plein des projets incroyables, vous n’êtes pas seuls et seules !! En y réfléchissant, ça semble génial mais est-ce vraiment réél tout ça? Est-ce que ça vous parle vraiment?
Des voeux différents pour 2025
🎊 Nous vous proposons donc des vœux différents : célébrer ce qui est déjà en vous et cultiver ce qui est important au sein de votre foyer, à votre rythme.
2025 sera ce que vous en ferez – une année de petites victoires, d’instants imparfaits mais précieux, et de découvertes partagées.
🌊 En effet, la vie est faite de jours lumineux et de nuits plus sombres, de vagues qu’on surfe avec joie et d’autres qui nous submergent.
💎 Et c’est exactement pour cela qu’elle est précieuse.
Des voeux sincère et des liens authentiques
🔗 En 2025, nous ne vous souhaitons donc pas une année « exceptionnelle» qui répondra à toutes les attentes. Nous vous souhaitons une année sincère, avec tout ce qu’elle peut apporter : des petits ou grands moments de bonheur, des défis surmontés (ou non), et surtout, la possibilité d’être soutenue grâce à des liens authentiques. En effet, avec des enfants nous avons conscience que nous ne maîtrisons plus grand chose !
🧒Nous savons aussi qu’être parent, c’est porter beaucoup. Avoir un espace où poser toutes ses questions, prendre du temps pour soi, se nouer d’amitiés avec d’autres parents, trouver un endroit où nous entendre dire que nous ne sommes pas seuls face aux défis de la parentalité…c’est tellement précieux et cela nous évite de nous sentir démunis ou impuissants.
Des espaces pour rendre les voeux de 2025 concrets
👐 C’est pourquoi, nous avons à cœur de proposer des espaces pour rendre concrets ces vœux annuels. Vous retrouverez directement chez Gestes et mots d’amour les café de parents, les ateliers en groupe ou les coachings pour des outils et un accompagnement plus personnalisé. Vous pourrez vivre également cette expérience à la maison de la Famille de Sartrouville, dans des maisons de quartier,…. parfois au Nid avec les propositions de l’association Eclore.
✨ Gardez en tête que la parentalité n’a pas besoin d’être parfaite pour être belle. Ce dont chacun a besoin, c’est de douceur envers soi-même, de regards bienveillants, et d’un rappel que faire de son mieux est déjà immense.
2025 : une année imparfaite et pleine de sens !
🥳 Ainsi, 2025 peut être une année où nous nous autorisons à lâcher prise, à rire de l’imprévu, à célébrer chaque petite victoire, même si le sol est parfois bancal ou tremble sous nos pieds.
📝 Alors, en 2025, souvenez-vous : il n’y a pas d’échec dans la vraie vie, juste des étapes, des apprentissages et des moments partagés. Ensemble, faisons de cette année une aventure où l’authenticité prend toute sa place, une page blanche où chaque famille pourra écrire son histoire unique.
👉 C’est donc le moment de proposer à votre entourage de participer ensemble à des ateliers de parentalité (ce qui vous permettra de vous soutenir sur le long-terme) ou de vous offrir un atelier pour avancer dans la parentalité en se sentant accompagné avec bienveillance !
🎄 autrement : inspirons la générosité et le partage
🎄Inspirons la générosité et le partage chez nos enfants
La générosité, le partage et la joie : des valeurs à transmettre
A l’approche des fêtes de fin d’année, nous pouvons développer des valeurs de générosité, de partage et de joie au sein de votre famille. C’est pourquoi, nous avons un rôle précieux à jouer dans l’accompagnement de nos enfants. En effet, dans un monde de plus en plus axé sur la consommation, il peut être difficile de rappeler à nos enfants que l’esprit des fêtes réside aussi dans les émotions et les expériences vécues ensemble, bien au-delà des objets et des cadeaux.
Voici donc quelques pistes pratiques :
Mettre en avant le sens des fêtes et la générosité
Nous pouvons expliquer que les fêtes, comme les fêtes de fin d’année, ne sont pas liées de prime abord à des cadeaux matériels, mais que c’est l’occasion d’y chercher une signification plus profonde, comme la joie d’être ensemble, de partager des moments privilégiés, et de célébrer des valeurs telles que l’amour, la solidarité et la paix.
