Duo parental : quand nos différences éducatives nous challengent
Duo parental : quand nos différences éducatives nous challengent
Devenir un duo parental
Dans le cadre du duo parental/couple parental, nous employons le terme de « parent » mais vous pouvez le remplacer, en fonction de votre situation familiale, par toutes autres personnes qui participent à l’éducation de vos enfants : grands-parents, co-parents, beaux-parents, etc…
De plus, nous faisons ici des généralités et nous avons bien conscience que des outils ne sont pas utilisables face à certaines personnalités (à explorer possiblement en coaching ou en thérapie).
Devenir parent est une aventure extraordinaire, mais aussi un vrai bouleversement. Si l’on s’imagine souvent partager une vision commune de l’éducation avec notre partenaire, la réalité peut être bien différente. En plongeant dans la parentalité, on découvre parfois que nos croyances, nos principes éducatifs et même nos automatismes diffèrent… et c’est là que les incompréhensions, voire les conflits, peuvent s’installer.
🪐 Quand deux univers éducatifs se rencontrent
Chaque parent arrive avec un bagage unique : son histoire, son éducation, ses valeurs. Ces différences sont souvent invisibles au début de la relation, mais elles se révèlent lorsque les enfants entrent en scène.
Peut-être que vous avez grandi dans une famille où la discipline était stricte, alors que votre partenaire valorise davantage la liberté d’expression. Peut-être que l’un de vous se repose sur l’intuition, tandis que l’autre préfère des méthodes validées par la science. Ces divergences ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles reflètent simplement la richesse de vos expériences respectives.
Cependant, lorsque ces désaccords se heurtent à la fatigue, au stress, à la pression du quotidien ou tout simplement au besoin de s’affirmer de l’enfant, ils peuvent devenir des sources de tensions. Une remarque anodine sur la façon dont on reprend un enfant, une différence d’approche face à une crise… Et soudain, la discussion s’envenime.
🗝️Les clés pour naviguer ces différences sans conflits
Prendre conscience de son propre « héritage éducatif »
Prenez un moment pour réfléchir à vos valeurs profondes. Qu’est-ce qui fait que certaines choses vous tiennent-elles tant à cœur ? Souvent, il s’agit de schémas hérités de votre propre éducation. Nous vous invitons à vou reposer la question du sens, nous faisons tant de choses par habitude !
Ouvrir la discussion, pas le débat
Évitez les phrases accusatrices comme : « Tu fais n’importe quoi avec les enfants ! » Préférez des formulations comme : « Je remarque que nous n’avons pas la même approche sur cette situation. Parle-moi de ton point de vue. » ou tout autre phrase qui permet d’entrer en relation en respectant l’autre.
Ne pas chercher à gagner, mais à comprendre
L’objectif n’est pas d’avoir raison mais de trouver une solution commune, dans l’intérêt de l’enfant. Parfois, un compromis ou une alternance des approches peut fonctionner. On peut aussi impliquer l’enfant dans certains choix : « Qu’est ce qui te paraitrait juste pour toi ? » tout en lui partageant nos réflexions et nos contraintes. On peut être surpris de la pertinence des réponses de nos enfants !
Anticiper les situations à chaud
Les conflits explosent souvent quand la fatigue est à son comble. Essayez d’en discuter à tête reposée, dans un moment calme, plutôt que sur le coup de l’émotion.
Rappeler ce qui vous unit
Vous êtes tous les deux là pour une raison commune : le bien-être de votre enfant. Prenez un moment pour reconnaître vos efforts respectifs et gardez à l’esprit que faire équipe vous mènera plus loin ! Le duo parental n’est plus/pas le couple conjugal, n’hésitez pas à trouver un tiers de confiance pour vous aider à cheminer et à ne pas laisser les tensions du couple conjugal s’inviter dans la relation avec votre enfant.
🛤️ Pour cheminer plus loin sur cette question du couple parental et des divergences éducatives, nous vous invitions en séance de coaching parental ou en ateliers Faber et Mazlish
L’éducation à l’égalité commence dès l’enfance
L’éducation à l’égalité
commence dès l’enfance
8 mars : Journée internationale des droits des femmes
Le 8 mars est associée à la Journée internationale des droits des femmes, une date essentielle pour se rappeler du chemin parcouru et de celui qu’il reste à faire. Il faudra effectivement du temps pour bâtir une société où l’égalité des droits entre les êtres humains ne serait plus un idéal, mais une réalité. Et si cette transformation passait notamment par l’éducation que nous offrons à nos enfants ?
