Deuxième trimestre de l’année : on pense déjà aux activités extrascolaires de septembre
Le mois de mai s’installe doucement… et avec lui, pour beaucoup de familles, une période de bilans et de projections :
“Quelle activité extrascolaire pour l’an prochain ? Garde t-on le même rythme ? Il aimerait essayer le théâtre… et elle voudrait arrêter la gym. Elle aurait besoin de s’ouvrir aux autres ou peut-être de se défouler. Il veut faire comme untel … Mais on fait quoi ?”
En effet, le dernier trimestre scolaire est un moment de transition subtil, où l’année en cours n’est pas encore finie, et où les inscriptions pour la prochaine se préparent déjà.
Et si ce moment devenait une vraie opportunité pour faire un pas de côté et questionner nos choix, nos habitudes et nos élans ?
🤸🏼Choisir une activité extrascolaire, ce n’est pas anodin.
Effectivement, choisir une activité, c’est ouvrir une nouvelle fenêtre dans la semaine de l’enfant : un lieu, un groupe, un adulte référent, un rythme, des règles.
Tout d’abord, pour qu’un enfant puisse y grandir, s’y épanouir, il a besoin d’un cadre sécurisant, d’une relation de confiance, d’un espace où il sent qu’il a le droit d’être lui-même, d’avancer à son rythme, de faire des essais – parfois des erreurs – sans crainte d’être jugé.
C’est pourquoi, lee besoin de sécurité affective est essentiel à tout apprentissage durable et profond. En effet, quand ce besoin est nourri, l’enfant peut s’ouvrir au monde, explorer, créer, oser.
Cependant, toutes les activités ne nourrissent pas de la même façon ce besoin.
Alors, on peut se poser quelques questions toutes simples, mais précieuses : est-ce que je connais le lieu, la pédagogie, la posture des adultes encadrants ? Est-ce que la discipline valorise la compétition ou la coopération ? Est-ce que les enfants sont écoutés ? Est-ce que mon enfant a le droit d’être « moyen », ou de progresser doucement ? Mon enfant peut-il faire un essai, changer d’avis ?
🎯Est-ce que cette activité extrascolaire répond à un élan de mon enfant ou à une attente de ma part ?
Evidemment, il n’y a pas de mal à proposer, à initier, à transmettre ce qui nous tient à cœur… Néanmoins, avons-nous aussi l’espace d’écouter ce que l’enfant souhaite ou redoute ? Ai-je pris le temps d’explorer ce qui répond peut-être à mes propres rêves d’enfant ?
😍 Est-ce que cette activité extrascolaire est encore source de plaisir pour lui ? Pour nous ?
L’enthousiasme du mercredi ou la boule au ventre du samedi matin peuvent être de bons indicateurs… Parfois cela me coûte en tant que parent, comment puis-je organiser les choses pour ne pas finir avec un réservoir vide ? Puis-je trouver du relais ou du soutien ?
🏅Et puis parfois, sans qu’on s’en rende compte, une autre logique s’invite…
Celle de la performance.
Des niveaux à atteindre. Des progrès à démontrer. Un spectacle à réussir. Une médaille à ramener.
Tout cela n’est pas forcément négatif — certains enfants adorent les défis, les échéances et les repères concrets.
Cependant, pour d’autres, cela peut devenir une source de pression ou de comparaison. Ainsi, petit à petit, ce qui était une activité plaisir devient une tâche parmi d’autres. Un devoir déguisé. Une case à cocher.
Il est vrai que dans notre société, on valorise beaucoup le « faire », le « produire », le « réussir ». Et parfois, cette course s’installe aussi dans les loisirs.
Comme si être un « bon parent », c’était proposer une activité par jour, un agenda bien rempli, un enfant toujours stimulé.
Mais on peut aussi faire un pas de côté.
Et se souvenir que les enfants ont une capacité naturelle à apprendre, à explorer, à grandir, pour peu qu’on leur en laisse le temps et l’espace.
Par exemple, le jeu libre, les temps calmes, l’ennui même (voir notre article « L’ennui, un secret pour grandir ? ») sont des terreaux fertiles pour l’imaginaire, la résolution de problème, la confiance en soi…
En fait, l’apprentissage n’a pas toujours besoin d’un cadre formel ou d’un adulte qui guide : il peut naître d’une motivation interne, de cette curiosité spontanée qui pousse un enfant à construire une cabane, à sortir avec des amies et des amis, à dessiner pendant des heures, à apprendre le nom des dinosaures par cœur ou à jouer aux jeux vidéos…
Faire confiance à cela, c’est parfois accepter qu’il ne fasse pas “comme les autres”, qu’il ne rentre pas dans les mêmes cases.
C’est poser un regard différent sur ce qu’est « grandir » et sur notre rôle à nous, adultes, dans ce processus.
🌼Prendre le temps
Alors peut-être que ce mois de mai et ses jours fériés peuvent devenir un moment tout simple…
Un temps pour observer, écouter, et réajuster si besoin.
Un temps pour nous rappeler que grandir, ce n’est pas toujours aller plus vite ou faire plus.
Parfois, c’est juste laisser un peu de place à l’imprévu, au jeu, à l’élan.
C’est aussi être dans une écoute active et se faire confiance… pour faire les choix qui résonnent juste, ici et maintenant, pour notre famille💛
Envie d’aller plus loin ?
Pour terminer, nous proposons des accompagnements, du coaching et de la thérapie, en groupe ou en individuel, pour vous aider à prendre conscience, amorcer et intégrer des changements dans votre quotidien familial.
👉Ensemble, avançons vers une parentalité plus consciente et bienveillante !