Exemples :
- Partager des histoires ou des traditions qui illustrent l’importance de donner et de partager.
- Parler de la générosité des fêtes : parfois, les plus beaux cadeaux ne sont pas matériels (un sourire, un geste, un temps passé ensemble).
Introduire des activités basées sur le partage
Nous pouvons également organiser des activités qui encouragent l’esprit de générosité et de partage plutôt que la simple consommation.
Exemples :
- Réaliser des cadeaux faits main : les enfants peuvent fabriquer des cartes, des décorations ou des cadeaux simples pour leurs proches, renforçant l’idée que le geste compte plus que l’objet.
- Organiser une collecte de jouets ou de vêtements : participer ensemble à une collecte pour des enfants moins privilégiés. Cela montre que donner est aussi gratifiant que recevoir. Autre idée : créer un calendrier inversé ( chaque jour, on a une petite action à réaliser : trier les jouets non utilisés, des vêtements, des objets utiles ou inutiles à donner à une association ou des personnes dans le besoin…)
- Préparer un repas pour des voisins ou des amis seuls : la cuisine et l’hospitalité peuvent être des gestes de partage et de générosité.
Favoriser les expériences plutôt que les objets
Ensuite, il est précieux d’enseigner aux enfants que les souvenirs et les moments partagés sont des cadeaux inestimables et durables. Cela peut aider à réduire l’importance de la consommation matérielle et à valoriser les moments de qualité en famille.
Exemples :
- Organiser des sorties familiales : visiter un marché de Noël, aller patiner, faire une promenade en forêt ou regarder un film de Noël ensemble.
- Créer des traditions familiales qui se basent sur le partage (comme écrire des cartes de vœux collectives, chanter ensemble, cuisiner des douceurs, dormir une nuit tous ensemble au pied du sapin, regarder des photos de famille, les films de leurs premières années…)
Apprendre la valeur de l’argent et des ressources
Puis, apprendre aux enfants la valeur des choses, à ne pas gaspiller et à respecter ce qu’ils ont peut renforcer leur compréhension de la générosité. Cela permet aussi de tendre à prendre soin de notre planète. Ces moments nous permettent d’enseigner des notions simples d’économie, de réutilisation et de don.
Exemples :
- Discuter de l’importance de la durabilité en offrant des cadeaux qui sont durables et utiles. Par exemple, des jouets de qualité qui peuvent être utilisés pendant longtemps, ou des produits fabriqués de manière éthique.
- Choisir des cadeaux de seconde main (un Playmobil, un Lego, un déguisement sera tout aussi chouette, même après avoir servi)
- Utiliser un système de “budget familial” pour impliquer les enfants dans les choix de cadeaux et les aider à comprendre que l’amour ne se mesure pas en termes de dépenses.
Encourager la gratitude et l’appréciation
Avant et après les fêtes, il est important d’encourager les enfants à exprimer leur gratitude, ce qui les aide à se concentrer sur ce qu’ils ont et non sur ce qu’ils n’ont pas.
Exemples :
- Écrire une lettre de gratitude : les enfants peuvent écrire une lettre ou un dessin à ceux qui leur ont offert un cadeau, en expliquant ce qu’ils apprécient vraiment.
- Tenir un « journal de gratitude » pendant la période des fêtes : chaque jour, écrire ou dessiner trois choses pour lesquelles ils sont reconnaissants, sur le principe du livre “3 kifs par jour”.
Modéliser les comportements de générosité
De plus, comme nous le répétons souvent chez Gestes et mots d’amour, les enfants apprennent par imitation. Nous pouvons donc montrer l’exemple en pratiquant nous-mêmes des actes de générosité. C’est aussi l’occasion de profiter de moments de partage intergénérationnel, très enrichissants pour chacun !
Exemples :
- Donner aux œuvres caritatives : participer à une collecte de fonds ou offrir du temps à une association. Il est d’ailleurs parfois possible d’y associer notre enfant.