Pourquoi l’éducation est au coeur du changement ?
Nos enfants grandissent dans un monde en mutation, où les stéréotypes de genre ont encore une grande influence mais où nous avons la possibilité de semer d’autres graines. Leur offrir une éducation qui tend à les libérer des modèles traditionnels du patriarcat, c’est faire tout notre possible pour leur permettre d’être pleinement eux-mêmes, sans les assigner à des rôles figés.
Interrogeons nos propres croyances et résistances
Avant d’accompagner nos enfants vers un monde plus égalitaire, il est essentiel d’interroger nos propres modèles et croyances. Quels messages avons-nous reçus dans notre enfance sur le rôle de chacun ? Quels comportements perpétuons-nous consciemment et/ou inconsciemment ? Changer notre regard demande de prendre du recul sur nos résistances, sur ces petites phrases ou habitudes ancrées qui influencent notre manière d’élever nos enfants. Se questionner, c’est déjà amorcer le changement.
La famille : premier lieu d’expérience de la société
La famille est le premier espace social où nos enfants apprennent à interagir avec les autres, à comprendre les dynamiques de pouvoir, de respect et d’équité. Ce qu’ils observent et vivent au sein du foyer façonne leur vision du monde. C’est aussi un lieu pour échanger, partager les questionnements, offrons-nous une vraie écoute libre à nos enfants? En veillant à instaurer un climat d’égalité et de respect à la maison, nous leur offrons un modèle de société plus juste et équilibré.
Des idées concrètes pour éduquer à l’égalité à chaque âge
👶 Dès la petite enfance (0-3 ans) :
Offrir des jouets variés sans les restreindre par genre (poupées, camions, cuisine, outils… tout est possible !).
Sortir des stéréotypes de genre et valoriser autant la douceur que la force chez chaque enfant.
Accueillir l’enfant tel qu’il est et lutter contre les messages restrictifs qu’il peut recevoir de l’entourage.
Montrer l’exemple en partageant équitablement les tâches domestiques.
👧🏼 👦🏻 Enfants (3-10 ans) :
Lire des livres inclusifs mettant en scène par exemple des héroïnes fortes et des garçons sensibles.
Encourager l’expression des émotions sans tabou : un garçon a le droit de pleurer, une fille a le droit d’être en colère.
Lutter contre les injonctions (« Une fille doit être sage », « Un garçon ne pleure pas »).
Encourager tous les centres d’intérêt sans distinction (sport, art, science, bricolage, danse, couture, jeux vidéos… tout est bon à explorer !).
Parler de consentement, de respect et de relations saines dès que possible.
🧑🏿 Adolescentes et adolescents (11 ans et +) :
Discuter des inégalités avec des faits concrets et des exemples inspirants.
Sensibiliser à la charge mentale et à l’équilibre dans les relations.
Encourager chacun et chacune à croire en ses ambitions sans se limiter aux attentes de la société.
Proposer des parcours de vie, des biographies inspirantes d’hommes ET de femmes quels que soient les domaines de réalisation
Développer leur esprit critique en les invitant à analyser les messages véhiculés par les médias, la publicité, les films et les réseaux sociaux.
L’importance de la communication et de l’éducation non violente
Derrière cette réflexion sur l’égalité se cache aussi une question plus large : celle des violences, qu’elles soient physiques, verbales, psychologiques, économiques, administratives ou sexuelles. Apprendre à communiquer autrement, à poser ses limites avec bienveillance et à reconnaître ses émotions est essentiel pour construire un monde où le respect prime sur la domination. L’éducation non violente est une clé précieuse pour permettre à nos enfants de grandir sans reproduire des schémas de violence, et cela commence par notre propre posture en tant qu’adulte.
Envie d’aller plus loin ?
Nous proposons des accompagnements et du coaching, en groupe ou en individuel, pour vous aider à mettre en place ces changements dans votre quotidien familial.
Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !
Est-ce que je fais bien les choses avec mes enfants ?
Est-ce que je fais bien les
choses avec mes enfants ?
Est-ce que je fais bien les choses avec mes enfants ?
En tant que parents, nous nous posons souvent cette question : « Est-ce que je fais bien les choses avec mes enfants ? » Notre intention est toujours la même : permettre à nos enfants de devenir des adultes autonomes, bien dans leurs baskets, et capables de vivre en harmonie avec les autres. Mais il n’existe pas de recette toute faite. Chaque situation, chaque enfant, chaque parent est unique.
Notre enfant est unique
Il a son caractère, son histoire, et les événements qu’il traverse vont le façonner de manière singulière.
En tant que parents, nous sommes également uniques.
Nous évoluons avec chaque expérience, apprenant de nos réussites comme de nos erreurs. Notre propre éducation et nos relations nous influencent.
Chaque situation est unique
Elle survient à un moment précis, dans un contexte particulier.
Non aux méthodes impersonnelles
Pourtant, de nombreux professionnels de la parentalité vendent des solutions « clé en main », promettant de résoudre tous les défis. Ces méthodes peuvent parfois aider temporairement, mais elles ne prennent pas en compte la complexité de chaque famille. Dès qu’un des éléments de l’équation change (enfant + parent + situation), tout est à recommencer. Cela devient épuisant et peut nourrir un sentiment d’échec constant.
Une autre question à se poser
Plutôt que de nous épuiser dans la quête de perfection, pourquoi ne pas se poser une question plus constructive ?
Nous vous proposons donc : « Comment puis-je vivre ma parentalité en cohérence avec mes valeurs, me sentir à ma juste place ? »
L’idée n’est pas forcément de faire davantage ou d’ajouter des injonctions, mais d’explorer quelque chose de plus profond : la curiosité, la croissance, le développement… Comme pour tout cheminement, cela nécessite des informations, des savoir-faire et du temps. Imaginez un jardinier qui apprend à cultiver ses plantes : il se renseigne sur les besoins de chaque espèce, les contraintes des sols, il observe, il s’adapte… Mais il sait que chaque plante est unique et qu’aucune méthode n’est universelle. De nombreux paramètres échappent à son contrôle, et il sait aussi que la plante sait intuitivement ce dont elle a besoin.
Le parent jardinier
Tout comme ce jardinier, en tant que parent, vous avez besoin de plusieurs éléments :
- Des informations.
- De l’observation.
- De la créativité.
- Et beaucoup de patience.
Comme chaque graine a besoin de temps pour germer, chaque parent a besoin de temps pour grandir avec son enfant.
En revanche, ce dont vous n’avez pas besoin, ce sont des jugements ou des conseils non sollicités.
C’est là que le soutien parental devient précieux, que ce soit en groupe, en couple, ou en individuel.
Une alchimie unique chez Gestes et mots d’amour
Chez Gestes et mots d’amour, nous vous proposons cette alchimie unique :
- Une expertise solide en développement de l’enfant, en neurosciences, en processus émotionnels et traumatiques.
- Une écoute active et une disponibilité réelle.
- Une adaptabilité à chaque situation familiale.
Choisir nos ateliers ou du coaching parental, c’est choisir une vision à long terme. Il ne s’agit pas simplement de « gérer » une situation donnée, mais de réfléchir à la relation que vous voulez construire avec votre enfant et ce que vous souhaitez lui transmettre. Comment cette relation peut-elle l’aider à s’épanouir, à vivre pleinement en société et à traverser les différentes situations de vie ?
Prenons l’exemple de l’affirmation de soi : Quand un enfant passe par la phase des « terrible two », cela peut être difficile pour les parents. Mais cette phase d’opposition est en fait une étape naturelle dans le développement de son identité. L’enfant n’agit pas contre vous, mais pour lui-même. Tout comme la plante, l’enfant est connecté à ses besoins et les exprime à sa manière.
Prêt à transformer votre parentalité ?
Faites un pas de côté, changez de regard sur votre quotidien parental et inscrivez-vous dès aujourd’hui à un atelier ou à une session de coaching. Explorez une parentalité plus épanouissante et harmonieuse, pour vous et pour votre enfant. Ensemble, cultivons des relations qui fleuriront à long terme !