- Partager avec les autres : montrer des actes simples de partage, comme offrir un cadeau fait maison à un voisin, aider quelqu’un dans le besoin, visiter des personnes âgées du quartier, de la famille…
- Ecrire et offrir une lettre à notre enfant sur ce que l’on aime chez lui, les bons moments partagés ensemble, les compétences acquises durant l’année et que l’on ne souhaite pas oublier !
En bref, nous avons mille et une façons de transmettre à notre enfant des valeurs de générosité, de partage et de solidarité et les festivités de fin d’année sont un moment très propice à cela. C’est également le moment d’expérimenter que la joie de donner peut être aussi grande que celle de recevoir et qu’elle peut être une source de bonheur, voire d’accomplissement personnel.
C’est donc le moment de proposer à votre entourage de participer ensemble à des ateliers de parentalité (ce qui vous permettra de vous soutenir sur le long-terme), d’offrir ou de vous offrir un ateliers de groupe ou un coaching pour (re-)contacter l’amour, le partage et la joie avec votre enfant et dans les relations intra-familiales !
Quand on vit un moment difficile, comment accompagner son enfant ?
Quand on vit un moment difficile : comment accompagner son enfant ?
Un moment difficile en tant que parent
Il arrive des moments dans la vie où nous, parents, faisons face à un moment difficile et des tempêtes émotionnelles intenses : un deuil, une séparation, une maladie… Autant d’épreuves qui peuvent nous bouleverser au plus profond de nous-mêmes. Dans ces périodes où notre cœur est lourd, il n’est pas facile de rester serein et disponible pour nos enfants. Nous pouvons même ressentir de l’exaspération ou de l’énervement. Cependant, il est important de se rappeler qu’ils vivent eux aussi, à leur manière, ces tempêtes à nos côtés. En effet, leur propre système émotionnel est activé. Ils peuvent ressentir une certaine insécurité, de la peur, de la tristesse face à une situation qui leur échappe ou qu’ils peinent à comprendre.
Voici quelques clés pour accompagner leurs émotions tout en prenant soin des nôtres :
Prendre soin de soi pour prendre soin d’eux
Même si cela semble impossible, prendre le temps de nous occuper de nous-même est vital. Cela peut passer par des moments pour respirer, parler à une personne de confiance, être écouté vraiment ou faire quelque chose qui nous ressource. Plus nous prendrons soin de nous, plus nous pourrons être disponibles pour notre enfant. Il est intéressant de distinguer les activités qui peuvent juste nous permettre de passer le temps (voire de ne pas penser) comme regarder Netflix ou notre fil Instagram de celles qui nous nourrissent. Nous pouvons faire une liste des activités ressourçantes pour n’avoir qu’à piocher dedans le jour venu. Pour vous y aider, nous vous proposons le livre de Soline Bourdeverre-Veyssière : « Etre mère sans s’oublier ».
Accepter notre imperfection dans un moment difficile
Nous ne sommes pas des parents parfaits, et nous n’avons pas à l’être ! Nos enfants n’ont pas besoin de super-héros, mais de parents réels, humains. Ils ont besoin de voir que nous aussi, nous ressentons des émotions, et que c’est tout à fait normal. Montrons-leur que la tristesse, la colère ou la peur sont des émotions légitimes face aux difficultés de la vie. Exprimons ce qui se passe dans notre corps, partageons nos pensées (ajustées à l’âge de l’enfant) et nos comportements. Par exemple « Je suis tellement triste que notre chien soit mort, j’aurais envie de rester sous la couette et de pleurer ».
Exprimer vos émotions devant votre enfant
Vous avez le droit d’être triste ou en colère devant lui. C’est même une occasion précieuse pour lui montrer comment traverser des émotions fortes. Le tout est de porter la responsabilité de ce que vous ressentez : « Je suis triste parce que je vis quelque chose de difficile, et ce n’est pas de ta faute. » Dans ces moments-là, il est essentiel de rappeler à notre enfant qu’il n’a rien fait de mal, et qu’il n’est en aucun cas responsable de notre état émotionnel. En lui expliquant que nous traversons une période difficile, nous le libérons de ce poids émotionnel. Cela le sécurise et lui permet de garder son propre équilibre. En vous observant, il apprend que même les adultes vivent des émotions, mais qu’ils savent aussi comment les traverser. Reprenons l’exemple du chien et poursuivons « en même temps je vais plutôt demander à quelqu’un de me faire un câlin pour me sentir mieux ».
Expliquer : nourrir le besoin de sens
Parfois nous espérons préserver notre enfant en taisant la situation, car nous estimons qu’il n’a pas l’âge ou pour d’autres raisons qui nous appartiennent. Rappelons-nous que le langage perçu est avant tout le langage non-verbal à plus de 90%. C’est-à-dire que l’enfant capte qu’un évènement vient de se passer, sauf qu’il n’en comprend pas le sens. Il peut se sentir complètement démuni. Chaque enfant réagira différemment, certains vont se faire oublier quand d’autres sembleront en colère ou en conflit en permanence. Mettre des mots, même simples, est essentiel pour que l’enfant mette du sens sur ce qu’il perçoit. Il peut être intéressant de se faire aider par un tiers (proche, professionnel) quand cela nous semble insurmontable.
Changer de lunettes face à leur comportement
Quand nous traversons une période de grande vulnérabilité, leurs colères, les conflits dans la fratrie, leurs réactions face à la frustration peuvent vite nous faire dégoupiller, avec le sentiment qu’ils font ça contre nous. Gardons en tête que leur système est immature. Face à notre état, leur système de stress est très activé et qu’ils ne sont plus en mesure de faire appel à leurs capacités de raisonnement comme avant. Prenons le temps de faire des câlins, des moments juste à être ensemble dans les bras les uns des autres, de réveils tout doux. Notre système hormonal est puissant et nous aurions tort de nous priver d’un petit shoot d’ocytocine salvateur.
Lâcher prise sur certaines contraintes
Ces périodes sont propices pour se montrer indulgent envers soi-même. Nous pouvons nous permettre de relâcher certaines exigences : acheter des repas tout prêts, demander de l’aide à un proche, ou même accepter que la maison soit en désordre. Ces petits ajustements peuvent nous offrir un peu de répit et d’énergie.
Le cadeau caché derrière le moment difficile
Ces moments difficiles peuvent devenir une opportunité pour nos enfants d’apprendre, par mimétisme, à reconnaître, à exprimer leurs propres émotions et à les traverser. En vivant nos épreuves avec sincérité et bienveillance envers nous-même, nous leur offrons des outils pour grandir. Prenons soin de nous et de nos familles. La parentalité n’est pas un chemin facile, et chaque étape, aussi difficile soit-elle, est une chance d’avancer ensemble. Et parce que nous savons que ce n’est pas évident, nous vous accompagnons en ateliers de groupe et en coaching.
La parole de l'enfant : comment la valoriser ?
La parole de l’enfant :
comment la valoriser ?
La parole de l’enfant en France
Voici un sujet fondamental dans l’éducation et le développement de nos enfants : la place et la prise en compte de leur parole. En France, comme dans de nombreux autres pays, cette question est encadrée par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989.
L’importance de la parole de l’enfant
La parole de l’enfant est essentielle pour plusieurs raisons. En effet, elle permet non seulement de comprendre leurs besoins, leurs émotions et leurs points de vue, mais elle contribue également à leur développement cognitif et émotionnel. En écoutant nos enfants sans jugement, nous leur offrons un espace pour s’exprimer librement, développer leur confiance en eux et nous participons ainsi activement à leur épanouissement.
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant
La CIDE constitue le socle juridique de la reconnaissance des droits des enfants. Parmi ses articles, plusieurs insistent sur la nécessité de considérer la parole de l’enfant :
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Article 12 : Le droit d’être entendu
Cet article stipule que les États doivent garantir à l’enfant capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant. Cette opinion doit être dûment prise en compte en fonction de l’âge et du degré de maturité de l’enfant.
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Article 13 : Liberté d’expression
L’enfant a le droit de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toutes sortes, sans considération de frontières.
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Article 14 : Liberté de pensée, de conscience et de religion.
Ce droit inclut le respect des opinions de l’enfant et son droit de les exprimer.