3 mythes toxiques sur la parentalité positive dévoilés
3 mythes toxiques sur
la parentalité positive dévoilés
👉 3 mythes toxiques
Connais-tu les 3 mythes toxiques sur la parentalité positive que tu dois ABSOLUMENT briser si tu veux devenir le parent que tu as envie d’être ?
Après avoir accompagné des milliers de parents de tous horizons au cours de ces 6 dernières années, nous pouvons affirmer que les parents qui cheminent le plus sont ceux qui sont sortis de la vision binaire bien/mal concernant la parentalité positive.
Et c’est plutôt logique : selon ton état d’esprit et tes croyances, tu peux littéralement être ton pire ennemi comme ton meilleur atout !
Alors sans plus attendre, il est temps de faire voler ces mythes en éclat 💥
Mythe #1️⃣ : « Je dois être bienveillant(e) en permanence avec mon enfant pour cocher la case [parentalité positive] »
Ça ne pourrait pas être plus faux !
Depuis des années, nous lisons beaucoup de témoignages sur les réseaux sociaux de parents qui, après avoir expérimenté la parentalité positive, rejettent totalement cette approche.
Effectivement, la parentalité positive n’est pas une recette magique et demande beaucoup d’écoute, de patience et d’énergie. Dans un environnement relayant l’injonction à être « parfait(e) », il est facile de tomber dans l’écueil, de s’oublier soi-même et d’en arriver à un état d’épuisement intense. Ce qui nous amène souvent à faire l’inverse de ce que l’on aimerait faire.
Nous le répétons, nous ne pouvons pas avoir la même énergie, les mêmes capacités et les mêmes possibilités chaque jour. Et oui, nous sommes humains, et c’est parfait comme cela ! Dans la parentalité positive, la bienveillance commence par soi-même, donc remplissons en priorité notre propre réservoir afin de pouvoir donner ensuite à nos enfants.
En fonction de l’âge de l’enfant, nos besoins seront peut être à différer mais ils seront toujours à prendre en compte !
De plus, l’expression des émotions est au coeur de notre approche, il est tout à fait sain et modélisant pour l’enfant que tu puisses exprimer ce qui ce passe pour toi, que cette émotion soit agréable ou désagréable. Bien sûr, l’exprimer de façon respectueuse pour chacun (oui, oui même la colère !), cela se (ré)apprend !
Mythe #2️⃣ : “Je peux devenir le parent que j’ai envie d’être sans travailler sur moi”
C’est souvent l’autre croyance qui amène les parents à affirmer que la parentalité positive ne « fonctionne » pas.
La parentalité positive, ça ne se limite pas à des outils. Avec l’apport des neurosciences (et celles-ci évoluent régulièrement), de nombreuses études prouvent l’impact de l’environnement, de l’attachement et de l’éducation sur nos comportements d’adulte.
La parentalité positive apporte ainsi une perspective, un regard différent sur l’enfant qui vont nous amener à déconstruire des schémas, à nous remettre en question. Ensuite nous pourrons nous approprier les outils et améliorer nos relations.
C’est pourquoi, dans nos coachings et nos ateliers, nous accueillons chaque parent là où il en est. Notre idée n’est pas de te changer mais de t’accompagner pour que tu puisses regarder avec lucidité là où tu en es, pour que tu puisses prendre conscience de tes forces et de tes failles. Nous proposons de prendre le temps, de respirer, d’échanger, de porter un autre regard sur l’enfant et sur toi-même.
Mythe #3️⃣ : La parentalité positive met à l’écart les enfants des réalités de la vie (en bref de ses difficultés et de sa violence)
D’une part, accompagner nos enfants dans une parentalité positive ne signifie pas leur dire oui à tout et les laisser faire tout ce qu’ils veulent. Nous le répétons, la parentalité positive nécessite des règles et ne s’apparente en rien au laxisme (dans le laxisme, les besoins et envies de l’enfant priment sur ceux de l’adulte).