La situation en France
En France, de nombreuses initiatives visent à renforcer la prise en compte de la parole de l’enfant. Malgré tout, de nombreux défis subsistent. Par exemple, dans le cadre scolaire, la situation peut être très hétérogène sur la présence ou non de représentants des élèves, ainsi que sur la prise en compte réelle ou non de leurs paroles. De la même façon, seules certaines communes proposent un conseil municipal des jeunes, qui restent cependant à distance de l’espace des adultes. Il y a donc tout intérêt à accorder une place importante à la parole des plus jeunes au sein des familles.
Conseils pratiques pour valoriser la parole de l’enfant

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Créer un environnement sécurisant :
Les enfants doivent se sentir en sécurité pour exprimer leurs pensées sans crainte de jugement ou de réprimande.
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Être attentif et présent :
Accordez du temps à vos enfants, écoutez-les activement, posez des questions et montrez que leur avis compte.
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Encourager la participation :
Invitez vos enfants à participer aux décisions familiales appropriées à leur âge. Cela peut aller du choix des activités de loisirs aux discussions sur les règles de la maison ou le choix des menus.
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Valoriser leurs opinions :
Reconnaissez et valorisez les contributions de vos enfants. Cela renforce leur estime de soi et les incite à s’exprimer davantage.
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Éduquer aux droits de l’enfant :
Enseignez à vos enfants leurs droits, y compris leur droit d’expression. Cela les responsabilise et les sensibilise à l’importance du respect mutuel. Accompagner le développement de leur sens critique concernant leur environnement. « Et toi dans cette situation, qu’est ce que tu aurais fait ? » Retrouvez sur notre blog les ressources bibliographiques et pédagogiques pour parler aux enfants de leurs droits.
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Saisir les opportunités :
En ce début du mois de juin, nous allons voter pour les élections européennes, c’est à dire exprimer notre opinion sur les représentants français que nous aimerions voir siéger au Parlement européen. En France, selon certaines études, environ 60 à 70 % des personnes ont des orientations politiques proches de celles de leurs parents : l’héritage politique familial est un fait. Dans le même temps, il est passionnant d’écouter la parole de nos enfants à propos du monde de demain : ce qui est important pour eux, ce qui les questionne, les gênent tout en accueillant des opinions qui peuvent être différentes des nôtres. La famille peut être ainsi le premier lieu de débats et les enfants nous offrent l’opportunité de porter un autre regard sur le monde.
En tant que parents et éducateurs, nous avons donc un rôle crucial pour aider les enfants à trouver leur voix et à se sentir entendus. En appliquant ces conseils pratiques, nous contribuons aux valeurs de la CIDE et au développement harmonieux de nos enfants.
Et parce que nous savons que ce n’est pas évident, nous vous accompagnons en ateliers de groupe et en coaching !
Restons engagés pour un monde où chaque enfant est écouté et respecté !
Pour aller plus loin, voici quelques ressources en lien avec la parole de l’enfant :
Livres pour enfants
« Moi aussi, j’ai des droits » – Soline Bourdeverre-Veyssiere et Julie Zeitline
- Un album pour éveiller les enfants à la conscience de leurs droits, composé dans une police adaptée aux enfants dyslexiques. Il contient un jeu « Cherche & Trouve » et un carnet d’adresses/sitographie utiles.
« J’ai le droit d’être un enfant ! » de Alain Serres et Aurélia Fronty
- Ce livre, destiné aux enfants de 6 à 10 ans, présente les droits de l’enfant de manière poétique et visuelle. Chaque droit est illustré avec des dessins colorés et accompagné d’explications claires.
« J’ai le droit » de Alain Chiche
- Ce livre présente les droits des enfants avec des mots simples et des dessins attendrissants. Il s’inspire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Ce livre aborde et enchaîne des sujets variés et complémentaires : la violence, l’écologie, le respect des différences, la citoyenneté, etc. Idéal pour lancer le débat,
« Les droits de l’enfant », Cahier Filliozat, dès 5 ans
- Les droits de l’enfant sont partout : à l’école, dans la rue, à l’hôpital, dans les livres, à la maison… Mais à quoi servent ces droits ? Des activités et des outils pour les connaître, pour comprendre leur évolution au fil des siècles et des régions du monde.
« Déclaration universelle des droits de l’enfant illustrée » de Gérard Guerlais
- Grâce à cet ouvrage, petits et grands pourront se familiariser avec un texte trop méconnu, reproduit dans une version adaptée aux enfants à partir de 10 ans, magnifiquement illustrée par 30 artistes contemporains.
En utilisant ces ressources, les enfants peuvent non seulement apprendre leurs droits, mais aussi comprendre l’importance de les respecter et de les défendre pour eux-mêmes et pour les autres.
Ressources en ligne
Le site du Défenseur des droits – Educadroit
- Ce site propose des ressources éducatives sur les droits de l’enfant, y compris des jeux, des vidéos et des fiches explicatives. C’est une excellente ressource pour les enfants et les enseignants.
- Educadroit
- Brochure « Découvre tes différents droits et apprends à les faire respecter »
Unicef – La page « La voix des jeunes »
- L’Unicef propose des ressources pédagogiques pour aider les enfants à comprendre leurs droits.
- Unicef – La voix des jeunes
Le site « Les droits en schémas »
- Ce site présente les droits de l’enfant sous forme de schémas simples et colorés. Il est conçu pour être facilement compréhensible par les enfants et est accompagné d’explications claires.
- Les droits en schémas
Ressources vidéos
« C’est quoi les droits de l’enfant ? » de Jacques Azam
- Une série de petites vidéos 1 jour 1 question pour les enfants de 7 à 11 ans qui leur permet de découvrir et comprendre leurs droits tout en s’amusant. https://www.lumni.fr/video/c-
est-quoi-les-droits-de-l- enfant
Ressources pédagogiques pour les enseignants et les parents
« Guide pédagogique sur les droits de l’enfant » de l’AOMF
- Ce guide offre des ressources et des activités pour enseigner les droits de l’enfant aux élèves de l’école primaire. Il comprend des plans de leçon, des exercices et des jeux éducatifs.
- Guide pédagogique de l’AOMF
Prévenir le harcèlement scolaire : comment outiller nos enfants
Prévenir le harcèlement scolaire :
comment outiller nos enfants?
Qu’est ce que le harcèlement scolaire ?
Selon le site du ServicePublic.fr : “Un élève est victime de harcèlement scolaire lorsqu’il subit, de manière répétée, des violences verbales, morales ou physiques de la part d’un ou plusieurs autres élèves. […] Le harcèlement scolaire peut être commis à l’intérieur ou en dehors de l’établissement scolaire.”
Les 3 caractéristiques du harcèlement en milieu scolaire :
- La violence : c’est un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou plusieurs victimes.
- La répétitivité : il s’agit d’agressions qui se répètent régulièrement durant une longue période.
- L’isolement de la victime : la victime est souvent isolée et dans l’incapacité de se défendre.
Les principaux mécanismes du harcèlement scolaire (mais pas que!)
Le harcèlement peut prendre de nombreuses formes et utilise différents mécanismes. Voici quelques-uns des principaux mécanismes du harcèlement :
1 – Intimidation physique :
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- Cela peut inclure des agressions physiques, des menaces de violence, des blocages ou des actes de coercition qui visent à faire peur ou à nuire à la victime.
2- Harcèlement verbal :
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- Cela comprend les insultes, les moqueries, les injures, les propos dégradants ou humiliants, et toute autre forme de communication verbale qui vise à blesser ou à diminuer l’estime de soi de la victime.
3 – Harcèlement social ou relationnel :
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- Cela implique des actions visant à isoler la victime du groupe, comme l’exclusion, les rumeurs, la diffamation, le rejet ou l’isolement social. Ces mécanismes affectent la réputation de la victime et sa capacité à s’intégrer dans un groupe social.
4 – Cyberharcèlement :
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- Cette forme de harcèlement utilise les technologies numériques, comme les réseaux sociaux, les applications de messagerie, les forums en ligne, ou les jeux vidéo, pour harceler ou intimider la victime. Cela peut inclure des menaces en ligne, des messages haineux, des photos ou vidéos compromettantes partagées sans consentement, ou la propagation de rumeurs via internet.