D’autre part, l’objectif principal de l’éducation positive est de donner confiance en soi à nos enfants, de leur donner une image positive d’eux-mêmes, de les encourager à développer leurs forces et leurs talents, ce qui aide grandement pour se positionner dans un groupe et de participer à la gestion de conflit de manière constructive.
En développant leur intelligence émotionnelle, nos enfants développent également leur empathie. Par exemple, ils seront capables de comprendre que derrière un comportement méchant (et non une personne méchante !) se cache souvent un besoin non assouvi. Et de plus, ayant bâti une relation de confiance avec leurs parents, ils n’hésiteront pas à se confier à eux en cas de problème.
La parentalité positive encourage donc les enfants à devenir des adultes autonomes, responsables et épanouis en leur fournissant des ressources en fonction de chaque situation.
Pourquoi croire en ces 3 mythes pose problème ?
Parce que cela t’empêche de prendre les bonnes décisions.
Tu penses que tu n’as pas ce qu’il faut pour y arriver, ou que ça sera plus dur que ça ne l’est réellement.
Résultat de ces mythes ?
Tu ne passes pas à l’action. Donc tu ne transformes pas tes relations avec ton/tes enfant(s).
Expérimentant nous-mêmes la parentalité positive au sein de nos familles, et ayant accompagné des milliers de parents à devenir le parent qu’ils ont envie d’être, nous savons que c’est possible.
La vraie difficulté, c’est qu’on trouve de tout et du n’importe quoi sur internet (et surtout du n’importe quoi).
Et qu’après avoir essayé d’appliquer des tonnes de (mauvais) conseils, des conseils contradictoires ou des conseils auxquels ils ne croient pas, la plupart des parents abandonnent ou oscillent dans leur posture.
Mais tu sais quoi ?
Nous ne voulons pas que ça t’arrive. Nous ne voulons pas que tu abandonnes car nous savons que tu peux devenir le parent que tu as envie d’être.
Autrement, comment des milliers de personnes vivraient cette approche au quotidien au sein de leur foyer si c’était si dur ? Sont-ils tous des super-héros ?
🚫 Non.
Ils l’ont fait en étant accompagnés et en trouvant des clés pour avancer pas à pas dans leur rencontre avec l’enfant et avec soi 💪
Alors si tu es prêt(e) à passer à l’action et à avancer sur le chemin de ta parentalité, réserve ta séance de coaching parental ou ton atelier en groupe !
L'ennui : un secret pour grandir ?
L’ennui : un secret pour grandir ?
L’ennui, un sentiment désagréable ?
On pense souvent à l’ennui comme un sentiment désagréable. D’ailleurs, certaines personnes ne peuvent rester sans rien faire et cumulent les activités ou travaillent sans cesse. Cette façon de faire est appuyée par la société qui nous demande principalement d’être actifs et ne pas avoir de temps morts. C’est aussi une façon d’oublier la peur du vide qui nous habite. Nous gardons ainsi notre esprit occupé, l’empêchant de se poser certaines questions et de se demander, par exemple, ce à quoi on aspire vraiment.
L’ennui est pourtant inévitable et mieux vaut apprendre à vivre avec le plus tôt possible. Connaître l’ennui et savoir l’apprivoiser permet d’être moins démuni lorsque celui-ci surgit. D’autant plus que l’ennui a en réalité de nombreux bienfaits, notamment pour le développement global des enfants.
Plusieurs aspects positifs de l’ennui et comment il peut être bénéfique pour les enfants :
1. Développement de la créativité

- Stimulation de l’imagination : Lorsque les enfants s’ennuient, ils sont obligés de trouver des moyens de s’occuper. Cela encourage leur créativité et leur imagination. Ils peuvent inventer des jeux, des histoires, ou des projets artistiques.
- Exploration intérieure : L’ennui pousse les enfants à explorer leur monde intérieur et à développer des idées et des scénarios qui ne sont pas immédiatement dictés par des stimuli externes.
2. Indépendance et autonomie
- Prise d’initiative : Face à l’ennui, les enfants apprennent à prendre des initiatives pour se distraire. Ils développent ainsi leur capacité à être autonomes et à gérer leur temps de manière proactive.
- Résolution de problèmes : Trouver des moyens de se divertir en l’absence d’activités prédéfinies les aide à développer des compétences en résolution de problèmes et en planification.