5 – Manipulation et contrôle :
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- Les harceleurs peuvent utiliser des tactiques de manipulation pour contrôler ou exploiter les autres. Cela peut inclure le chantage émotionnel, les menaces, ou la manipulation psychologique pour maintenir une position de pouvoir.
6 – Exploitation de la vulnérabilité :
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- Les agresseurs peuvent cibler des personnes vulnérables en raison de leur âge, de leur genre, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur origine ethnique, de leur handicap, ou d’autres caractéristiques. Ils utilisent ces facteurs pour exacerber le sentiment d’isolement ou de différence chez la victime.
7- Micro-agressions :
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- Ce sont des comportements subtils, souvent non conscients, qui transmettent des messages de discrimination ou de mépris envers un groupe ou une personne. Bien qu’ils puissent sembler mineurs, ils ont un effet cumulatif qui peut contribuer à un environnement de harcèlement.
Ces mécanismes peuvent se chevaucher et se renforcer les uns les autres. Les harceleurs utilisent d’ailleurs souvent une combinaison de ces tactiques pour exercer leur pouvoir sur les autres.
*Source : https://www.education.gouv.fr/
Comment prévenir le harcèlement scolaire ?
L’une des solutions est d’accompagner et d’outiller les enfants à savoir comment répondre eux-mêmes aux intimidations. Ils auront alors la possibilité de se défendre. En effet la sensibilisation au sujet et le sentiment de compétence permettent d’éloigner un stress qui peut figer sur le moment. Il pourront ainsi transmettre leurs compétences à d’autres camarades.
En effet, si l’enfant sait se défendre, il ne prend pas la position de victime.
S’il n’y a pas de victime, il n’y a pas de harceleur.
Et en l’absence de victime et d’agresseur, il ne peut y avoir harcèlement !
Nous avons besoin d’accompagner nos enfants à développer leurs compétences psycho-sociales : estime de soi, confiance en soi, écoute, attention, communication, empathie, régulation des émotions…
En effet, ces compétences favorisent le « bien vivre ensemble », puisqu’elles permettent – dans les groupes de jeunes – un meilleur climat relationnel. Par ailleurs, un adolescent qui aura grandi dans un environnement respectueux et empathique dès son plus jeune âge aura plus tendance à intervenir en tant que témoin par exemple.
Et parce que nous savons que ce n’est pas évident, nous vous accompagnons en ateliers de groupe et en coaching. Effectivement, vivre la non violence éducative au sein de la famille est un facteur central dans la baisse de la violence dans la société en général.
Un outil pour travailler l’assertivité
Pour travailler l’assertivité, nous proposons régulièrement en séance de coaching le jeu de cartes Takattak. Ce dernier va permettre aux enfants de s’amuser à s’entraîner à avoir de la répartie dans un environnement sécurisant (entre amis , en famille,…).
Le but est de riposter en une phrase sans créer de conflit tout en répondant en fonction de la consigne : autodérision, pirouette, désarçonner avec un compliment…
Ce jeu de cartes est destiné aux 8-12 ans (il est possible d’y jouer plus tôt si vous le sentez pour votre enfant) et il existe aussi :
– en version classique pour les ados et les adultes
– dans une version TRASH (sur les sujets du sexisme, homophobie, racisme, cyber-harcèlement… ), très adapté à la réalité d’aujourd’hui
En tenant tête à un intimidateur, la relation reste équilibrée ce qui protège du harcèlement. Pour rappel : en situation de harcèlement, l’un prend le dessus parce que l’autre se rabaisse, ne sachant pas comment faire autrement !
Pour aller plus loin, voici quelques ressources :
“Te laisse pas faire” et « Je me défends du harcèlement” d’Emmanuelle Piquet
« Stop au harcèlement ! – Un livre indispensable pour comprendre et agir face au harcèlement », de Chantal Rojzman, Violène Riefolo, Isabelle Filliozat, Lucie Durbiano
« 100 idées pour accompagner les jeunes neuroatypiques face au harcèlement », de Myriam Bost (Auteur), Amélie Sourd et Justine Viviant