3. Développement émotionnel et social
- Régulation des émotions : L’ennui participe à enseigner aux enfants comment tolérer et gérer des états d’inconfort. Cela peut renforcer leur résilience et leur capacité à gérer des situations où l’immédiateté des récompenses ou des divertissements n’est pas disponible.
- Renforcement des compétences sociales : En étant moins sollicités par des activités structurées, les enfants sont souvent amenés à interagir spontanément avec leurs pairs ou à jouer ensemble de manière plus libre, ce qui peut renforcer leurs compétences sociales.
4. Encouragement de l’apprentissage auto-dirigé
- Exploration et curiosité : L’ennui peut stimuler la curiosité et l’envie d’explorer de nouveaux centres d’intérêt ou de nouvelles compétences. Par exemple, un enfant qui s’ennuie peut décider de lire un livre, de construire quelque chose ou de découvrir comment fonctionne un objet.
- Apprentissage par l’expérience : Les enfants apprennent par essais et erreurs lorsqu’ils trouvent des façons de surmonter l’ennui, ce qui est une méthode précieuse d’apprentissage autodirigé.
5. Temps pour la réflexion
- Pause et réflexion : L’ennui offre aux enfants un moment de pause dans un monde souvent hyper-stimulé. Cela leur permet de réfléchir à leurs expériences, de digérer leurs émotions et de penser à leurs actions.
- Développement du soi : En ayant du temps pour eux-mêmes, les enfants peuvent mieux comprendre leurs préférences, leurs passions et leurs valeurs, contribuant ainsi à la formation de leur identité personnelle.
6. Développement de la patience
- Tolérance à l’ennui : Apprendre à tolérer l’ennui peut aider les enfants à développer la patience et à comprendre que la gratification n’est pas toujours immédiate.
- Anticipation des plaisirs : Attendre pour quelque chose de stimulant ou de gratifiant leur enseigne à savourer ces moments avec plus d’appréciation et à gérer les attentes.
7. Réduction du stress

- Moins de pression : Les enfants sont souvent surchargés par des emplois du temps trop structurés. L’ennui peut être une échappatoire à cette pression constante de performance et d’activité.
- Espaces de calme : L’ennui crée des espaces de calme et de repos, essentiels pour le bien-être mental et physique.
L’ennui, un ami à apprivoiser !
En somme, l’ennui est loin d’être un ennemi pour les enfants. Au contraire, il joue un rôle crucial dans leur développement global. En leur donnant l’opportunité de s’ennuyer, nous leur permettons de développer des compétences essentielles pour la vie, telles que la créativité, l’autonomie, la gestion des émotions, et la capacité à réfléchir de manière profonde. Encourager des moments d’ennui peut être un cadeau précieux dans un monde où tout est souvent planifié et hyper-stimulé.
Par conséquent, si nous profitions des vacances pour laisser des plages de temps libre ? Du vide dans le planning ? Ce serait l’occasion de se laisser porter par la créativité des enfants : prendre un café imaginaire dans une cabane de serviettes, enfouir un corps dans le sable ou regarder des têtards dans une mare…
Et si vous souhaitez creuser le sujet, nous vous accompagnons en ateliers de groupe et en coaching !
Coaching parental : faire la différence entre coach et psy
Coaching parental :
Faire la différence entre coach et psy
Qu’est ce qu’un coaching parental ?
Un coaching parental est un accompagnement personnalisé où nous vous offrons un espace d’écoute active et d’échanges, sans culpabilité.
Ainsi, nous vous accompagnons en individuel ou en famille, en visio, à domicile ou en cabinet. Nous avons à cœur de prendre en considération autant l’enfant que le parent.
De plus, nous nous appuyons sur la théorie de l’attachement, sur les émotions et nous pouvons utiliser le jeu ou des techniques créatives.
A quoi sert un coaching parental ?
Le coaching parental permet de :
- explorer ensemble la situation
- poser un nouveau regard sur votre enfant et sur votre parentalité
- aller à la rencontre de votre enfant intérieur et de votre héritage éducatif
- (re)découvrir une relation apaisée
- faire émerger les solutions adaptées à votre famille
L’accompagnement s’appuie sur des outils concrets, parfois ludiques, et des informations actualisées et validées (provenant notamment des neurosciences), adaptés à votre personnalité et à vos valeurs.
A qui s’adresse le coaching parental ?
Tout simplement à tous les parents, beaux-parents, de la grossesse à l’adolescence, qui souhaitent :
- mieux comprendre la situation qu’ils vivent
- se préparer à vivre une période de transition (naissance, séparation…)
- repartir avec des propositions adaptées à sa famille
- trouver des outils concrets et des informations actualisées, provenant notamment des neurosciences.
Les différentes raisons de faire appel à nous
Nous vous accompagnons au plus près de vos besoins, notamment à travers les épreuves de la vie, deuils, séparations… et plus simplement lors de l’évolution de votre enfant. Quelques thèmes d’accompagnement : Devenir parent, sommeil, pleurs, épuisement parental
- Vivre la co-parentalité et les divergences éducatives entre les parents (avec conflits et/ou climat de tension)
- Phase de transition : arrivée d’un nouvel enfant, déménagement, séparation, recomposition familiale, traumatismes, deuil…
- Comportements difficiles
- Pose de limites
- Relations dans la fratrie
- Enfants à besoins différents
- Scolarité/Apprentissages
- Adolescence
Quelle est la différence entre un coach parental et un psy ?
Les séances en thérapie, avec un psychologue ou un psychothérapeute s’inscrivent dans la durée et permettent de comprendre et de traiter des difficultés en utilisant des méthodes thérapeutiques.
Contrairement aux psychologues, le coach ne fait pas de diagnostic.
En effet, les séances de coaching parental ont pour vocation d’accompagner les parents sur une durée plus courte, d’identifier les causes et de lever les blocages. Dans le cadre de nos accompagnements, il s’agit d’une approche centrée sur la relation éducative et le développement du plein potentiel de l’enfant et de son parent.
Les deux approches étant complémentaires, nous pouvons donc vous inviter à creuser certains sujets avec un psy (si ces sujets freinent ou bloquent le processus de coaching/d’accompagnement) ou vous proposer la thérapie MOSAIC si cela nous semble pertinent.
Y’a t il une différence entre un coaching avec Amandine ou avec Sophie?
Oui forcément puisque nous avons deux personnalités différentes. En revanche, nous nous sommes toutes les deux formées auprès des pionnières reconnues de la parentalité positive, Amandine avec Isabelle Filliozat et Sophie avec Catherine Dumonteil-Kremer. Toutes les deux, nous mettons à jour nos connaissances régulièrement, nous sommes en analyse de pratiques et/ou supervision et intervision et nous participons de manière active à nos réseaux professionnels, celui d’Isabelle Filliozat et celui de la Parentalité Créative . En complément des sujets classiques qui relèvent de la parentalité, nous avons chacune des spécificités qui viennent enrichir nos pratiques :
Amandine : haut potentiel, troubles du neurodéveloppement, adolescence et thérapie MOSAIC
Sophie : maternage proximal et développement 0-3 ans, sommeil, handicap et maladies psychiques
Dans tous les cas, n’hésitez pas à nous spécifier votre demande pour que l’on ajuste au mieux la proposition de coaching que nous vous ferons.
NOUVEAUTÉ : la thérapie brève MOSAIC en complément du coaching !
Dans cette optique de complémentarité, Amandine est désormais formée en thérapie MOSAIC (Mouvements Oculaires et Stimulations Alternées pour l’Intégration Cérébrale).
Cette thérapie brève s’adresse à toutes les personnes en souffrance : choc émotionnel, difficultés liées aux émotions, traumatisme, peur, angoisse, tristesse, burn-out, problèmes relationnels … Cette thérapie permet ainsi de traiter le stress post-traumatique (évènement douloureux, accident de la vie, agression, deuil, séparation, attentat … ).
Basée sur les neurosciences, l’EMDR et la stimulation sensorielle, la thérapie MOSAIC se centre précisément sur le potentiel et les solutions déjà présentes en chacun .e, à travers le vécu corporel. Ces ressources sont activables par les sensations physiques et les stimulations bilatérales alternées permettant une reconsolidation neuronale.






